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Ouest-France

Finistère. Des Gilets jaunes se baignent pour soutenir le mouvement

Publié le 19/11/2018

Les Gilets jaunes étaient bien réchauffés samedi. | OUEST-FRANCE

À Saint-Pabu (Finistère), des Gilets jaunes ont trouvé une façon originale, samedi, pour soutenir ce mouvement populaire. Ils se sont baignés dans une mer à 12,5 C !

La bonne humeur était de mise ! Samedi 17 novembre à Erléac’h, une quarantaine de personnes se sont baignées en gilets jaunes dans une eau à 12,5 °C avec des jerrycans à la main, en soutien à tous ceux qui manifestaient dans le pays.

En France, tout le long du week-end, de nombreuses manifestations ont eu lieu dans tout l’hexagone. Ces baigneurs seront également présents (sans gilets jaunes) pour le Téléthon samedi 8 décembre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-pabu-29830/finistere-des-gilets-jaunes-se-baignent-pour-soutenir-le-mouvement-6078445

 

Ouest-France

Saint-Martin. Une maison pour les jeunes, les assos et le sport

Publié le 19/11/2018

Le conseil municipal a visité vendredi soir le chantier de l’espace du Binigou.

Le conseil municipal a visité vendredi soir le chantier de l’espace du Binigou. | OUEST-FRANCE

L’ancienne école de Saint-Martin-des-Champs (Finistère) laisse place à un local destiné à de nombreux acteurs. Pas moins de 65 associations y auront accès.

Le chantier de l’espace du Binigou se termine. L’ancienne école de Saint-Martin-des-Champs s’est transformée, depuis un an de travaux, en un pôle qui regroupe trois maisons : une maison pour les jeunes, une autre pour les associations et une troisième pour le sport.

Vendredi 16 novembre, le conseil municipal a eu la primeur de découvrir les multiples locaux qui seront livrés dans les prochains jours, et opérationnels à 100 %, une fois meublés, pour le début du mois de janvier.

Le local jeunes emménage les 5 et 6 décembre

Dans ce projet, ont été associés trois partenaires : Heol conseils en énergie, le CAUE, Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement, et Bruded, réseau d’échanges entre collectivités engagées dans des projets de développement durable. « Ils nous ont aidés à monter la partie technique, en vue de réaliser des économies d’énergie, explique Eric Le Goff, le responsable des services techniques. Le projet a été construit en lien très étroit avec les associations. »

Le local des jeunes de Kerdéozer emménagera les 5 et 6 décembre prochains. « Au total, ce sont soixante-cinq associations qui utiliseront ce nouvel espace » , note Nathalie Garion, adjointe à la vie associative.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/saint-martin-une-maison-pour-les-jeunes-les-assos-et-le-sport-6078228

 

Ouest-France

Le pays de Morlaix vu par Ronan Pérot, de Ti an Oll

Publié le 19/11/2018

Ronan Pérot, p’tit zef, né à Brest même, se plaît en terre morlaisienne. | OUEST-FRANCE

Chaque lundi, une personnalité du monde culturel, politique, économique, sportif, etc. raconte « son » pays de Morlaix. Ronan Pérot adore se balader dans les monts d’Arrée, le couscous de l’Agadir, mais surtout les moments partagés.

Ronan Pérot, directeur du centre-social Ti an Oll à Plourin-lès-Morlaix (Finistère), livre ses coups de cœur sur le territoire.

Un lieu

La magie des monts d'Arrée

« Je suis toujours impressionné par ce site. Avec son arc de cercle montagneux, ses tourbières, sa végétation. Je les avais découverts étudiant en biologie, en y faisant des études de géologie. Et quand la nuit tombe, on croit voir arriver les korrigans et autres lutins… Il s’y passe toujours quelque chose. »

Un restaurant

Des moments partagés

« Ce n’est pas tant le lieu que les moments particuliers partagés entre amis. À l’Agadir, je commande toujours le couscous Agadir fait avec un bouillon de légumes et divers légumes secs. Un délice ! Ces moments partagés, je les vis aussi, le samedi matin. Après le marché, nous allons au Ty Coz pour prendre le petit-déjeuner. C’est devenu un rituel. »

Une balade

La pointe Anna Louesten

« C’est une balade entre le Guerzit et Plougasnou. On a une magnifique vue sur la baie de Morlaix avec le château du Taureau, Saint-Pol, Carantec et l’île de Batz. La mer me rebooste, me redonne de l’énergie. C’est un endroit que j’affectionne. »

Une personnalité

Assa Traoré

« Elle est la soeur d’Adama, mort à la gendarmerie à Persan en 2016. Sa combativité m’impressionne. La rencontre avec elle, ici à Ti-an-Oll, a été un des plus beaux moments de mon métier d’animateur. »

Un rêve

Plus de discrimination

« C’est aussi un coup de gueule. Ce sont les discriminations de toute sorte. Mon rêve, la fin de l’antisémitisme, l’homophobie, le sexisme. Cela m’a amené à m’engager avec ma conférence gesticulée contre l’homophobie. La dernière aura lieu en janvier à la Cantine des Sardines. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-pays-de-morlaix-vu-par-ronan-perot-de-ti-oll-6078216

 

Communiqué de presse (17/11/2018)
Douar Didoull maintient son recours en justice.

Le collectif Douar Didoull «Pour la préservation de notre terre et contre les projets miniers» tient à informer l'ensemble des personnes concernées par le permis exclusif de recherches minières dit de «Lok-Envel», que malgré la demande du président du Tribunal Administratif, le collectif ne renoncera pas son recours engagé contre l'État.
A ce jour, dans ce feuilleton qui n'a que trop duré, les services de l'État ne sont pas en mesure de prouver que les permis bretons sont abandonnés ! Il semblerait même que le Ministère de l'Économie et des Finances soit mis devant le fait accompli et se serait fait berner dans cet imbroglio juridico-financier concernant les transferts des permis bretons entre Variscan Mines SAS, Apollo Minerals et Variscan Mines Europe Limited. En effet, les 6 des permis qui étaient détenus par Variscan France (Loc Envel, Merléac, Silfiac, Tenies, Beaulieu, Saint-Pierre) seraient bien au chaud chez Variscan Mines Europe Limited, société en dormance (sans locaux ni employés), immatriculée en Angleterre, Apollo Minerals s’étant déclarée intéressée uniquement par le permisde Couflens (Ariège).
Le collectif Douar Didoull invite la population à investir massivement le standard téléphonique du Ministère de l’Économie et des Finances (01 40 04 04 04), du mardi 20 au jeudi 22 novembre 2018, afin d'exiger un arrêté ministériel entérinant définitivement l'abandon des permis encore en cours !

Non aux mines, ni ici ni ailleurs !

 

Ouest-France

Fraternité Douarnenez a repris les collectes pour les réfugiés

Publié le 19/11/2018

La référente collecte Cécile Chauderlot, en plein dans les cartons dans le local de Fraternité Douarnenez. | OUEST-FRANCE

Au local de l’association Fraternité Douarnenez, les collectes de vêtements et produits de première nécessité pour les réfugiés ont lieu un lundi sur deux. Et les besoins sont nombreux.

« Bien rangés, bien propres », se réjouit Cécile Chauderlot. Devant elle, trois sacs de vêtements tout juste amenés par une femme au 34, rue Maréchal-Leclerc, où se le local de Fraternité Douarnenez (Finistère). « Et ce sont des vêtements de jeunes hommes… Parfait ! »

Depuis cette année, Cécile Chauderlot a pris le

relais de Rachel Thareau, comme référente de la collecte pour les réfugiés. « Mais je ne pourrais rien faire toute seule. On est une équipe de cinq personnes, qui tournent en fonction des disponibilités de chacun », note-t-elle.

Après l’été, « plus compliqué pour la mobilisation », les collectes ont repris un lundi sur deux, de 18 à 19 h. Les prochaines ont ainsi lieu ce lundi et le 3 décembre. « Ou sur rendez-vous, quand ce n’est pas possible autrement. »

Couvertures, tentes, produits d’hygiène…

Cécile Chauderlot fait partie des « meubles » du collectif, créée en 2015. Depuis, les besoins n’ont jamais diminué, « bien au contraire ».

En lien avec des associations comme Utopia, Fraternité Douarnenez remet à jour régulièrement la liste des demandes urgentes du moment. « Actuellement, nous sommes en surdose de vêtements pour femme et enfant. Cela ne sert à rien de nous en envoyer. Nous sommes en recherche d’habits pour homme, des petites tailles. Et toujours de couvertures, de tentes, de produits d’hygiène, de chaussures, de sous-vêtements neufs… » Qui iront, après avoir été triés et emballés, à Paris, Calais, Grande-Synthe…

Liste rafraîchie

Tous les mois, la liste est rafraîchie. « Il ne faut pas hésiter à appeler avant de se déplacer », ajoute Cécile Chauderlot. Avant de préciser : « On ne vient pas nous voir pour se débarrasser de ce qu’on ne veut plus. Il faut un minimum de dignité dans les dons, pour qu’ils puissent vivre aussi dignement. Ça passe par un petit tri, des vêtements encore en état… »

Même si elle est consciente que « la période actuelle est compliquée, avec beaucoup de combats », Cécile Chauderlot rappelle que « c’est en ce moment, à l’approche de l’hiver, qu’on a encore plus besoin de dons. Voir que la demande est toujours aussi constante peut sembler lassant. Mais on ne peut pas les abandonner. »

Collecte pour les réfugiés, un lundi sur deux, de 18 à 19 h, au 34, rue Maréchal Leclerc. Ou sur rendez-vous. Contact : cecilechauder@gmail.com ou 06 99 29 05 75. Facebook : Collectes solidarité réfugiés Fraternité Douarnenez.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/fraternite-douarnenez-repris-les-collectes-pour-les-refugies-6076524

 

Ouest-France

Brest. « Penser l’avenir de Brest avec ses habitants »

Publié le 19/11/2018

Un pique-nique était proposé aux promeneurs devant la maison des projets, dans la mezzanine des Capucins. | OUEST-FRANCE

Libération de la Penfeld, transformation du centre-ville, aménagement urbain… Le visage de Brest va changer, et les habitants sont invités à penser l’avenir de la ville avec les urbanistes.

« Ce qui nous importe, c’est d’écouter ce que les gens ont à dire, explique Morvan Rabin. Ce sont eux les experts de la ville. » Géographe et urbaniste, il fait partie de l’équipe de Paola Vigano, architecte chargée par la métropole de penser les transformations urbaines de

Brest. Dimanche 19 novembre, deux « balades exploratoires » étaient proposées aux Brestois, pour fouler la ville au côté des urbanistes qui doivent penser son avenir.

La première emmenait les promeneurs sur un parcours de 4 km, passant notamment sur le pont de l’Harteloire, devenu exclusivement piéton pour l’occasion. « On le franchit rarement à pied, pourtant il offre un superbe panorama sur la ville, s’enthousiasme Léna Saffon, membre de l’agence Scopic, spécialisée dans la concertation citoyenne. On peut notamment voir la Penfeld, qui est amenée à être accessible aux habitants. »

« Une démarche essentielle »

Patrick et Claudine, tous deux Quimpérois, ont apprécié la balade : « On se dit que la Marine occupe un espace important par rapport à ses besoins, expliquent-ils, on pourrait imaginer en faire quelque chose dans l’esprit des Capucins, complètement dédié aux gens. On n’a rien de comparable à Quimper. »

Camille, étudiante en master en design produit à Paris, est conquise par la démarche : « C’est essentiel que les urbanistes confrontent leurs intuitions au ressenti des habitants ». Elle se prend par exemple à rêver d’ « endroits pour se restaurer autres que commerciaux, pour partager des repas en centre-ville sans forcément dépenser. »

En parallèle, une autre balade a emmené une quarantaine de participants, préalablement inscrits, au cœur de la Base navale, pour un parcours de 7 km. C’est Hervé Bedri, chargé du patrimoine historique de la marine à la préfecture maritime de l’Atlantique, qui a conduit la visite : « C’est dans ces lieux que l’on a construits et mis à l’eau les grands cuirassés avant la première guerre mondiale. » Les bâtiments, interdits au public en temps normal, ont également accueilli des éléments du célèbre porte-avions Charles de Gaulle.

Un groupe de 43 personnes a découvert les bâtiments de la Base navale, au cœur de la Penfeld. | Ouest-France

Une maison des projets ouverte le mercredi

« La démarche s’opère en deux temps, reprend Léna Saffon. Nous accumulons les envies et les diagnostics des Brestois jusqu’à avril 2019, puis nous organiserons des résidences avec les urbanistes. Toutes seront ouvertes au public. » Pour recueillir les propositions, projets ou témoignages des habitants, un espace nommé « la maison des projets » est ouvert tous les mercredis après-midi, de 12 h 30 à 18 h 30. Il est situé dans la mezzanine des Ateliers des Capucins.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-penser-l-avenir-de-brest-avec-ses-habitants-6076548

 

Emploi. Une nouvelle année de mobilisation

Il y a un an, Le Télégramme et ses partenaires lançaient l’opération Objectif Emploi. Leur volonté ? Mobiliser entreprises et acteurs de l’emploi autour de cet enjeu régional et national, informer au mieux ceux qui cherchent un travail ou ceux qui veulent évoluer dans leur métier. Un an après, grâce à la conjoncture, le front du chômage a reculé de 1,7 % en Bretagne. Insuffisant, bien sûr. La faute à une reprise trop molle et à la réelle inadéquation entre les emplois proposés et la capacité des personnes en recherche à les occuper. Faute de formation à de nouvelles compétences ou de mobilité géographique, ceux qui sont sans emploi depuis le plus longtemps sont aussi ceux qui ont le plus de mal à réintégrer le monde du travail. Conséquence : ces douze derniers mois, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi depuis plus d’un an n’a cessé de progresser en Bretagne (+4 000). C’est le sens de la deuxième saison de notre opération, rebaptisée « Objectif Emploi formation ». Entouré de ses partenaires (la Région, l’Afpa, les entreprises Even, Savéol et Arkéa, Pôle emploi et RegionsJob), Le Télégramme veut poursuivre son travail de mobilisation et d’information en mettant l’accent sur l’évolution professionnelle et la formation. Comment changer de métier ? Comment acquérir de nouvelles mpétences au cours de sa vie professionnelle ? Comment mieux connaître les profils des emplois proposés et identifier les entreprises qui recrutent ? Sur le web comme dans le quotidien, Le Télégramme souhaite plus que jamais être aux côtés de ceux qui travaillent et cherchent du travail et de ceux qui créent de l’emploi.

https://www.letelegramme.fr/debats/une-nouvelle-annee-de-mobilisation-19-11-2018-12136512.php

 

Gilets jaunes. Ils maintiennent la pression

Vers 17 h, alors que la nuit tombait au Puits, les Gilets jaunes filtraient encore la circulation.
Vers 17 h, alors que la nuit tombait au Puits, les Gilets jaunes filtraient encore la circulation. (Monique Kéromnès)

Des barrages filtrants route de Lannion, à Morlaix, et au rond-point du Puits, à Saint-Martin-des-Champs. Deux opérations escargot sur la RN 12. Les Gilets jaunes, même s’ils n’étaient pas aussi nombreux que la veille, ont maintenu la pression, ce dimanche, dans le secteur de Morlaix. Certains comptaient tenir jusqu’à ce lundi.

« Escargot ! Pas de blocage ! S’il y a un accident, ça retombe sur nous ! Ce seront les Gilets jaunes qui seront visés ! » Au rond-point du Puits, Magali, haut-parleur en mains, fait tout pour que le barrage filtrant du rond-point du Puits, installé aux alentours de 17 h, se passe sans incident. Pour toutes les personnes mobilisées, hors de question de revivre une journée comme celle d’hier au niveau national. « Je ne suis pas organisatrice ! Porte-parole parce qu’on a demandé à quelqu’un de parler alors je me suis proposée », explique simplement celle qui est vendeuse dans un magasin de la région de Morlaix. « Je suis pacifiste. Je ne veux pas de débordements. La consigne, c’est surtout de laisser passer ceux qui bossent, comme les camions par exemple. Et les secours évidemment ! », ajoute-t-elle.

« On reviendra après le boulot ! »

À quelques mètres de là, Karine, de Plougasnou, en est à son deuxième jour de mobilisation. « Démotivée ? Non ! La mobilisation ne s’est pas finie hier, à 18 h, après le Puits ! La preuve, on est de nouveau ici. Et s’il le faut, on reviendra demain après le boulot ! », lance celle qui a écrit dans son dos « Breton, ni vache à lait ni mouton ! ». Comme tout le monde, elle avoue ne pas savoir à l’avance ce qui est prévu. « Ce matin, avec les copines, on s’est renseignées sur les réseaux sociaux. Et puis on est venues à Morlaix. On a trouvé le rassemblement de la route de Lannion, avant de participer à l’opération escargot et de venir ici ! Tout le monde s’organise comme il peut ! »

La nuit au bord de la route de Lannion

La route de Lannion, c’est à cet endroit, au niveau de la bretelle d’accès à la RN 12, que quelques irréductibles Gilets jaunes ont tenu le coup toute la nuit, en se relayant auprès d’un feu et d’un barbecue. Au petit matin, ils étaient une dizaine puis, au fur et à mesure de la journée, ils ont été rejoints par de nombreux manifestants. En milieu d’après-midi, ils ont été jusqu’à 200 aux alentours du rond-point de la Sermeta. « On arrête les gens et on leur demande de mettre leur gilet jaune pour les laisser repartir, tout simplement », indique Audrey. « Il faut tenir car il y en a ras-le-bol ! Tout augmente sauf les payes ! », dénonce Tony, venu de Guimaëc avec sa compagne et son fils. « Demain, il faut que j’aille travailler mais si on est toujours là, je rejoindrai les autres après ma journée ! ».

Forts ralentissements sur le pont routier

C’est de cet endroit que sont parties, à 15 h puis à 16 h 30, les deux opérations escargot qui ont fortement perturbé la circulation sur la RN 12 et notamment le pont routier. Dans le cortège, les véhicules des Gilets jaunes se mêlaient aux automobilistes coincés.

Tout au long de la journée, police et gendarmerie ont veillé au grain afin d’éviter tout débordement. Une surveillance qui sera maintenue tout au long de la soirée. « Parce que s’il le faut, on va rester ! », clamaient Damien, Greg, Ewen et Jessie, venus de Plougasnou, Guimaëc et Lanmeur au rond-point du Puits. « On a la vingtaine, on n’a pas les moyens d’acheter une voiture qui ne consomme pas et on paye l’essence comme les autres ! Pour tenir, on a ce qu’il faut et il y a de la musique, on est bien ! »

Même son de cloches du côté de Karine et ses amies. « Demain, on reviendra s’il le faut. Beaucoup espèrent que les routiers et les agriculteurs vont nous rejoindre et s’il le faut, on ira tous à Paris ! »

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/gilets-jaunes-ils-maintiennent-la-pression-18-11-2018-12137676.php

 

Vallée des Saints. Des géants rouillent

Les sculptures les plus anciennes de la Vallée des Saints subissent les affres du temps. Les responsables du site préfèrent laisser la nature faire son œuvre.
Les sculptures les plus anciennes de la Vallée des Saints subissent les affres du temps. Les responsables du site préfèrent laisser la nature faire son œuvre. (Emmanuel Nen)

Les traces de rouille qui défigurent plusieurs géants de la Vallée des Saints font-elles tache ? Les avis des visiteurs sont partagés. Les responsables du site carnoëtois ont tranché : les statues doivent vivre leur vie, sans le moindre recours à des produits chimiques.

À Carnoët (22), sur la colline de Quenequillec, qui surplombe le pays de Callac du haut de ses 230 m, les sculptures monumentales de la Vallée des Saints profitent d’une quiétude automnale, à peine troublée par les déambulations des visiteurs. Ils sont nombreux, pourtant, à s’y rendre chaque jour. Une affluence qui ne cesse de croître, tout comme la notoriété du site.

Grâce aux compteurs installés par la Région Bretagne, « on sait qu’on va dépasser les 430 000 visiteurs cette année. On en a accueilli 336 000 en 2017, 210 000 en 2016 et 130 000 en 2015. Les gens viennent de plus en plus nombreux », se félicite Sébastien Minguy, le directeur de la Vallée des Saints. Sachant que 50 % de ces visiteurs viennent des cinq départements de la Bretagne historique, prioritairement des Côtes-d’Armor et du Finistère, 40 % hors de Bretagne et 10 % de l’étranger.

« Les gens ne s’attendent pas à ça »

Plus de visiteurs, et donc plus de critiques aussi, qu’elles soient positives ou négatives. « À 80 ou 90 %, on a des bons retours. Toutes les critiques sont bonnes, tant qu’elles sont constructives. En général, les gens sont marqués parce qu’ils ne s’attendaient pas à ça. Ils utilisent souvent des superlatifs pour décrire leurs sensations. Le nombre de sculptures monumentales fait que le site est imposant », constate Sébastien Minguy.

Les choix artistiques sont ce qu’ils sont. On aime ou pas, l’art est toujours subjectif. « Ce qui explique notre volonté de diversifier les styles », appuie le directeur du site. Mais l’une des remarques récurrentes tient à la détérioration de plusieurs géants. Les plus anciens, installés il y a près de neuf ans, face auxquels les aléas météorologiques viennent, au fil du temps, oxyder leur corps de granit. Ces taches de rouille ne manquent pas d’étonner. Simplement d’un point de vue esthétique. « On a des remarques en ce sens, les gens trouvent ça dommage. Après, quand on leur explique, ils comprennent », indique Sébastien Minguy. « Ces taches sont dues à la présence de ferrite dans le granit. Et certains granits sont plus touchés que d’autres. C’est la vie normale de la pierre », explique Philippe Abjean, le fondateur de la Vallée des Saints.

« Laisser les statues vivre leur vie »

Pas d’inquiétude, les 113 géants - qui seront 135 l’an prochain à l’issue des trois chantiers programmés - n’ont pas les pieds d’argile. Car le granit est, lui, inébranlable. À l’image de leurs grandes sœurs de l’île de Pâques, ces sculptures monumentales voyageront sans mal à travers le temps.

Si un toilettage est possible, les responsables de la Vallée des Saints préfèrent laisser la nature faire son œuvre. « Il existe des produits pour les nettoyer mais on ne les a jamais testés car ils ne sont pas très naturels. On veut laisser les statues vivre leur vie. Certaines sont exposées au vent, d’autres, sous les arbres, prennent de la verdure. On trouve qu’il y a un intérêt à ce que le lichen envahisse saint Yves, par exemple. La Vallée des Saints est un projet à très long terme, les éléments naturels auront raison de nous. Seules les statues resteront en place ». L’autre intérêt, selon Sébastien Minguy : cette oxydation « leur donne une dimension mystique ».

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/guingamp/vallee-des-saints-des-geants-gates-par-la-nature-19-11-2018-12137392.php

 

Ouest-France

Douarnenez. Un vent de nouveautés souffle sur les Gras

Publié le 18/11/2018 Sounkoura-Jeanne Dembélé

L’année 2018 a permis de bonnes retombées financières pour le comité d’animation des Gras de Douarnenez. | ARCHIVES OUEST-FRANCE / BÉATRICE LEGRAND

Le Comité d’animation des Gras de Douarnenez a tenu son assemblée générale samedi 17 novembre, au soir. L’occasion de faire le point sur l’année écoulée et de dévoiler le programme de l’édition 2019.

La folie va s’emparer de la cité Penn Sardin du 2 au 6 février. Le comité d’animation des Gras de Douarnenez (Finistère) s’est réuni, samedi 17 novembre, au cours d’une assemblée générale qui a fait salle comble.

Dans une

ambiance qu’on leur connaît bien, bénévoles et responsables ont, ensemble, tiré les enseignements des tops et des flops de l’année écoulée, permettant d’embrayer sur le programme et les « grandes » nouveautés de la prochaine édition.

Adieu Rosmeur

2018 aura été la dernière. Au grand regret de tous, « le défilé des chars ne passera plus jamais par le port du Rosmeur », a annoncé Mickaëlle Jadé, présidente du comité. La raison ? Les nouvelles terrasses des restaurants, le long des quais, en cours de construction. La crainte de voir les bars fermés au moment des Gras à cause des travaux a, en revanche, été rapidement dissipée.

Le nouveau circuit, encore provisoire, débuterait au croisement du boulevard Jean-Richepin et la rue des Guetteurs et prendrait la direction de la rue du Pont, « où on attend le plus de monde », en passant par la rue Henri-Barbusse, la rue du Centre, la rue Eugène-Kerivel, la rue Berthelot et la rue Jean-Jaurès. Le cortège remonterait, ensuite, toute la rue Duguay-Trouin et terminerait au croisement de la rue Jean-Bart et la rue du Port-Rhu.

Les garçons de café vont encore courir

La nouvelle formule de la course des garçons de café a été payante lors des Gras 2018. « Les bars se sont beaucoup investis. Ça a été une vraie réussite. » Idem pour la première de la pétanque déguisée. Il est certain que ces deux animations phares vont remettre le couvert en 2019.

« Nous allons également participer de nouveau au Père Noël marin, a ajouté Mickaëlle Jadé. La vente de crêpes nous avait fait une bonne rentrée d’argent. »

Vente de boîtes de thon… sans thon !

Dans le comité, on n’est jamais à court de ressources pour de nouveaux concepts qui feront mouche. Le dernier en date : la vente de boîtes de conserve de thon… sans thon. « Elles contiendront des surprises », s’amuse la présidente avec un sourire malicieux. Des objets plus classiques, comme des badges et des autocollants, seront aussi en vente.

Autre projet, toujours délirant, celui d’organiser, avec l’association Ça cartonne, une course de caisse à savon. Et bien entendu, « déguisée ! »

Hangar

La location du hangar agricole, où sont stockés les chars et le matériel, représente une part importante du budget du comité d’animation des Gras. Trop importante à en croire la trésorière, Lucile Gloaguen, « malgré les aides de la Ville ».

On caresse ainsi l’idée de devenir propriétaire d’un hangar déjà existant ou d’un terrain pour construire une installation. « Nous sommes en lien avec la communauté de communes, qui prend notre demande très au sérieux », s’est enthousiasmée Mickaëlle Jadé.

La nouveau bureau, de gauche à droite : Jean-Yves Le Gall, 1e vice-président ; Morgane Le Hénaff, secrétaire ; Lucile Gloaguen, trésorière ; Mickaëlle Jadé et Mickael Guellec, 2eme vice-président | Ouest-France
 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/douarnenez-29100/douarnenez-un-vent-de-nouveautes-souffle-sur-les-gras-6076376

 

Politique. Pour une initiative audacieuse

Même si les gilets jaunes descendus dans la rue représentaient à peine 1 % de la population, leur mouvement qui se poursuit et reste approuvé par les trois quarts des Français, a été suffisamment spectaculaire et abondamment relayé par les médias pour que l’on considère qu’il marque un tournant dans la présidence Macron. D’autant que ces journées d’action avaient été précédées par un geste financier de 500 M€ annoncé par le Premier ministre. Et un mea culpa présidentiel aussi excessif que sa prétention à réintroduire de la verticalité dans l’exercice de sa fonction. Tout cela n’a d’ailleurs aucun effet puisque les cotes de popularité de l’Executif plongent. Face au caractère très dangereux de tels mouvements spontanés vu le nombre de victimes, le gouvernement est confronté à la nécessité de poursuivre le rétablissement de l’ordre public tout en maintenant son programme de transition énergétique. À défaut, il perdrait toute crédibilité et prononcer la dissolution de l’Assemblée, comme le suggèrent certains opposants, démontrerait qu’il est dépassé par les évènements. Une réaction intelligente consisterait néanmoins à prendre une initiative politique sur cette fiscalité qui passe de moins en moins et atteint des records en Europe. Encore faudrait-il que le pouvoir dégage de nouvelles marges de manœuvre budgétaires, ce qui n’a rien d’évident surtout qu’il ne réduit pas vraiment la dépense publique.

https://www.letelegramme.fr/debats/politique-pour-une-initiative-audacieuse-18-11-2018-12137393.php

 

À l’issue de la présentation, les questions et les commentaires étaient nombreux.
À l’issue de la présentation, les questions et les commentaires étaient nombreux.

Une soixantaine de personnes sont venues participer, jeudi 15 novembre, à la réunion publique organisée à la petite salle municipale par la mairie, relative à la présentation du projet d’aménagement d’entrée de bourg et des rues François-Charles et Mendès-France, par le cabinet de maîtrise d’œuvre retenu.

À l’invitation de Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, Pierre Labat, architecte paysagiste pour l’agence Horizons, et Régis Orhon, représentant le bureau d’étude technique Oceam, ont détaillé le projet d’aménagement des différents tronçons, entre le rond-point de la Croix-Neuve et l’église Saint-Pierre.

Début des travaux en septembre 2019

En quelques mots, des plantations seraient réalisées tout le long de la rue Mendès-France et deux écluses seraient installées pour ralentir la vitesse sur cette portion. La circulation entre le rond-point, où sont installés les Caves d’Armorique, la crêperie Mad’Moizelle et le musée automobile et le garage Citroën ne s’effectuerait plus que sur le tracé de l’actuelle voie de gauche et se poursuivrait derrière le CMB, côté Ty-Forn. Des trottoirs d’un mètre quarante seraient aménagés aux alentours du cabinet notarial, un parvis serait placé face à la mairie, un grand espace partagé dans le périmètre des Galets bleus.

Le projet sera réalisé en trois tranches. La première, en haut de la rue François-Charles, débutera en septembre 2019, pour une durée de 6 mois.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/amnenagement-du-bourg-le-projet-presente-18-11-2018-12137193.php

 

APPBS. Élection d’un nouveau bureau

Lors de l’assemblée générale du 6 août, Éric Robillot, président en exercice de l’Association pour un petit port breton sympa (APPBS), avait annoncé sa décision de se retirer pour cause de santé.  Les adhérents avaient donc modifié les statuts pour anticiper une mise en sommeil ou une dissolution de l’association. Des voix s’étaient élevées pour dire qu’il y avait peut-être une autre solution, un conseil collégial par exemple.

Mais lors de sa réunion du 14 novembre, le conseil d’administration de l’APPBS a élu son nouveau bureau pour l’année 2018/2019 : président, Éric Robillot ; vice-président, Bernard Le Boëtte ; secrétaire, Pierre-Yvon Boisnard ; trésorière, Christiane Bret et trésorière adjointe, Christine Loussot.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/appbs-election-d-un-nouveau-bureau-18-11-2018-12137155.php

 

Sur les réseaux. Un Brexit noyé dans la Guinness

(Photo AFP)

Alors que Londres s’écharpe sur les conditions du Brexit - accord, pas accord ? - nos Bretons s’inquiètent beaucoup pour leur chope de bière et un peu pour l’avenir des ports…
Une chose est sûre. La bière n’a pas coulé à flots en Grande-Bretagne pour saluer la rédaction d’un accord entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne. Rien de grave jugent nos internautes, globalement indifférents aux stratégies géopolitiques.
« Brexit voté ! Brexit à assumer ! ». Pour Dominique et Steff, le mélodrame de cette fin de semaine n’en est pas un : « Fallait réfléchir avant de voter ! » Quelques voix dissonantes accordent pourtant une seconde chance à l’Union. « Ils ne sont pas encore partis » ose espérer Marco, rejoint par Norcam : « Tout est fait pour que le Brexit n’ait pas lieu, un nouveau référendum pourrait encore être annoncé, le 25 novembre ou avant ». Il y croit dur comme fer. Personne, en revanche, pour se réjouir – comme Bruno Le Maire - d’un maintien de la Grande-Bretagne dans l’union douanière.

La fin du monde ?

C’est pourtant un accord de ce type, un accord « en douceur » – à défaut du doux rêve d’un nouveau référendum qui pourrait sauver ce qui fait l’objet de toutes les crispations ici en Bretagne : la Guinness. Si la frontière se ferme en effet entre Dublin - lieu de fabrication du breuvage - et Belfast, lieu de conditionnement, plus de Guinness ! « La fin du monde ! », prédit Éric, autre devin sur Facebook. « Oh malheur, oh désespoir » parodie Emmanuelle. « Oh non, pas la Guinness » s’étouffe Guilhem. « Catastrophe, drame… Tous dans la rue ! », harangue Guy. « Pas de Guinness, pas d’pinard » menace Joël, ouvrant la voie/voix aux appels au Frexit de Claude et d’Alex…
Plus sérieux - mais moins grave dans l’esprit de beaucoup - la menace sur les ports bretons… Sur la sellette : l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, d’où ils tirent près de la moitié de leurs captures, et l’avenir des infrastructures portuaires dépourvues de terminaux multimodaux. Ce qui est le cas de Roscoff et de Brest. Le débat se fait alors plus technique. Il y a ceux, comme Jean-Louis, qui regrettent : « La région est à l’écart des grands corridors logistiques européens et nationaux… ».

Jean s’apitoie, lui, sur « Brest, délaissée sur tous les plans désormais. De sa position de grand port de guerre pour la Marine de surface, c’est définitivement acté. Comme d’une place dans le corridor des routes maritimes, aucune illusion à se faire. Pour la LGV aussi… ». Guy enfonce le clou : « On peut ajouter au tableau la plateforme aéronautique ». Pour eux, le Brexit – doux ou brutal - ne fera que révéler les fragilités territoriales.
Tous trois resteront donc attentifs aux démêlés à venir et suivront d’une oreille attentive les conclusions du sommet extraordinaire européen prévu le 25 novembre pour finaliser le Brexit. Wait and see !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/sur-les-reseaux-un-brexit-noye-dans-la-guinness-18-11-2018-12135754.php

 

Courant d’ère. Hallali

J’ai honte. Quand je mets les pieds dans une université française, j’ai honte. Murs délabrés, salles de cours pitoyables, toilettes inaccessibles, vitres qui n’ont pas été nettoyées depuis mai 68, rideaux décrochés : qu’on soit à Toulouse ou à Lille, à Montpellier ou à Paris, c’est le même spectacle, celui de bâtiments indignes. Allez jeter un œil à Mexico, au Cap, à Santiago du Chili ou à Shanghai, et vous découvrirez que le quart-monde, c’est notre monde à nous, du moins notre monde universitaire.

Et ça ne va pas s’arranger. Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, vient de présenter un budget « en hausse », 166 millions de plus, rien que ça ! Oui mais. Mais Rennes, Lille, Paris 8, et j’en passe, sont en quasi-faillite et placées sous tutelle. Depuis que l’autonomie a été proclamée en 2007, la dotation de l’État n’a guère suivi l’augmentation des charges, la Cour des comptes signale une dizaine d’établissements dont la situation est « dégradée » ou « très dégradée » alors que la démographie des inscrits ne cesse de grimper.

L’austérité est, désormais, la règle universelle. On externalise tout, depuis les agents de sécurité jusqu’à ceux de nettoyage. Les postes sont gelés, les départs à la retraite non remplacés. Les enseignements sont de plus en plus confiés à des contractuels, à des doctorants ou des docteurs payés avec un lance-pierre. L’heure nous parlons de gens qui ont derrière eux entre sept et dix ans d’études - est rémunérée quelque 32 euros nets. Pour 39 heures de cours qui demandent une intense préparation, plus les corrections de copie et le suivi des mémoires, le salaire se situe autour de 1 300 euros, lesquels sont réglés au bout de six mois.

Nous avons, en France, un incroyable nombre de jeunes chercheurs qui ont leur thèse sous le bras, qui multiplient les publications scientifiques, et qui ne trouvent aucune embauche parce que les postes sont gelés. Au CNRS, par exemple, 400 étaient ouverts en 2013 : pour 2019, ce sera 205. Toute une jeunesse brillante et passionnée se cogne la tête contre les murs, part à l’étranger ou change de métier après de très longues années de formation.

Tout va aux « pôles d’excellence » et aux grandes écoles. Très mauvais calcul. Au bout du compte, énormément d’énergie, d’enthousiasme engagés, et un retour sur investissement lamentable. Juste un gâchis.

https://www.letelegramme.fr/france/courant-d-ere-hallali-18-11-2018-12136107.php

 

Clin d’œil. Lettre au directeur des impôts

Monsieur le Directeur

J’ai appris que vous allez désormais combattre la fraude fiscale en traquant les signes extérieurs de richesse sur les réseaux sociaux. Sachez que j’approuve totalement cette initiative. Mais étant moi-même un habitué de la Toile, je voudrais lever toute ambiguïté sur certains documents figurant dans mon arbre numérique.

Ainsi, vous me trouverez probablement en photo, au bord d’une piscine à débordement, sous un ciel d’azur. Je précise que je n’en suis pas propriétaire et que je ne faisais que répondre à l’invitation d’un ami, ex-prof de latin devenu serrurier à Paris. Visiblement, le métier rapporte plus. Vous me verrez également au volant d’une Lamborghini rouge, intérieur cuir. J’atteste que c’est après une rencontre avec le copilote de François Fillon que j’ai délibérément pris le volant pour protester contre le niveau de surconsommation de ce type de véhicule, scandaleusement polluant. Ce jour-là, il ne me manquait que le gilet jaune.

Il est probable également que vos algorithmes exhumeront une vieille photo d’un voyage de formation professionnelle à Gstaad, en Suisse. Le document peut prêter à confusion car on me voit à la sortie d’un casino, levant les bras avec une bouteille dans les mains. Je tiens donc à préciser que je fêtais une modeste augmentation de salaire et que la bouteille ne contenait que du mousseux suisse de piètre qualité, acheté dans une épicerie d’un quartier populaire de Gstaad.

Je précise également que je ne connais absolument pas les deux dames à mes côtés, levant elles aussi les bras en riant. Il s’agit probablement d’habituées des lieux venues se fondre dans la bonne humeur ambiante. Merci de noter, par ailleurs, que j’ai effectué des missions humanitaires au Brésil, à Honolulu et Ibiza, en adoptant les us et coutumes indigènes, comme vous le verrez sur d’autres clichés.

Je vous assure cependant que pour ne pas surcharger vos services, je limiterai désormais ces publications personnelles, modestes signes de ma richesse intérieure. Et pour témoigner de mon adhésion totale à la lutte antifraude, je suis prêt à vous communiquer les coordonnées de personnes de ma connaissance susceptibles de tomber sous le coup de cette grande cause nationale. Merci de m’indiquer le moyen le plus discret d’apporter ainsi ma contribution.

https://www.letelegramme.fr/debats/clin-d-oeil-lettre-au-directeur-des-impots-18-11-2018-12135693.php

 

Gilets jaunes. Quels lendemains après ce cri ?

Qu’ils soient 280 000 ou davantage à être descendus dans les rues françaises, les gilets jaunes ont marqué les esprits. Samedi, en France, des villes de Province jusqu’aux portes de l’Élysée à Paris, le message de colère des manifestants a été lancé. Impossible que l’Exécutif ne l’ait pas entendu. Dans un contexte tendu, cette journée de mobilisation a pris les allures d’un coup de semonce au gouvernement.

Soutenus par plus de 70 % de Français, selon les derniers sondages, les gilets jaunes ont voulu dire l’incompréhension et l’opposition d’une partie des administrés à la politique d’Emmanuel Macron. Et ce, malgré les tentatives de déminage de ces derniers jours du Président et de son gouvernement. En dépit des mesures visant à redonner du pouvoir d’achat aux Français, la taxe carburant agit comme une goutte d’eau qui fait déborder le vase des contributions réclamées aux moins riches après les hausses annoncées de la CSG, du tabac, du gaz…

Alors, oui, la colère est là mais quels lendemains après ce cri ? Gilets jaunes au placard ou bleus de chauffe enfilés pour enfoncer le clou des revendications ? Lancé sur les réseaux sociaux, sans leaders, le mouvement n’est pas structuré. C’est peut-être là le salut de Macron car le Président dispose d’une marge de manœuvre limitée pour répondre aux attentes de ce week-end. Samedi soir, l’Élysée s’est bien gardé de toute annonce après cette journée de blocus. Pas sûr néanmoins que la bonne mise soit le seul pari d’un essoufflement du mouvement. Le désespoir mène à tout.

https://www.letelegramme.fr/debats/gilets-jaunes-quels-lendemains-apres-ce-cri-17-11-2018-12136924.php

 

Ouest-France

Brest. Les habitants invités à réfléchir à la nouvelle Penfeld

Publié le 17/11/2018

Reza Salami, Vice-président de Brest métropole chargé de l'urbanisme, Alain Masson, vice-président de Brest métropole chargé des Grands projets et l'architecte Paolo Vigano. | OUEST-FRANCE

Les Capucins se dotent de la "Maison des projets", un espace ouvert les mercredis après-midi où chacun peut venir livrer ses impressions sur la transformation de la ville. Elle était inaugurée samedi 17. Dimanche matin, des "promenades exploratoires" gratuites sont proposées sur le territoire de Brest.

La "Maison des projets", c’est le nom donné à ce nouvel espace, dans la mezzanine des Capucins, qui ouvrira ses portes au public tous les mercredis de 12 h 30 à 1

8 h 30. Des permanences y seront assurées par des associés de Brest métropole, dans le cadre de la démarche « Cœur de métropole, réinventons la ville ».

L’objet de celle-ci ? Proposer des modifications urbaines, spécialement dans la zone de la Penfeld, qui à l’horizon 2 030 sera à nouveau accessible car libérée par la Marine. "Ce que nous proposons, explique Paola Vigano, l’architecte italienne retenue par la Métropole pour réfléchir aux aménagements, c’est de recueillir les témoignages et les propositions des acteurs économiques, culturels et sociaux de Brest pour réfléchir et dialoguer ensemble autour de l’organisation urbaine."

"Écouter la ville et s’exprimer"

Concrètement, chacun et chacune est invité, individuellement ou via une structure (association, entreprise, collectif) à venir "partager son imaginaire" sur l’avenir de la ville. Ce premier temps "d’écoute et de dialogue" selon l’expression de Paola Vigano, se tiendra jusqu’à avril prochain. Un "café urbain" sera également programmé mi-décembre.

"Nous organisons aussi dimanche 18 novembre des promenades dans les secteurs concernés pour 'écouter la ville', et discuter ensemble", ajoute Paola Vigano. Ces balades d’environ 4 km ont pour départ les Ateliers des Capucins, à partir de 10 h 30.

Infos : la Maison des projets, ouverte tous les mercredis de 12 h 30 à 18 h 30.

Dimanche 18 décembre : promenades exploratoires au départ des Capucins, à partir de 10 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-les-habitants-invites-reflechir-la-nouvelle-penfeld-6075728

 

Le Diben samedi 17 novembre 2018

Images des "Gilets jaunes" en pays de Morlaix

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Gilets jaunes 17 novembre 2018

 

(Monique Kéromnès)

Après être restées une bonne partie de la journée au rond-point du Puits et au Launay, à Saint-Martin-des-Champs, les centaines de Gilets jaunes réunis ont décidé de bouger. Une bonne partie d’entre eux se dirige actuellement vers le centre-ville pour aller filtrer la circulation. Une autre partie irait vers le centre Leclerc, à La Boissière. Certains restent à Saint-Martin-des-Champs pour poursuivre les filtrages

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-les-gilets-jaunes-vont-en-ville-17-11-2018-12136779.php

 

Ouest-France

Morlaix. 1500 Gilets jaunes quittent Saint-Martin pour le centre-ville

Publié le 17/11/2018

Les manifestants gilets-jaunes se sont concentrés, une partie de la journée, sur Saint-Martin-des-Champs. | OUEST FRANCE

C’est à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix, que s’est concentrée l’action des Gilets jaunes, une partie de la journée. Ils étaient encore 1 500, à 16 h, disposés entre le rond-point du Launay et celui du Puits. Ils se dirigeaient ensuite, à 16 h 30, vers le centre-ville de Morlaix.

Dans le secteur de Morlaix, la mobilisation des Gilets jaunes ne faiblit pas, ce samedi 17 novembre.

Après un rendez-vous à Langolvas, tôt dans la matinée, les manifestants ont filtré le rond-point du Puits de Saint-Martin-des-Champs, en même temps qu’ils bloquaient la circulation sur la RN 12, dans le sens Rennes - Brest. Ils ont été plus de 2 500 au plus fort de la mobilisation.

On peut de nouveau circuler sur la voie express

Vers 13 h 30, le cortège qui bloquait la RN12 a stoppé son action, libérant la circulation sur la voie express. Il reste tout de même environ 1 500 manifestants mobilisés, à 16 h.

Ils se sont regroupés entre le rond-point du Puits et celui du Launay, toujours à Saint-Martin-des-Champs, avant de faire route pour le centre-ville à 16 h 30.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-1500-gilets-jaunes-quittent-saint-martin-pour-le-centre-ville-6075719

 

Ouest-France

Une manifestante des Gilets jaunes percutée à Brest

Publié le 17/11/2018

Le rond point de Penn ar Chleuz, au nord de Brest. | OUEST-FRANCE.

Une manifestante des Gilets jaunes a été percutée par une voiture au rond-pont de Penn ar Chleuz, à Brest, signale la préfecture. Légèrement blessée, elle a été prise en charge par les secours. La conductrice du véhicule, prise à partie par les manifestants, a été prise en charge par la police et conduite au commissariat.

Par ailleurs, neuf tracteurs, dont les plaques d’immatriculation avaient été retirées, dont un avec une remorque chargée de pneus, se sont infiltrés tôt ce matin dans le mouvement des Gilets jaunes à Brest.

Ils ont été stoppés par les forces à l'entrée de la ville. Des procédures de verbalisations et de retrait de permis sont engagées.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/une-manifestante-des-gilets-jaunes-percutee-brest-6075688

 

Gilets jaunes. La situation à midi à Morlaix

Rassemblement au rond-point du puits, près de Géant.

Rassemblement au rond-point du puits, près de Géant.

La mobilisation des Gilets jaunes bat son plein à Morlaix ce midi. Près de 600 personnes ont quitté Langolvas ce samedi 17 novembre au matin pour une opération escargot sur la RN 12 entre Sainte-Sève et Plouigneau. Le cortège comptait pas moins de 650 véhicules selon la police.

À cette heure, la circulation reste perturbée sur la RN 12. Les véhicules s’arrêtent et repartent, notamment sur le pont routier. Selon nos informations, il y aurait 600 véhicules en opération escargot. Avec une moyenne de trois personnes par véhicules, 1 800 personnes sont estimées être mobilisées sur la quatre-voies.

Depuis 11 h, le point de rassemblement à Morlaix est le rond-point du puits, près de Géant. Ainsi que celui du Launay. Des centaines de Gilets jaunes y sont réunis et filtrent le passage des voitures. Au rond-point du puits, la mobilisation est d’environ 850 personnes ce midi.

La situation est plutôt calme et les forces de l’ordre surveillent.

Au Centre Leclerc, quelques dizaines de personnes ont aussi filtré des voitures dans la matinée.

À Landivisiau, une centaine de personnes se trouvent aux ronds-points du Mac Do et des Maltotiers pour là aussi des opérations de filtrage de la circulation.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/gilets-jaunes-la-situation-a-midi-a-morlaix-17-11-2018-12136699.php

 

Le Diben samedi 17 novembre 2018

Plougasnou. Rendez-vous des "Gilets jaunes"

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Une seule élue présente ce matin, les autres faisaient peut-être la grâce matinée, la peur du gendarme, ont-ils été convié ou bien, tout simplement, ils ne se sentent pas concernés ?

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Ce samedi matin les « Gilets jaunes » s'étaient donné rendez-vous sur le parking de la rue des Martyrs à 9h30.  Ils ont ensuite retrouvé à Langolvas le gros de la troupe avant de se rendre sur la voie express et de rouler en convoi jusqu'au rond-point du Puits de Saint-Martin des Champs.

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Sponsors à leur insu

 

Ouest-France

Morlaix. À midi, le rond-point du Puits bloqué, 2 600 manifestants

Publié le 17/11/2018

Samedi 17 novembre, les Gilets jaunes bloquent le rond-point du Puits, à Saint-Martin-des-Champs. | OUEST FRANCE

Le giratoire, situé à la sortie de la RN 12, a été pris d’assaut par les Gilets jaunes. La voie express, dans le sens Rennes - Brest, est bloquée au niveau du pont routier.

À 12 h 30, ce samedi, 1 600 participants au mouvement des Gilets jaunes sont comptabilisés, dans la région de Morlaix.

Depuis 11 h, 850 d’entre eux bloquent le rond-point du Puits, à l’entrée de Saint-Martin-des-Champs. Ce giratoire est situé en sortie immédiate de la voie express. Le mouvement, à midi, se déroulait dans une ambiance conviviale, sans heurts.

« Ras-le-bol général »

Par ailleurs, le reste de la troupe est occupé à bloquer la RN12, répartis dans 600 voitures environ. La voie express est donc bloquée dans le sens Rennes - Brest, au niveau du pont routier.

Tôt ce samedi matin, 500 Gilets jaunes s’étaient rassemblés à Langolvas. Objectif : dénoncer les taxes sur le carburant, mais aussi, « un ras-le-bol général, on se fait ponctionner sur tout  », dit Yannick, un Morlaisien.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-midi-le-rond-point-du-puits-bloque-2-600-manifestants-6075614

 

Raphaël Glucksmann. « Si on continue comme ça, on va dans le mur »

(Photo Olivier Marty Allary Éditions)

Il y a quelques jours, il a lancé « Place publique », son propre mouvement politique. Et avec son nouvel essai (*), Raphaël Glucksmann se veut à la fois porte-parole de sa génération, dont il dresse d’ailleurs un portrait assez peu flatteur, et sauveur d’une gauche à la dérive. Vaste ambition qui lui vaut la bienveillante curiosité des médias. Mais quel est vraiment son diagnostic sur la société et quelles perspectives politiques avance-t-il ? Réponses.

Votre livre s’intitule « Les enfants du vide ». En vous lisant, on se dit que votre génération est plutôt celle de l’isolement et de la solitude.

Nous sommes les enfants d’une société de solitude en effet, générée par le vide de sens, d’idéologie, d’actions collectives. La crise que traversent nos sociétés naît de la fin de l’inscription des individus dans des structures collectives comme l’Église, les syndicats, les partis politiques, etc.. Tocqueville a déjà écrit, il y a longtemps, que l’atomisation sociale est le terreau du despotisme. Ce livre commence par une conversation que j’ai eue, en Lorraine, à la fin d’une conférence, avec un retraité de la sidérurgie. « Je ne comprends plus mes deux fils, m’a-t-il dit. Ils ont une maison, une voiture, ne sont pas des bourgeois mais ne sont pas dans la misère. Pourtant, ils ont peur de tout : de l’avenir, de la marche du monde, des Arabes. Et ils votent Front national ». Je n’avais pas de réponse à lui apporter. À la fin, il a livré lui-même la clé : « ils sont plus riches que je ne l’étais à leur âge, mais ils sont surtout infiniment plus seuls ». C’est le point de départ de ma réflexion.

Dans votre ouvrage vous présentez d’abord un diagnostic. Et vous brassez large ! Les politiques sont aux mains des technocrates, Bruxelles est sous l’influence des lobbys, Trump est méchant, j’en passe et des meilleurs. Mais qui y a-t-il là de vraiment nouveau ?

Déjà, je ne me contente pas de dire que « Trump est méchant ». J’essaie au contraire de le prendre au sérieux, de comprendre ce qui plaît chez Trump. Et d’explorer les failles de notre logiciel progressiste. C’est cela qui est « nouveau » comme vous dites : aller au bout de cette autocritique, de ce doute. La société de solitude n’est pas seulement fille de Reagan et de Thatcher. Comment notre pensée de gauche y a-t-elle contribué ? En quoi ma propre logique est-elle incapable de s’opposer au néolibéralisme ? Pourquoi les progressistes sont-ils devenus de simples VRP de l’atomisation sociale ? Voilà les questions qu’il faut oser creuser si l’on veut qu’un discours de gauche soit à nouveau audible.

Comme vous brassez large, ce qui manque c’est l’analyse des processus qui ont conduit aux situations que vous décrivez.

Je pense au contraire que je les analyse en faisant violence à chacun de mes préjugés. Prenez la question européenne. Je crois depuis toujours avec ferveur à l’idéal européen. Mais j’essaie d’aller au bout de la critique des institutions européennes et de saisir comment la dépolitisation de l’UE est bien la conséquence d’une idéologie allemande. Pas celle de Bismarck contrairement à ce qu’a écrit Mélenchon, mais son antithèse : la technostructure européenne est le produit d’un immense doute face à la souveraineté populaire qui est au fondement de la RFA. Traumatisée par le nazisme, considérant que la volonté populaire peut être dangereuse, l’élite allemande de 1945 a donné le maximum de pouvoir au droit et à l’expertise contre le politique. Progressivement, c’est ce modèle-là qui s’est imposé à l’échelle européenne. Or le gouvernement des experts est impossible et, aujourd’hui, le politique se venge… Sous les traits de Salvini ou Trump.

Vous reprenez une formule d’Emmanuel Macron qui déclarait : « Le consensus de 1945 est inadapté (…). Raccrochons notre pays au monde ». Disant cela, il jetait aux oubliettes les principes portés par le Conseil national de la Résistance, sur lesquels la société française a été reconstruite après 1945.

Macron est conformiste. Il épouse l’air du temps. Quand il dit cela, il est ministre de l’Économie et il s’inscrit dans la filiation de Denis Kessler, l’ancien n° 2 du patronat, qui, en 2007 déjà, expliquait que pour savoir quelles réformes faire, il suffisait de revenir sur le consensus de 1945. Le programme d’Emmanuel Macron consiste à reproduire ce qui s’est fait dans les autres pays occidentaux. Il n’a rien de novateur. Il y a des années que les élites françaises s’accordent sur ce projet. Lui l’assume de manière plus radicale que ses prédécesseurs. J’essaie d’expliquer pourquoi ce discours qui fait de la politique un art de l’adaptation aux évolutions du monde, prive la politique de sa raison d’être.

Une phrase résume assez bien votre diagnostic. « Quel est l’idéal public capable, aujourd’hui, en Occident, de résister à la religion de l’argent ? »

Le mal profond, c’est le vide. Il y aura toujours de l’argent qui circulera. Le problème n’est pas l’argent en soi, c’est quand l’argent se substitue aux idées dans la structuration de la vie publique, avec la survalorisation de l’homo œconomicus. Et la colonisation de l’intérêt public par les intérêts particuliers.

Venons-en à vos préconisations dont le premier des deux piliers concerne l’urgence environnementale. Vous proposez l’Europe comme échelon optimum pour agir…

La prise de conscience est générale : si on continue comme ça, on va dans le mur. Face à cela, chacun d’entre nous en modifiant son comportement peut contribuer à sauver la planète. C’est l’écologie individuelle des petits pas : fondamentale mais insuffisante. La majorité des pollutions proviennent des grandes entreprises. Faire pression sur elles est de la responsabilité du politique. Et dans une économie mondialisée, l’échelle qui permet d’agir efficacement c’est l’Europe. La nation seule sera impuissante.

Second pilier de vos préconisations, le fonctionnement de notre démocratie. La démocratie représentative est aux mains de la technostructure, expliquez-vous. Or, plutôt que de la reconstruire, vous proposez un Sénat dont les membres seraient partiellement tirés au sort. Le tirage au sort comme idéal démocratique ?

Vous caricaturez ! Ce n’est qu’une mesure parmi d’autres. Mais oui, il faut laisser place à notre aspiration à faire des choix directs. Je propose un système hybride, entre un système représentatif vertical dont les prérogatives ne doivent plus être rognées comme c’est le cas actuellement et une démocratie plus directe, avec un Sénat citoyen dont les membres seraient le juste reflet de la société française. Il faut plus intégrer les citoyens au gouvernement de la cité.

* « Les enfants du vide », de Raphaël Glucksmann. Allary Éditions. 17,90 €.

https://www.letelegramme.fr/france/raphael-glucksmann-si-on-continue-comme-ca-on-va-dans-le-mur-17-11-2018-12135736.php

 

Le conseil en bref

Labels.

Bernard Guilcher, premier adjoint, se verra remettre un prix au congrès des maires de France, mardi 20 novembre, pour l’obtention du label « Ville Prudente » attribué à Morlaix. En revanche, la Ville n’a pas obtenu de quatrième étoile dans le cadre du label « Ville Fleurie ».

Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux.

Dans le cadre de la DETR, dotation dédiée au soutien des investissements en milieu rural, le conseil municipal a validé l’inscription de plusieurs projets dans son budget pour l’année 2019. L’obtention de leur financement reste indispensable pour leur réalisation. Les opérations retenues concernent : le remplacement de la toiture-terrasse de l’école Jean-Jaurès (105 500 €), la réfection de la voirie rue Borgnis-Desbordes (365 500 €), la réfection du mur de soutènement rue des Vieilles-Murailles (127 800 €), la réfection des trottoirs avenue de Würselen (124 000 €) et la création d’un skatepark (250 000 €).

Fonds d’Intervention pour l’Habitat.

Plusieurs particuliers, remplissant les conditions d’attribution, ont bénéficié de subventions dans le cadre du Fonds d’Intervention pour l’Habitat : pour le remplacement des fenêtres, peinture et travaux intérieurs, rue Haute (3 472,37 €), pour le remplacement de quatre fenêtres, place des Otages (1 608,65 €), pour un nettoyage, un ravalement de façade et de la peinture, Grand Rue (2 017,40 €), et pour le remplacement de trois fenêtres, place Cornic (862,99 €).

Poste de la Boissière et déploiement de la fibre.

Deux questions orales ont été déposées par le groupe de l’opposition : la première concernait la fermeture du bureau de poste de la Boissière. « Après quelques jours d’activité seulement, le gérant de la Maison de la presse a cessé d’assurer ces services, bien trop débordé », a ainsi rappelé Ismaël Dupont (PCF). Marlène Tilly, adjointe au maire, a affirmé que la Ville avait fait part à la Poste « de ses préoccupations et de son souci de continuité du service ».

Jean-Paul Vermot (PS) s’est ensuite enquis du retard pris par le déploiement de la fibre à Morlaix : « Après avoir atteint 500 connexions d’avance à fin 2017, nous voilà à 2 500 de retard ». Bernard Guilcher a expliqué ce retard par une forte tension de main-d’œuvre à laquelle a été confronté Orange. « Mais 1 400 locaux ont été rendus raccordables à Morlaix et Saint-Martin-des-Champs en 2018 », a-t-il précisé.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-conseil-en-bref-16-11-2018-12136648.php

 

Conseil. lls ont dit…

Ismaël Dupont (PCF).

Ismaël Dupont (PCF). (Monique Kéromnès)

Agnès Le Brun (maire).

Agnès Le Brun (maire). (Monique Kéromnès)

Jean-Pierre Cloarec (Coopérative citoyenne).

Jean-Pierre Cloarec (Coopérative citoyenne). (Monique Kéromnès)

Jean-Paul Vermot (PS)

Jean-Paul Vermot (PS) (Monique Kéromnès)

Agnès Le Brun (maire) : « Monter un budget, c’est comme les montagnes russes. On ne sait jamais à quoi on va être exposé. Il y a de l’inquiétude car on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Avec des dotations de l’État, par exemple, qui ne sont pas à la hauteur des missions que l’on nous ajoute. Mais malgré tout, il faut présenter un budget à l’équilibre. Et c’est ce que l’on fera en décembre, au moment du vote ».

Jean-Paul Vermot (PS) : « Sur les impôts, un effort aurait pu être fait pour gommer l’effet mécanique des bases. Il y a quelque temps, proposition avait été faite par Morlaix communauté de transferts d’équipements. Associant des baisses d’impôts pour les Morlaisiens. Je trouve dommage que cette occasion n’ait pas été saisie. Pourquoi ne pas rouvrir le débat ? »

Ismaël Dupont (PCF) : « Nous sommes dans une ville en crise. Tant sur le plan démographique que social. Face à ces défis, il y a besoin de services publics. Or, je m’inquiète pour le personnel et des règles de fonctionnement décidées pour limiter la hausse de la masse salariale. Notamment en ce qui concerne les remplacements d’arrêts maladie ou maternité ».

Jean-Pierre Cloarec (Coopérative citoyenne) : « Sur les effectifs, je comprends le souci d’économies mais je m’interroge sur son efficience. Après les départs à la retraite, les recrutements seront-ils à la hauteur des besoins ? Par ailleurs, pour le projet au 9, rue de Paris, dont le budget passe de 600 000 € à 1,06 million, on aimerait connaître son contenu… »

Agnès Le Brun : « Pour les transferts d’équipements ou de compétences, c’est recevable. Mais rien ne prouve que la situation sera meilleure après. Il n’y a qu’à voir l’augmentation du prix de l’eau et la dégradation du service depuis que Morlaix communauté a repris la compétence eau et assainissement. L’idée que plus c’est gros et moins c’est cher n’est pas vraie. Pour ce qui est de la démographie et le fait que la ville perd des habitants, je tiens à rappeler le décalage dans les chiffres de l’Insee et les modalités du recensement. Nous sommes aussi victimes, comme toutes les villes de même taille que nous, du fait métropolitain. Mais les chiffres des transactions immobilières sont encourageants ! »

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/conseil-lls-ont-dit-16-11-2018-12136637.php

 

Gilets jaunes. Qui a peur de Madame Michu ?

Madame Michu, c’était « la majorité silencieuse ». Un « communicant » l’avait tirée d’un roman de Balzac pour alerter le Premier ministre, Michel Rocard, sur les réalités du terrain. Voilà qu’elle reparaît, sous les traits d’une Martiniquaise de 33 ans, Priscillia Ludovsky, qui a travaillé dans la banque avant de créer sa marque de cosmétique dont elle assure la commercialisation en sillonnant la banlieue parisienne au volant de sa voiture. Plus d’un million de Français ont signé sa pétition contre les taxes qui épargnent les géants du transport maritime mais visent les automobilistes.

Ils sont maires de petites villes (comme le Breton Yohann Nédélec, qui a refusé une invitation à l’Élysée) mais aussi agriculteurs, artisans, cadres. Elles sont ouvrières ou commerçantes. Pourquoi ces milliers d’anonymes, souvent même pas syndiqués, ont-ils décidé d’aller bloquer des ponts alors que les réformes de la SNCF et du Code du travail ne les avaient pas fait descendre dans la rue ?

69 % d’entre eux ont besoin quotidiennement de leur voiture - 88 % dans les zones rurales. Au-delà du prix de l’essence et de la vitesse limitée à 80 km/h, le sentiment d’être méprisée réunit cette France dite « périphérique ».

Les politiques jouent tous gros

Emmanuel Macron le découvre avec effroi : il n’a pas réussi à « réconcilier le peuple français avec ses dirigeants ». Marine le Pen s’en réjouit. Mais la peur de se voir imputer les violences d’éventuels casseurs l’a fait renoncer à prendre la tête de ses troupes. L’homme à la parka rouge, Laurent Wauquiez, soutiendra lui aussi les gilets jaunes, mais demande aux militants LR de ne rien bloquer. Les socialistes, comme les écologistes, ne pourront, sous peine de se contredire, se joindre aux cortèges. Mais ils tremblent : s’ils allaient perdre des sympathisants ? Jean-Luc Mélenchon, écolo à ses heures, n’a pas de tels scrupules. Mais il doit craindre d’être sifflé. Quant à la CGT et au Parti communiste, leur hantise est de revivre mai 1968, quand ils furent débordés par les « enragés » menés par Dany Cohn-Bendit.

« l’Humanité » consacrait donc, vendredi, sept pages aux Français en colère. La palme de la peur revient cependant au gouvernement. Si le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, en catastrophe, des mesures ruineuses afin d’apaiser les automobilistes, le Ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, dont ce sera le « baptême du feu », brandit des menaces d’amendes de plusieurs milliers d’euros et des peines de prison pour les manifestants intempestifs. Du jamais vu, à la veille d’une manif ! À croire que Madame Michu fait plus peur que tous les syndicats.

Vos réactions

Jean Michel Pinel 17 Novembre 2018 à 19h08

En 1968, le romantisme des étudiants ne résista pas à l’épreuve des faits. L’occupation de la Sorbonne et de l’Odéon se termina dans la chienlit. Les stations d’essence rouvertes, les Français prirent le chemin des vacances, abandonnant les pseudos-révolutionnaires à leurs doux rêves.
En 2018, 50 ans après, la taxation de l'essence remet les français dans la rue sans espoir de vacances en vue. Pour éviter la chienlit, il est prévisible que le gouvernement choisisse une solution Michu, mi-raison pour qu’enfin, après une occupation sommaire, les français puissent continuer à croire au Père Noël, fournisseur de voiture électrique.

Maxime Ilien 17 Novembre 2018 à 05h11

En effet nous avons affaire ici à des millions de Français qui ne se mobilisent jamais , qui sont apolitiques, non syndiqués, qui se situent en dehors de tous les combats du moment notamment celui de l'écologie.. ce qu'ils veulent en priorité c'est de l'essence à bon marché afin de pouvoir continuer à l'identique la forme de vie professionnelle et quotidienne qu'ils ont toujours connue .
les Français en effet sont d'abord des conservateurs qui ont du mal à intégrer les changements et les sacrifices que cela impose, et qui souhaitent d'abord et avant tout, que tout continue comme d'habitude.. on le constate aux élections depuis les années 70 où ce sont régulièrement des gouvernements traditionalistes et foncièrement conservateurs qui ont été élus..
la France profonde, c'est la France frileuse.. celle des petits épargnants qui préfèrent mener une vie ric rac tout en ayant un pactole caché sous un matelas.. la France des petits pavillons de banlieue achetés à crédit, celle de la valse musette et des chanteurs propres sur eux. Enfiler des gilet jaunes c'est une forme de transgression qui les propulse dans un monde inconnu, pour la première et sans doute la dernière fois de leur vie.

https://www.letelegramme.fr/debats/gilets-jaunes-qui-a-peur-de-madame-michu-16-11-2018-12136532.php

 

Devoir de mémoire… et d’anticipation

Nos gouvernants, particulièrement en ces temps commémoratifs, invoquent volontiers le nécessaire devoir de mémoire. Une règle qu’ils feraient bien d’appliquer quand ils parlent « auto ». Bien gentil de clouer le diesel au pilori et ceux qui ont le malheur de l’utiliser, marqués au fer rouge du sceau de « pollueur ». C’est oublier que, ces 30 dernières années, les gouvernements successifs ont plus qu’incité, quasiment obligé, les consommateurs français à acheter des autos roulant au gazole. C’est oublier, aussi, que les diesels actuels, n’ont plus rien à voir avec les vieux « mazouts fumant noir ». Affubler le moteur diesel de tous les maux - dont certains sont effectivement néfastes - c’est oublier de dire qu’il a moins d’impact sur l’effet de serre que son homologue à essence. « Taper » sur les « mauvais citoyens » qui roulent en diesel, c’est oublier que, depuis 40 ans, la France a fait l’économie d’un aménagement équilibré et durable de son territoire, imposant à beaucoup de Français de parcourir des dizaines de kilomètres pour aller travailler. C’est oublier, enfin, que, se contenter de fustiger le diesel, distribuer de modestes aides ou primes aux uns ou aux autres ou viser le tout électrique ne fait pas une transition écologique. Celle-ci exige une planification, des programmes et des moyens à long terme, visant à une transformation des modes de production, de déplacements, d’habitation et de vie en profondeur. Mais, tout ceci demande un carburant dont manque singulièrement le microcosme politique : cohérence, vision et anticipation. Et ça urge…

https://www.letelegramme.fr/debats/devoir-de-memoire-et-d-anticipation-16-11-2018-12136280.php

 

Le Diben vendredi 16 novembre 2018

Plougasnou en images

Photos pyb29 Photo pyb29 Photos pyb29

Travaux en cours à Pont-Plaincoat et à venir sur Le Diben

 

Vendredi 16 novembre 2018

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

SYNDICAT DES CHEMINOTS CGT DE MORLAIX

SUR MORLAIX ROSCOFF

 

Des évolutions inquiétantes se font jour sur le devenir de la ligne Morlaix Roscoff.

 

Alors même que la restitution de l’étude socio-économique engagée par la Région Bretagne n’a pas encore eu lieu, la SNCF vient d’annoncer qu’elle cessera d’exploiter cet axe ferroviaire à la fin de cette année. Elle suit, en agissant de la sorte, les orientations du gouvernement qui laissent à la Région politique la décision d’un financement ou d’une fermeture …

Pour mémoire, la SNCF et le gouvernement ont mis en avant, entre autre, l’ouverture à la concurrence possible en 2020 pour justifier la réforme ferroviaire : sur Morlaix Roscoff, c’est la désertion en rase campagne. Quelle perfidie !

 

Au même moment, la Région Bretagne propose une offre de desserte par cars à partir du 2  janvier 2019, justifiant cet empressement par les importants dégâts causés par les fortes pluies le 3 juin dernier. Tout le monde sait pourtant que, depuis, le pont routier a été conforté et qu’il suffisait de quelques jours de travaux supplémentaires pour retrouver la continuité de la voie ferroviaire.

Pour mémoire, aussi, la SNCF avait prévu de limiter la vitesse à … 0 km/h à la fin de l’année 2018 !

 

Si le passage du billet de car à un tarif unique fixé à 2 € entre Morlaix et Roscoff parait attrayant, cela ne se réalisera pas dans le même contexte qu’actuellement.

Première conséquence, la gare de Roscoff va fermer à compter de cette date : pour acheter ses billets de train, il faudra aller soit à Landerneau soit à Morlaix ou sur internet.

La SNCF disparaîtra du paysage léonard et ne vendra plus de billets pour les destinations de Saint-Pol-de-Léon ou Roscoff. Il n'y aura plus de possibilité d'acheter un billet de train Paris Roscoff ou Marseille Saint-Pol-de-Léon par exemple. Les horaires des correspondances ne seront plus dans les ordinateurs de la SNCF.

Les correspondances des cars avec les TGV seront elles assurées ?

Quel est l'avenir du ferroviaire sur l'axe Morlaix Roscoff ? Nous n'avons toujours pas les résultats de l'étude socio-économique. Mais les expériences montrent que lors du transfert du train vers le bus on perd environ 40 % de la clientèle … qui reprend la voiture.

Le transport des handicapés en fauteuil devient beaucoup plus problématique voir impossible pour les fauteuils roulants électriques. Le transport des vélos est également plus compliqué dans le car.

Quel impact y aura-t-il sur l’emploi dès lors que l’activité disparaît ?

Quelle sera la situation de l’association « A Fer et à Flots » ?

 

Au moment où le TGV met 3 heures pour faire Morlaix Paris, au moment où l’environnement et le carburant sont à l’ordre du jour, au moment où les structures communales ont investi dans un pôle d’échanges multimodal et une passerelle, n'est-il pas incohérent de se priver d'un moyen de transport tel que le train entre Morlaix et Roscoff.

Nous en appelons, de nouveau, à la vigilance et à l’action sur ce dossier : la restitution à venir de l’étude (que nous souhaitons ouverte au public), peut y contribuer.

 

Ouest-France

Dunes de Gâvres Quiberon, avis favorable au label Grand site de France

Publié le 16/11/2018

Le président du syndicat mixte, Adrien Le Formal, est allé présenter le dossier à Paris, accompagné de ses deux vice-présidents, Gérard Pierre et Dominique Riguidel. |

Le syndicat mixte du Grand site Gâvres Quiberon , a jeudi, présenté, à Paris, son dossier de candidature au label Grand site de France, devant la commission supérieure des sites, perspectives et paysages .La commission a émis un avis favorable à l’unanimité. La décision finale revient désormais au ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle est attendue d’ici la fin de l’année ou en début 2019.

Le syndicat mixte du Grand Site Gâvres Quiberon touche au but.  La candidature des Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon au label Grand site de france a reçu jeudi un avis favorable.  Le maire de PLouhinec, président du syndicat mixte,  Adrien Le Formal,  est allé présenter le dossier à Paris, accompagné de ses deux vice-présidents, le conseiller départemental Gérard Pierre, et le maire d’Erdeven Dominique Riguidel. Une équipe technique les assistait ainsi que le sous-préfet Pierre Clavreuil et des représentants des services de l’Etat. «Les membres de la commission supérieure des sites, perspectives et paysages ont apprécié les interventions, l’implication des acteurs locaux, la qualité et la maturité du projet, rapporte un communiqué. En cas de décision favorable ministérielle les Dunes sauvages de Gâvres à Quiberon deviendraient le 18e Grand site de France.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/dunes-de-gaves-quiberon-avis-favorable-au-label-grand-site-de-france-6073728

 

Ouest-France

Châteaulin. Taxes du canal : le Smatah revoit sa copie

Publié le 16/11/2018

Les AOT ont largement fait débat auprès des maires des communes riveraines du canal. | OUEST-FRANCE

Un comité syndical du Smatah, réuni mardi 13 novembre, a permis aux élus de mettre à plat leurs griefs contre une nouvelle taxe. Elle est annulée pour 2018 et un groupe de travail se penche sur le dossier pour 2019.

Mardi soir, le comité syndical du syndicat mixte d’aménagement touristique de l’Aulne et de l’Hyères (Smatah), s’est réuni à Châteaulin.  « J’ai souhaité le réunir de manière urgente, vu les événements récents » , indique Georges Lostanlen, président

du Smatah.  « L’ambiance était un peu tendue » , confie un élu qui y était présent. En cause : les autorisations d’occupation temporaire (AOT). Une taxe qui n’était plus en vigueur depuis plusieurs années. Ces AOT sont prélevées auprès des collectivités (principalement les communes), en fonction de leurs prélèvements et rejets d’eau dans le canal.

Une taxe qui soulève la colère des élus

Remise en place par le Smatah il y a quelques semaines, cette taxe a soulevé la colère de nombreux maires riverains du canal. Ainsi Châteauneuf se retrouvait avec une facture de 17 000 € , Châteaulin de 7 500 € ou encore le Syndicat mixte de l’Aulne (SMA) avec plus de 100 000 € à payer avant la fin de l’année. Le maire de Châteauneuf a décidé de bloquer le titre exécutoire. Idem pour Gaëlle Nicolas, maire de Châteaulin, qui menace de quitter le Smatah. Claude Bellin, maire de Plomodiern et président du SMA, a même saisi un avocat .

Mais mardi, lors du comité syndical, ces autorisations d’occupation temporaire de 2018  « ont été annulées pour erreur matérielle de liquidation » , explique Georges Lostanlen. L’annulation ne concerne que les collectivités territoriales « les AOT qui concernent les bateaux, elles, sont conformes » , affirme le président du Smatah.

« Une grille tarifaire cohérente pour 2019 »

Le président poursuit en indiquant avoir  « demandé à six élus de former un groupe de travail au sujet de ces taxes, car à un moment, elles seront forcément dues » , prévient Georges Lostanlen.

Jean-Pierre Rolland, maire de Châteauneuf fait partie de ce comité de pilotage  « Nous travaillerons ensemble, rencontrerons les différents acteurs du canal afin de plancher sur une grille tarifaire cohérente pour 2019 » . Pour Goerges Lostanlen, le but,  « c’est que ces tarifs collent à la réalité du terrain » . Pour le maire de Châteauneuf, une crainte reste :  « Que cette taxe, si elle est trop élevée, ait pour conséquence l’augmentation de la facture d’eau pour les consommateurs » .

Autre point que les élus souhaitent éclaircir : est-il possible de taxer sur les volumes d’eau prélevés ? Car actuellement, les AOT sont calculées sur les demandes de volumes prélevables. Or, au SMA par exemple, on prévoit toujours large en demandant de prélever 10 millions de m3, alors que seulement 4,5 millions de m sont réellement prélevés.

« C’est par le dialogue que les choses se règleront »

Contacté jeudi, Claude Bellin, président du SMA, estimait que  « ce sont des bases plus saines et acceptables. Donc le Smatah a la volonté d’évoluer et de communiquer dans le bon sens. Avec mon avocat, nous allons étudier les possibilités pour appliquer quelques taxes » . Il indique cependant attendre des documents écrits sur le sujet.

Reste que pour Georges Lostanlen, ce comité syndical a été un pas en avant :  « La discussion est enclenchée. C’est bien. C’est par le dialogue que les choses se régleront. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/chateaulin-taxes-du-canal-le-smatah-revoit-sa-copie-6073616

 

Ouest-France

Bretagne. Cette région qui ne veut pas rester à quai

Publié le 16/11/2018

L'amphithéâtre du lycée agricole de Suscinio a fait le plein. | OUEST-FRANCE

« Où va la Bretagne ? ». C’est une bonne question posée vendredi au lycée agricole de Ploujean, près de Morlaix pour alerter les élus politiques.

« Où va la Bretagne ? » Ce n’est pas seulement une bonne question. C’est d’abord le titre d’un petit livre publié au printemps dernier par l’association culturelle et l’éditeur morlaisien Ar Falz, Skol Vreizh. On y parlait d’une Bretagne à la croisée des chemins confrontée à de multiples mutations, comme dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche, à des défis comme cette Bretagne des villes et cette Bretagne des champs qui n’avancent plus à la même vitesse, ou bien encore à quelques questions lancinantes, à l’image de sa langue qui risque bel et bien de disparaître, ou cette Bretagne historique à cinq départements, avec la Loire-Atlantique, toujours revendiquée par des militants résolus. Après le livre, Ar Falz et Skol Vreizh ont voulu prolonger le débat par ce colloque.

Salle comble

D’accord, l’amphithéâtre du lycée agricole de Ploujean n’est pas le plus grand de Bretagne, ni même du Finistère. Mais au moins, les organisateurs ont eu la satisfaction de le remplir avec deux cents participants. « La salle est comble », apprécie Paolig Combot, le président d’Ar Falz, Skol Vreizh. « Nous n’avons pas voulu nous arrêter à notre livre », ajoute-t-il, avec Jean-René Le Quéau, vice-président de l’association, et Yves Lebahy, l’un des auteurs de l’ouvrage.

Les organisateurs d'Ar Falz, Skol Vreizh (Jean-René Le Quéau, Paolig Combot et Yves Lebahy) pas mécontents du tout de cette journée de réflexion qui prolonge le livre " Où va la Bretagne?". | Ouest-France

Des inquiétudes dans l’air

« Où va la Bretagne ? », c’est aussi une question en forme de grosse inquiétude. Comme si cette région était au bord du gouffre… Les auteurs du livre avaient, sans doute, forcé le trait en regardant un peu trop le verre à moitié vide sans voir, par exemple, un taux de chômage en Bretagne qui reste quand même inférieur à la moyenne nationale, des liens sociaux solides grâce à la vitalité du tissu associatif ou bien un taux de réussite au bac qui place les jeunes Bretons dans le peloton de tête. « Nous sommes optimistes. Mais nous voulons aussi mettre le doigt où ça fait mal », plaident les organisateurs. Ils entendent alerter ainsi les élus politiques qui, insistent-ils, doivent « prendre tous ces sujets en main » pour inverser les mauvaises tendances.

Le bon élève de la journée

Plus de 400 entreprises fédérées (110 000 salariés), des frères ennemis historiques (grande distribution et agroalimentaire) embarqués pour un même projet, un logo (le petit phare jaune et bleu) largement reconnu sur plus de 4 000 produits et une très large satisfaction des consommateurs. Malo Bouëssel du Bourg, son directeur, est venu rappeler la belle histoire de Produit en Bretagne. Preuve que la Bretagne peut trouver des réponses originales et efficaces à son développement. Malo Bouëssel du Bourg le résume : « Quand on achète un article Produit en Bretagne, on achète aussi le territoire qui va avec. L’authenticité bretonne, c’est très contemporain. »

Plus de pouvoirs au local

S’ils ont voulu interpeller les élus politiques, les organisateurs de cette journée en ont quand même invité quelques-uns. Tous sont, au moins, d’accord sur une chose, comme le dit Agnès Le Brun, maire (LR) de Morlaix : « Nous sommes à la croisée des chemins. La question qui se pose est celle de l’aménagement du territoire. » Pour elle, l’une des réponses à ces inquiétudes bretonnes, c’est une décentralisation nouvelle qui n’en reste pas à des déclarations de généreuses intentions. Seulement, estime-t-elle, on n’en prend pas du tout le chemin. La politique d’Emmanuel Macron, c’est, juge-t-elle, « une recentralisation et une rejacobinisation massives. »

Paul Molac, député du Morbihan (élu sous l’étiquette LREM, il a quitté le groupe majoritaire à l’Assemblée nationale), n’emploie pas tout à fait le même vocabulaire mais il pense tout autant que la Bretagne a besoin d’oxygène, face à un État bien trop centralisé, pour pouvoir prendre elle-même les décisions qui la concernent : « Il faut redonner du pouvoir au local pour que les territoires s’organisent. C’est le combat pour la différenciation. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/bretagne-cette-region-qui-ne-veut-pas-rester-quai-6074222

 

Ouest-France

Ce maire breton refuse une invitation d'Emmanuel Macron à l'Elysée

Publié le 16/11/2018

Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon, ne se rendra pas à l’invitation d’Emmanuel Macron. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le premier magistrat du Relecq-Kerhuon, près de Brest, ne se rendra pas à l’Élysée pour rencontrer le Président de la République. Il estime qu’Emmanuel Macron ne respecte pas la parole qu’il avait donnée aux maires il y a un an.

« Je ne répondrai pas favorablement à votre invitation Monsieur le Président de la République. Mais j’espère bien vous voir, l’année prochaine, Porte de Versailles, en 2019 et ainsi respecter l’intégralité des Maires, pas juste une poignée, triés sur le volet par les Préfectures et/ou par le ministère de l’Intérieur. » C’est par ces mots que se conclut le courrier de Yohann Nédélec, maire du Relecq-Kerhuon (près de Brest), à Emmanuel Macron.

Macron n’aurait pas respecté sa parole

Yohann Nédélec faisait partie des maires invités à rencontrer le Président mercredi 21 novembre, à l’Élysée. Une cérémonie qui ne compense pas, selon l’élu breton, l’absence d’Emmanuel Macron au congrès des maires, organisé porte de Versailles.

« Il y a un endroit, il s’agit de la porte de Versailles, écrit Yohann Nédélec, par ailleurs secrétaire fédéral du PS finistérien. Il y a une tradition, c’est que le Président vienne s’exprimer devant les Maires. Il y a le respect de la parole donnée, celle qui a été la vôtre l’année dernière. » Le Président avait alors promis de venir rendre compte, devant les maires, des engagements qu’il avait pris.

À l’Élysée, c’est une « contre-manifestation »

Assimilant la rencontre à l’Élysée à une « contre-manifestation », il craint qu’elle ne vise « très probablement à séduire individuellement les Maires plutôt que d’affronter une salle qui se pose légitimement des questions ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/un-maire-breton-refuse-l-invitation-de-macron-6073672

 

Ouest-France

Les gendarmes ont célèbré sainte Geneviève à Plouénan

Publié le 16/11/2018

Le gendarme Wrobel, à gauche, a été cité à l’ordre du régiment pour être intervenu à Paris, lors d’une tentative d’attaque terroriste. |

Comme chaque année à cette période, gendarmes, retraités d’armes, élus et citoyens ont fêté sainte Geneviève, patronne de la gendarmerie. La cérémonie, précédée par la messe, se tenait à Plouénan (Finistère). 

C’est Eflamm Caouissin, aumônier catholique du groupement de gendarmerie du Finistère, qui a eu l’honneur de célébré la messe, lançant ainsi la journée festive des militaires.

En fin de matinée, le parvis de l’église était noir de monde. Les gendarmes, des anciens combattants, des élus bien sûr, mais aussi des citoyens et parmi eux, quelques enfants de l’école publique venus en délégation avec leur maîtresse.  « Nous essayons de faire de cette journée un moment convivial et ouvert » , en convient Erwann Laisney, commandant de la compagnie de Plourin-lès-Morlaix.

De dos, la maire de Plouénan, Aline Chevaucher et le sous-préfet Gilles Quénéhervé ont assisté à la cérémonie. | OUEST-FRANCE

Des actes de bravoure

À cette occasion, plusieurs gendarmes ont été félicités pour différents actes ayant permis d’élucider des affaires. De la brigade de Plouescat, le maréchal des logis-chef Régis Hamon et le gendarme Rémi Florentin ont été félicités  « pour leurs minutieuses investigations » dans une affaire de stupéfiants.

Cette année, la cérémonie de la Sainte-Geneviève s’est déroulée à Plouénan. | OUEST-FRANCE

Des gendarmes de différentes brigades ont été félicités

La maréchale des logis-chef, Marie-Florence Fontaine et son collègue adjudant-chef Stéphane Méheux, de la brigade de Saint-Pol, qui se sont  « brillamment investis dans une série d’enquêtes relatives à des cambriolages » ont été remerciés de leur investissement. Le gendarme Teddy Floc’hay, de Plouigneau a eu également eu les honneurs grâce à ses compétences dans une affaire en coopération avec la Géorgie.

Militaires, retraités et élus ont ensuite rejoint la salle Cristal pour le vin d’honneur et le repas.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouenan-29420/les-gendarmes-celebrent-sainte-genevieve-plouenan-6073758

 

Ouest-France

Morlaix-Roscoff : « la SNCF va cesser d’exploiter la ligne »

Publié le 16/11/2018

L’avenir de la ligne Morlaix-Roscoff inquiète. | ARCHIVES

Le syndicat CGT des cheminots Morlaix-Landivisiau (Finistère) et une association de défense s’inquiètent de l’annonce faite par la SNCF concernant la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff.

Dans un communiqué, le syndicat CGT des cheminots des pays de Morlaix et de Landivisiau s’inquiète de la tournure que prennent les choses suite aux importants dégâts causés par les fortes pluies le 3 juin dernier et qui ont obligé la SNCF a fermé la liaison.  « Alors même que la restitution

de l’étude socio-économique engagée par la Région n’a pas été rendue, la SNCF vient d’annoncer qu’elle cessera d’exploiter cet axe ferroviaire à la fin de cette année {…} sur Morlaix Roscoff, c’est la désertion en rase campagne. Quelle perfidie ! »  Contacté, Thierry Chapelais de la SNCF, n’était pas au courant de cette décision qu’il met d’ailleurs en doute.

Vers une fermeture de la gare ?

Dans le même temps, La Région a pris la main sur le service interurbain et propose le billet de car à un tarif unique fixé à 2 €. Pour le syndicat,  « cela ne se réalisera pas dans le même contexte. » Et les cheminots dénoncent les conséquences, qui, selon eux, vont en découler :  « La gare de Roscoff va fermer : pour acheter ses billets de train, il faudra aller soit à Landerneau soit à Morlaix ou sur internet ; la SNCF disparaîtra du paysage léonard et il n’y aura plus de possibilité d’acheter un billet de train Paris Roscoff ou Marseille Saint-Pol-de-Léon par exemple. »

Du côté de la SNCF, on nie également cette éventualité de fermer la gare.  « Tant que l’étude n’est pas finie, nous ne prendrons pas de décisions. »

Beaucoup de questions

Le syndicat CGT est soutenu par l’association de promotion de la ligne ferroviaire Morlaix/Saint-Pol-de-Léon/Roscoff (APMR) qui estime que  « l’avenir de la ligne ferroviaire dépend plus que jamais de nos élus qui ne peuvent en aucun cas être les seuls porteurs de cet investissement pour lequel l’État doit s’engager à leurs côtés. »

Reste les questions en suspend : Les correspondances des cars avec les TGV seront elles assurées ? Quel impact y aura-t-il sur l’emploi dès lors que l’activité disparaît ?

Au moment où l’environnement et le carburant sont à l’ordre du jour, au moment où les structures communales ont investi dans un pôle d’échanges multimodal et une passerelle, n’est-il pas incohérent de se priver d’un moyen de transport tel que le train entre Morlaix et Roscoff ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-roscoff-la-sncf-va-cesser-d-exploiter-la-ligne-6073698

 

Le Diben vendredi 16 novembre 2018

Françaises, français, je vous ai compris, demain je serai dans tout vos esprits

 

NPA 29, le 15-11-2018

Communiqué du NPA 29

Soutien anticapitaliste du NPA 29 à la colère des travailleurs et des travailleuses contre la hausse des prix des carburants.
Le 17 novembre, des travailleuses, travailleurs et chômeurs participeront aux blocages contre la hausse du prix des carburants. Sur les réseaux sociaux, ils ont signifié leur souhait que ce mouvement soit apolitique. Le NPA 29 interprète cette volonté comme relevant d'une crainte de récupération par des organisations peu scrupuleuses de la liberté d'auto-organisation du mouvement. Cette crainte est légitime, nous la respectons et mettons particulièrement en garde contre les tentatives de récupération de partis ou groupes d'extrême droite. Nous mettons aussi en garde contre les tentatives de récupération de partis qui s'opposent au gouvernement Macron mais appliqueraient la même politique capitaliste que lui s'ils étaient au pouvoir.
Cependant, ces craintes ne doivent pas masquer la dimension anticapitaliste potentielle de ce mouvement.
Celles et ceux qui participeront aux actions du 17 novembre parce qu'ils expriment un ras le bol de dépenser de plus en plus d'argent pour aller travailler, qu'ils subissent la hausse du prix du gaz et de l'électricité, alors que l'État allège les cotisations sociales des entreprises et leurs offre des crédits d'impôts, doivent être soutenus par les anticapitalistes.
Au-delà de cette journée est posée plus que jamais la nécessité de construire une riposte d’ensemble contre la vie chère, pour la justice sociale et l'écologie, contre le capitalisme :
- hausse générale des salaires, retraites, pensions et minima sociaux
- rétablissement de l'impôt sur la fortune
- abolition des impôts indirects : TVA, TIPP ...
- gratuité et développement des transports en commun

 

 

Politique. Les vertus de la peur

Tout pouvoir a peur des débordements de la rue et il est bien normal que l’Exécutif s’inquiète de la manifestation du 17 novembre, qui est présentée depuis plusieurs jours par les chaînes d’information comme l’opération du débarquement de 1944 en Normandie. Nourris par l’Histoire révolutionnaire de ce pays, les Français, eux aussi, aiment à se faire peur, toutefois, la peur a des vertus qui incitent parfois à la prudence. Pourquoi, malgré les menaces de M. Castaner en cas d’atteinte à l’ordre public, faudrait-il penser que les gilets jaunes ne sont pas capables de faire preuve d’autodiscipline ? En réalité, comme on l’a vu, mercredi soir, sur TF1, Emmanuel Macron ne cesse de faire son mea culpa, après avoir donné le sentiment de gouverner seul, de façon autoritaire voire arrogante et, pour l’instant, inefficace puisque les résultats de sa politique économique ne sont pas encore visibles. Un peu plus d’humilité et de pédagogie n’aurait pas nui dans l’exercice du pouvoir qui succède forcément à la séduction dont il a fait preuve durant sa campagne présidentielle. De surcroît, son manque d’expérience, d’enracinement dans le pays profond en raison des rapports difficiles avec les élus locaux, l’absence de relais efficaces au sein même du gouvernement, focalisent les critiques sur lui, épargnant le Premier ministre qui faisait, jadis, figure de paratonnerre. À défaut de changer de politique, Macron va devoir démontrer ses capacités de résistance.

https://www.letelegramme.fr/debats/politique-les-vertus-de-la-peur-15-11-2018-12135711.php

 

Ouest-France

Saint-Rivoal. L’extension de la réserve du Vénec suscite la colère

Publié le 15/11/2018

Le comité de défense s’est réuni samedi. | OUEST-FRANCE

Un comité de défense refuse le passage de la réserve de 48,5 ha à 300 ha. Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, et sylviculteurs sentent leurs activités professionnelles menacées.

« Les Monts d’Arrée constituent le plus vaste ensemble naturel de Bretagne. Les enjeux de conservation y sont très forts » , indiquait, en 2017, Patrick Le Mao, président du conseil scientifique régional du patrimoine naturel – rattaché à la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement – dans le rapport d’avis

sur l’extension de la réserve du Vénec.

Il y évoquait également un contexte d’acceptation sociale très complexe. « Dans ce secteur, toutes les dynamiques de protection forte sont en difficulté. »

Un projet d’extension qui suscite la crainte chez les riverains

Et, preuve en a été faite, samedi dernier : un groupe d’usagers du territoire, constitué d’agriculteurs, de chasseurs, de pêcheurs ou encore de sylviculteurs, s’était rassemblé devant la salle polyvalente pour marquer son opposition à l’extension de la réserve du Vénec.

Cette réserve de 48,5 ha, créée en 1993, concerne actuellement une tourbière dans la commune de Brennilis. Son projet d’extension, à 350 ha, suscite la crainte chez les riverains. « Cette extension comprend des prés, des champs, des landes, des boisements naturels et des plantations. Le classement en réserve naturelle interdit toute destruction ou toute modification du milieu. Les activités pouvant être réglementées ou interdites sont notamment la chasse, la pêche, les activités agricoles, forestières, pastorales et industrielles » , souligne Roger Tom, porte-parole du comité de défense.

« Une couche réglementaire supplémentaire »

Agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, et sylviculteurs, directement concernés par ce nouveau périmètre, se sentent menacés dans leurs activités professionnelles.

« On veut ajouter une couche réglementaire supplémentaire sur une zone qui subit déjà maintes contraintes, entre le Parc naturel régional d’Armorique, la zone Natura 2000 et la zone humide. Et ces contraintes supplémentaires pourraient s’étendre à l’interdiction d’exploiter. O n nous annonce déjà que toutes les plantations de résineux doivent disparaître… »

Les habitants sont en danger par manque d’emplois

Et ce ne sont là que quelques-uns des arguments avancés par le comité de défense. « Ce ne sont pas la lande et les petites fleurs qui sont le plus en danger, mais les habitants, par manque d’emplois et de commerces. Cela est particulièrement d’actualité à Brennilis, avec la fermeture de la salaison » , poursuit Roger Tom.

Le comité de défense souhaite, en premier lieu, que le conseil municipal de Brennilis « prenne rapidement position avant la décision de l’État. Elle est attendue pour la fin 2018, début 2019 ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-rivoal-29190/saint-rivoal-l-extension-de-la-reserve-du-venec-suscite-la-colere-6072359

 

« Ils sont allés au bout de la démarche »

Nathalie Bernard se félicite que l’école Marie-Thérèse-Prigent soit allée jusqu’au bout de la démarche.
Nathalie Bernard se félicite que l’école Marie-Thérèse-Prigent soit allée jusqu’au bout de la démarche. (Philippe Bescond)

Dans l’arrondissement, peu de communes ont conservé la semaine à quatre jours et demi dans les écoles. Pourquoi l’avoir fait à Plougasnou ?

NATHALIE BERNARD, MAIRE. « On a tout simplement posé la question aux parents d’élèves. La majorité d’entre eux a souhaité que les enfants conservent ce rythme. Et puis ça correspondait au projet éducatif de territoire que nous avions élaboré. Un projet en parfaite cohérence avec l’organisation mise en place par l’équipe éducative de l’école Marie-Thérèse-Prigent, sur le temps scolaire. Pour ce qui concerne le temps extrascolaire, des animations sont proposées à l’année par le centre Keravel - PEP 53, association d’éducation populaire basée à Primel, avec qui nous avons signé une convention pour toute la politique enfance jeunesse. Elle est notamment chargée des TAP (temps d’activités périscolaires). Dans la mesure où ce n’est pas notre métier de monter des animations, on a fait appel à des professionnels. Et on a la chance d’avoir sur la commune une équipe qui a un savoir-faire dans ce domaine ».

Les TAP ont un coût que certaines communes n’ont pas pu ou voulu assumer…

« Il est vrai que ça a un coût non négligeable. Pour l’année 2017-2018, les TAP nous ont coûté 491 € par enfant. Sachant que la part de l’État se monte à 150 € par enfant et que nous avons autour de 170 élèves dans nos deux écoles publiques, Marie-Thérèse-Prigent et Kerenot, le budget alloué aux TAP tournait autour de 58 000 €. Ce n’est pas anodin. Mais c’est un choix que nous avons fait dès le départ, avec l’équipe municipale. Nous sommes une commune excentrée, assez loin des activités culturelles… Il fallait que l’on propose quelque chose. Ça a un coût mais ça vaut le coup ».

Quel regard portez-vous sur l’initiative de l’école Marie-Thérèse-Prigent ?

« Quand on a commencé à travailler sur le projet éducatif territorial, en 2015, on s’est basé sur le rythme de l’enfant. Ça a toujours été notre priorité. Les TAP, c’est bien, mais conserver le même rythme toute la semaine, c’est encore mieux. Alors on a souhaité mettre en œuvre une politique globale : sur le scolaire, le périscolaire mais aussi l’extrascolaire, à la maison. Tout ça se complète. Et l’équipe de Marie-Thérèse-Prigent a vraiment joué le jeu. Elle s’est organisée pour proposer de nombreuses animations deux jours par semaine, en mélangeant les niveaux et en tenant compte de l’état de fatigue de l’enfant. Ils sont allés au bout de la démarche. Et c’est vraiment très intéressant. Ça fait l’unanimité. Les enfants sont acteurs, acquièrent de l’autonomie. À Kérénot, ils sont dans une démarche moins poussée mais assez proche. Le fonctionnement n’est pas le même quand il n’y a pas de TAP. Cela dit, les trois classes font beaucoup d’activités ensemble ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/ils-sont-alles-au-bout-de-la-demarche-15-11-2018-12135662.php

 

Plougasnou. À l’écoute des élèves

L’équipe de l’école Marie-Thérèse-Prigent s’est fortement investie dans...

L’équipe de l’école Marie-Thérèse-Prigent s’est fortement investie dans l’organisation d’ateliers à destination des élèves, les mardis et jeudis, de 15 h à 16 h 30.

Plougasnou fait partie des rares communes de l’arrondissement à avoir conservé la semaine de quatre jours et demi dans ses écoles. Moyennant quoi, elle finance des animations (TAP) sur le temps périscolaire. Mais à Marie-Thérèse-Prigent, l’équipe pédagogique a voulu aller plus loin en proposant ses propres ateliers en complément.

Une école refaite à neuf, il y a trois ans. Des tableaux blancs interactifs dans chaque classe. Un petit amphithéâtre. Une salle de lecture… Et une équipe enseignante aux petits soins. Répartis en cinq classes, les 118 élèves de l’école Marie-Thérèse-Prigent, au bourg de Plougasnou, ont bien de la chance. D’autant qu’ils bénéficient, en plus, pour la quatrième année consécutive, d’un dispositif pour le moins original. Baptisé Pasce (pour parcours artistique, sportif et citoyen de l’élève), ce dernier propose des ateliers les mardis et jeudis, de 15 h à 16 h 30, qui viennent en complément des animations Tap (temps d’activités périscolaires) financées par la commune et orchestrées par l’équipe du centre Keravel - Pep 53, les lundis et vendredis. Hormis le mercredi matin, pleinement consacré aux enseignements fondamentaux, les petits Plouganistes de Marie-Thérèse-Prigent finissent donc les cours à 15 h tous les jours de la semaine.

Tout sauf une garderie

« Dans le cadre du projet éducatif de territoire que nous avons élaboré en concertation avec la municipalité, le centre Keravel et l’école de Kerenot, nous avons longuement travaillé sur le rythme de l’enfant, confie Stéphanie Prigent, directrice de l’établissement et institutrice en classes de grande section et de CP. C’est ce qui nous a guidés dans nos choix ». Et d’ajouter : « On a estimé, de même que les parents, qui ont largement voté en faveur de ce dispositif, qu’il fallait se caler sur les horaires des Tap. Que le rythme devait être le même toute la semaine ».

Si, de son propre aveu, les débuts ont parfois été chaotiques, il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui, le Pasce a fait ses preuves. Les élèves sont moins fatigués et travaillent mieux. Surtout, ils deviennent autonomes bien plus vite. « Nos ateliers sont divisés en trois pôles : sportif, citoyen et artistique. Ils changent après chaque période de vacances scolaires, précise l’équipe d’une même voix. Mais derrière tout ça, puisque ça se passe dans le cadre scolaire, il y a forcément des objectifs pédagogiques transversaux. Nos priorités sont le développement de l’entraide, du partage, du bien vivre ensemble ». Qu’on se le dise, le Pasce est donc tout sauf une garderie.

Les enfants décident

L’originalité du dispositif réside dans le fait que ce sont les élèves qui choisissent eux-mêmes à quelle activité ils veulent participer, en fonction d’un état de fatigue qu’ils définissent en coloriant une émoticône. S’il est souriant, l’élève estime qu’il est en pleine forme. Grognon signifie qu’il se sent énervé et qu’il a besoin de se calmer. Triste, qu’il est fatigué. Ce mardi, de nombreux choix s’offraient à eux : jeux collectifs, lutte, blog de l’école, échange de savoir sur l’origami piloté par deux élèves de CM1, lecture, techniques artistiques, construction… Ce vendredi, ce sera tennis, yoga, percussions ou encore conseil d’élèves… « C’est très varié. Tout le monde y trouve son compte. Sachant que chaque élève doit équilibrer ses activités. Il ne peut pas faire seulement du sport ou de l’art », souffle l’équipe pédagogique composée de cinq instituteurs titulaires, d’un remplaçant et d’une décharge de direction. Un groupe soudé qui peut aussi compter sur une AVS, le cuisinier de la cantine, les associations plouganistes ou encore quelques parents d’élèves pour encadrer les activités. Ainsi, mardi, Lucie Ray, maman d’élève et prof de philo, proposait-elle un débat sur la violence et la guerre (pour les enfants à partir du CE2). Un succès !

Les classes mélangées

Si les retours sont excellents, tant chez les institutrices que chez les parents ou les enfants, qui ne restent jamais sans surveillance, c’est aussi parce que le Pasce oblige les élèves à se mélanger. Les petits de grande section de maternelle se retrouvent avec des grands de CM2 dans la plupart des ateliers. « Il n’y a aucune crainte et les uns s’occupent des autres, dans le respect », souligne une Stéphanie Prigent qui constate par ailleurs que de plus en plus d’élèves proposent des idées. Ils deviennent acteurs d’un moment privilégié qu’ils attendent avec impatience. Et dans le calme. Ce qui n’est pas un mince exploit. À l’issue de chaque période, chacun part en vacances avec un livret recensant toutes les activités réalisées dans le cadre du Pasce. Le dispositif est sans doute perfectible. Reste que pour le moment, le bilan est positif. Les petits Plouganistes savent même jouer « Au clair de la lune » et « Fais dodo Colin mon petit frère » au xylophone…

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plougasnou-a-l-ecoute-des-eleves-15-11-2018-12135661.php

 

Ouest-France

Discrimination des agents : la CGT convoque une assemblée générale

Publié le 15/11/2018

. | OUEST-FRANCE

Le syndicat CGT du Centre hospitalier du Pays de Morlaix (CHPM), a lancé une vaste opération de recensement des femmes travaillant dans les différents services et qui ont été discriminées pendant leur grossesse.

Depuis un mois, la CGT du centre hospitalier de Morlaix (Finistère) invite les agents concernées par la discrimanation pendant leur grossesse à se signaler auprès d’eux. Cette discrimination concerne le gel de notes qu’elles ont subi au cours de leur carrière du fait d absence pour cause de congé maternité.

Or, depuis le 4 mai, une décision du Tribunal administratif de Rennes fait jurisprudence, précisant que ce gel de note est illégal et discriminatoire. « Des démarches sont en cours et nous sommes accompagnés par un avocat afin d’obtenir réparation du préjudice. »

Pour tenir les agents informées, La CGT organise une assemblée générale le mardi 20 novembre de 15 h à 16 h au Centre social du CHPM.

Contact : cgt.hopital.morlaix@gmail.com ou par téléphone : 02 98 62 61 60 (poste 7323) 06 58 96 23 19.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/discrimination-des-agents-la-cgt-convoque-une-assemblee-generale-6072177

 

Théâtre. Du rire pour la bonne cause

La troupe Uni’Vers’Cène de Taulé sera à nouveau sur les planches, le dimanche 18 novembre, à 15 h, à la salle communale. Elle y interprétera sa toute nouvelle création au profit de l’association Céline et Stéphane Leucémie – Espoir.

La troupe, qui fête ses dix ans d’existence, a ainsi choisi une comédie « Mariage plus vieux - Mariage heureux », de Bruno Druart, qui sera jouée pour la première fois en Bretagne par des amateurs après avoir connu le succès dans toute la France, la Suisse et le Luxembourg grâce à des professionnels.

Une belle occasion de rire avec cette comédie pleine de rebondissements tout en aidant une bonne cause.

Pratique
Entrée : 7 € ; gratuit jusqu’à 12 ans. Billetterie sur place à partir de 14 h 30. Renseignements et réservations au 06 25 19 82 76.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/theatre-du-rire-pour-la-bonne-cause-15-11-2018-12135495.php

 

Ouest-France

Quimper. Leclerc condamné à 5 000 € d’amende

Publié le 15/11/2018

Le tribunal de Quimper a condamné la société gestionnaire du centre Leclerc de Gourvily pour pratiques commerciales trompeuses, ce jeudi 15 novembre 2018. | FABRICE LE HENANFF

Le jeudi 5 octobre 2018, la SAS Kervilly, qui gère le centre Leclerc de Gourvily à Quimper, était poursuivie pour pratique commerciale trompeuse. Ce jeudi 15 novembre, le tribunal a rendu son délibéré. La société Kervilly est reconnue coupable et condamnée à 5 000 € d’amende.

La présidente du tribunal, Marie-Anne Kérisit, avait résumé les faits reprochés à la société : « Avoir affiché, dans un catalogue de promotions dont elle n’assumait ni l’effectivité, ni l’équivalence avec d’autres références, et ce au cours de trois opérations commerciales. »

Des produits en promo indisponibles

Des catalogues promotionnels, diffusés les 16, 17 février et 10 mai 2016, avaient soulevé le courroux d’une cliente. Elle avait déposé plainte et alerté la Direction départementale de la protection des populations. Lors d’un contrôle, les agents de la DDPP avaient constaté l’indisponibilité de 16 produits sur les 90 contrôlés.

Au cours d’un second contrôle le 10 mai 2016, un agent de la DDPP se présentant comme un consommateur lambda avait aussi constaté que plusieurs produits en promotion étaient absents. Le procureur Philippe Lemoine, estimant qu’il s’agissait « de gros sous » , avait requis une amende de 5 000 €. Le tribunal a suivi ses réquisitions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-leclerc-condamne-5-000-eu-d-amende-6072040

 

Jeudi 15 novembre 2018

 

Déclaration commune : Ensemble !, Gauche démocratique et sociale, Génération.s, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme.

 

Prix de l’essence, taxes et impôts :  faire reculer Emmanuel Macron, président des riches, et proposer des mesures pour la transition écologique.

La hausse du prix de l’essence provoque une colère massive. Le gouvernement « pro-riches » Macron-Philippe aura tout fait pour provoquer une haine de l’impôt, par des injustices scandaleuses.

Le quinquennat Macron a commencé par une liste de cadeaux aux plus fortunés : suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), de la progressivité des impôts sur les gros revenus, doublement de la baisse des cotisations sociales en 2019 avec 40 milliards sans créer d’emplois, aucune mesure pour empêcher la fraude fiscale massive des grands groupes et grandes fortunes. Le groupe Total, qui vend du pétrole et de l’essence, triche avec l’impôt sur les sociétés, encaisse pourtant de gigantesque profits (9 milliards en 2017). Il engraisse ses actionnaires (plus de 11% de rentabilité de l’action).

Les cadeaux aux plus fortunés et aux entreprises sont payés par des politiques alourdies contre les plus modestes : hausse de la CSG, gel des APL, retraites augmentées en dessous de l’inflation, blocage des salaires, austérité généralisée. La taxe et la TVA sur l’essence, c’est 60% du prix du litre. Et pour les entreprises du secteur, c’est 10% de marge. Les taxes à la consommation, comme la TVA et la taxe essence, sont des impôts totalement injustes qui pénalisent bien plus les plus pauvres que les riches.

Ce sont les prélèvements injustes sur les ménages qui financent les cadeaux aux riches, au lieu d'une fiscalité progressive et d'une taxation du capital. L’austérité budgétaire, la dégradation des services publics (hôpitaux, rail, bureaux de poste…) s’imposent à la majorité de la population. Ce sont les plus modestes qui trinquent !

Il faut inverser cette politique !

Les salarié-es, les chômeurs, les jeunes sont contraints d’utiliser une voiture, dans les zones rurales ou urbaines éloignées des centres villes. Rien n’est fait pour développer les transports en commun moins polluants, ou pour proposer des tarifs sociaux incitatifs. La prime à l’achat de nouvelles voitures moins consommatrices n’a qu’un effet dérisoire.

Nous faisons des propositions alternatives :

1-      Augmenter les salaires, les retraites, les indemnités de chômage, les minimas sociaux,  et lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscales.

2-      Taxer avant tout les compagnies pétrolières et les grandes entreprises du transport routier ou aérien, ou gestionnaires d'infrastructure (autoroutes), et notamment le groupe Total dont les bénéfices 2017 ont bondi de 39%, qui s’enrichit sur le dos des automobilistes.

3-      Taxer le kérosène (qui ne l‘est pas du tout !) pour empêcher que l’avion, très pollueur, ne concurrence le train. Supprimer l’exonération scandaleuse des taxes carburant pour le transport routier afin de développer le fret ferroviaire. Affecter l'essentiel des ressources de la taxe sur les carburants (TICPE) au développement de transports et de sources d'énergie écologiques, avec un contrôle démocratique.

4-      Arrêter la fermeture des petites lignes de chemins de fer (9000 km sont menacés), qui transforme les campagnes en déserts. Investir massivement dans les transports en commun de qualité accessibles à tous.

5-      Baisser fortement la TVA pour tous les produits de première nécessité.

6-      Contraindre les constructeurs à fabriquer des véhicules propres et sécurisés ; interdire la production et l’importation de véhicule diésel.

7-      Engager sur ces bases de justice sociale la transition écologique

Tous ensemble, agissons avec les forces de gauche et écologistes, les syndicats, les associations environnementales, les usagers des transports.  Pour sortir de la pauvreté, de la pollution, des bas salaires, de la dégradation des services publics, il faut une autre politique !  

Le 15 novembre 2018.

 

Ouest-France

Initiative. Les habitants de Bouvron lancent une pétition pour le retour des banques dans le village

Publié le 15/11/2018

Le distributeur automatique du Crédit mutuel se trouve désormais à Savenay. | OUEST-FRANCE

La pétition pour le retour d’un distributeur de billets a obtenu 1 750 signatures. Commerçants et associations appellent à un rassemblement, samedi, avec le soutien de la mairie.

« SOS commune en détresse, les banques l’ont désertée ». Le calicot qui sera accroché samedi, à 11 h, dans le bourg, ne fait pas dans la nuance.

Municipalité, commerçants et associations d’usagers ont en effet décidé de manifester publiquement et bruyamment leur désapprobation au lendemain de la fermeture de la

dernière agence bancaire et des deux distributeurs automatiques de billets (dab) qui étaient encore en service au printemps dernier dans la commune.

« Nous interpellons tout le système bancaire », précise Corinne Ronsin, adjointe au maire. L’absence de dab participe grandement à la désertification de communes comme la nôtre. »

Un problème insoluble pour les personnes âgées

L’union des commerçants confirme les propos de l’adjointe, par la voix de Dominique Gaudin, sa présidente. « On fait tout pour nous faire mourir. Les clients qui doivent aller à Savenay ou à Blain pour retirer de l’argent en profitent pour faire leurs courses, c’est compréhensible. Certains commerçants sont contraints de refaire des ardoises parce que les gens n’ont plus d’argent sur eux et pensent qu’ils vont en trouver facilement. »

Michel Dietzy, pour le club retraite et loisirs ajoute que l’absence de dab pose un problème insoluble aux personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer. Certaines sont contraintes de confier leur carte et leur code à des tiers pour obtenir du liquide.

Tout le monde ou presque est furieux, comme en témoigne le nombre signataires de la pétition, 1 750 exactement, soit 79 % des personnes inscrites sur les listes électorales, y compris certains administrateurs du Crédit mutuel, à l’image de Philippe Grosseau, vice-président de la caisse locale. « Je me suis battu contre la fermeture du distributeur, j’étais contre, mais je n’ai rien pu faire. En fait, nous sommes des pions, les choses se décident en amont. Être administrateur d’une caisse locale ne veut plus dire grand-chose aujourd’hui. »

Depuis son bureau nantais, Vincent Biraud, le secrétaire général du Crédit mutuel Laco, cache difficilement son embarras devant cette inattendue levée de boucliers. « Ce sont les administrateurs de la caisse des trois communes (Savenay, Fay-de-Bretagne, Bouvron) qui ont pris la décision de fermeture, même s’il y a eu des oppositions, je ne le conteste pas. »

Mais il fallait, selon lui, tenir compte de la logique des flux commerciaux, du coût du maintien d’un distributeur qui, semble-t-il, ne se justifiait plus dans une commune de 3 200 habitants.

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/bouvron-44130/manifestation-contre-la-desertion-des-banques-6070239

 

Ouest-France

Lanmeur. L’ADMR doit déménager mais quand ?

Publié le 15/11/2018

L’ADMR doit emménager dans la maison voisine, future maison d’aide à la personne. | OUEST-FRANCE

Le service d’Aide à domicile de Lanmeur (Finistère) doit rejoindre la future Maison d’aide à la personne. Mais il n’a aucune nouvelle alors que le chantier est presque terminé.

On le sait, le service d’aide à domicile de Lanmeur (Finistère) doit emménager dans la maison voisine de ses locaux. « Mais quand ? s’interrogent les responsables de l’antenne ADMR (Aide à domicile en milieu rural) de Lanmeur. En dépit de nos demandes auprès de l’hôpital

, nous n’avons aucune nouvelle concernant notre installation à l’intérieur de la future maison d’aide à la personne, et nous n’en connaissons pas le loyer. »

Un bel outil de travail

Le chantier de l’ancienne maison Soubigou, touche à sa fin. Cette propriété de l’hôpital, est destinée à accueillir l’ensemble des services aidants pour le maintien des personnes âgées à domicile, avec les services de l’accueil de jour et le Service des soins infirmiers à domicile (Ssiad).

L’ADMR doit trouver place au second étage, qui sera desservi par un ascenseur. « Ce sera un bel outil de travail cohérent, qui va permettre aux professionnels de travailler dans de bonnes conditions. La situation est idéale à proximité du pôle médical. »

26 000 heures par an

Depuis septembre, le siège de l’association ADMR est basé à Pleyber-Christ. L’antenne de Lanmeur dessert les communes de Guimaëc, Locquirec, Garlan, Plouégat-Guerrand et Morlaix. 22 salariées suivent près de 200 personnes, ce qui représente 26 000 heures par an. Six bénévoles sont référents dans les communes, ils assurent le suivi de la téléassistance auprès des personnes âgées.

Le maintien à domicile avant tout

« 95 % des personnes aidées le sont dans le cadre d’un maintien à domicile, indique Nathalie Oryszczycz, coordinatrice. Des aides qui sont financées par le conseil départemental et les caisses de retraite. Nous intervenons aussi pour des gardes d’enfants de plus de trois ans ou encore pour du ménage de confort, pour les personnes qui travaillent et souhaitent se libérer du temps. Mais pour elles, il n’y a aucune aide, seulement une attestation fiscale. »

Une embauche supplémentaire l’été

Le week-end, la demande est énorme pour prendre le relais des familles « pour la préparation des repas, ce qui mobilise quatre à cinq salariées. » L’été, l’ADMR gère un gros portefeuille de saisonniers pour des heures de ménage à la demande de familles en vacances. « Ce qui permet de créer un emploi à temps complet durant cette période. »

Dimanche 18 novembre, à 12 h, salle Steredenn, repas crêpes de l’ADMR. Contact : ADMR, 4, place de l’Église. Tél. 02 98 67 65 41.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/lanmeur-l-admr-doit-demenager-mais-quand-6071796

Que va devenir le local actuel, l'ancien café tenu par Madame Charlou ?

 

Ouest-France

Finistère. Les consignes des Gilets jaunes, l’avertissement du préfet

Publié le 15/11/2018

Avant la mobilisation du samedi 17 novembre dans le Finistère, les membres du mouvement des Gilets jaunes délivrent quelques consignes « pour le bon déroulement des actions. | ILLUSTRATION OUEST-FRANCE

« Avoir une pièce d’identité sur soi », « ne pas masquer les plaques d’immatriculation », « laisser passer les véhicules de secours »… Avant la mobilisation du samedi 17 novembre dans le Finistère, les membres du mouvement des Gilets jaunes délivrent quelques consignes « pour le bon déroulement » des actions. De son côté, le préfet avertit : les manifestations sont « autorisées, mais elles doivent être cadrées ».

Réunies mercredi 14 novembre à Quimper (Finistère), 150 personnes se revendiquant du mouvement des Gilets jaunes ont fait le point sur les actions qui seront menées le samedi 17 novembre, dans tout le sud Finistère : opérations escargot sur la RN 165 entre Quimper et Quimperlé ou bien sur la Transbigoudène, barrages filtrants des véhicules autour de zones commerciales quimpéroises ou bien encore rassemblement devant la préfecture.

Lors de cette même réunion, les portes-paroles des Gilets jaunes ont rappelé quelques consignes  « pour le bon déroulement » des actions du 17 novembre. Ainsi, ils invitent les participants à  « avoir une pièce d’identité » avec eux,  « en cas de contrôle des forces de l’ordre ou bien s’il y a interpellation » . Le rapport aux policiers et gendarmes est d’ailleurs à l’origine de nombreuses consignes :  « Ne masquez pas vos plaques d’immatriculation et conservez bien vos vignettes d’assurance. Sans ça, c’est un motif pour vous interpeller » , rappelle Tristan, l’un des coordinateurs des Gilets jaunes à Quimper.

Autre règle :  « Il ne faudra pas complètement bloquer la circulation, c’est interdit, mais opérer via des barrages filtrants. La bande d’arrêt d’urgence devra être laissée libre, afin de ne pas bloquer des véhicules de secours » , poursuit le porte-parole. Les Gilets jaunes appellent également les participants du samedi 17 à ne mettre leurs baudriers  « qu’au moment des manifestations, afin d’éviter de se retrouver bloqués à un endroit par les forces de l’ordre » . Derniers conseils, délivrés par Tristan :  « Pensez à amener des provisions de nourriture et des couvertures. Et faites le plein d’essence avant samedi. »

L’avertissement du préfet

Ce jeudi 15 novembre, le préfet du Finistère a réagi, en amont de ces mobilisations, par voie de communiqué de presse.

Il avertit :  « Les actions menées ne devront en aucun cas se traduire par des blocages, notamment des axes routiers principaux ou des sorties de ces axes. » « Les organisateurs et les participants devront veiller à ce que leurs actions ne soient pas sources de risques pour les usagers de la route. Le passage des véhicules de secours et d’intervention ne devra en aucun cas être entravé »,  poursuit Pascal Lelarge.

« Avec toutes les conséquences que cela impliquera »

Le préfet termine en insistant sur  « les initiatives de quelques-uns » qui ne  « devront pas avoir des conséquences disproportionnées. Si tel était le cas, les forces de l’ordre ont reçu instruction d’intervenir avec toutes les conséquences que cela impliquera » .

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/finistere-les-consignes-des-gilets-jaunes-l-avertissement-du-prefet-6071749

 

Ouest-France

Saint-Jean-du-Doigt. La route sera dégagée pour le marché de Noël

Publié le 15/11/2018

Les travaux publics dureront encore une quinzaine de jours. |

La STEPP, entreprise de travaux publics aériens et souterrains, qui effectue actuellement des travaux d'enfouissement des lignes, rue Duchesse-Anne-de-Bretagne, laissera la route d'accès principal à la salle des fêtes Kasino dégagée, pour le marché de Noël, qui aura lieu dimanche. En cas de contretemps exceptionnel, les visiteurs devront cependant emprunter la rue Ker-François, pour rejoindre la salle. Par ailleurs, les travaux dureront encore une quinzaine de jours.

Dimanche 18 novembre, de 10 h à 18 h, marché de Noël, salle Kasino. Entrée libre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/la-route-sera-degagee-pour-le-marche-de-noel-6070725

 

Ouest-France

Plougasnou.Et si on allait au théâtre, samedi ?

Publié le 15/11/2018

La compagnie L'île Lauma sera sur scène, samedi, à Plougasnou. | DR

L'association Le Lieu propose Enfantillages de Raymond Cousse, par la compagnie L'île Lauma, qui mettra en scène ce texte empreint de joie, de naïveté, de rire et d'émotion. L'auteur y fait le récit de l'absurdité, de la cruauté et de l'injustice du monde, a travers les yeux d'un enfant. Ce monologue écrit avec une stupéfiante exactitude, un style exceptionnel, a été notamment salué par Beckett et Ionesco.

Samedi 17 novembre, à 20 h 30, à la ferme de Trézenvy. Tarifs : 10 €, réduit 7 €, gratuit pour les moins de 10 ans. Buvette et restauration sur place par les Régalantes dès 19 h 30. Réservation : le.lieu@laposte.net

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/et-si-allait-au-theatre-samedi-6070727

 

Mercredi 14 novembre 2018

Lettre ouverte à Monsieur le préfet du Finistère

Monsieur le Préfet,

Quand vous avez pris vos fonctions dans notre département, en 2016, vous avez déclaré à la presse que, concernant l’accueil des migrants, il fallait agir avec « fermeté et humanité ».

De cette déclaration il ne reste plus que "fermeté" synonyme en l’occurrence d'expulsions et de non-accueil. L’humanité est indispensable, et il nous semble à nous, associations qui venons en aide aux étrangers, que ce deuxième engagement a été oublié.

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion d’Habibata, ivoirienne de 28 ans et de son bébé de 7 mois qui est né à Kemper ? Mariée de force dans son pays, elle a fui avec sa cousine enceinte comme elle vers l'Algérie puis la Libye où elle a été emprisonnée 4 mois. Après être passées par l'Italie, elles ont toutes deux déposé une demande d'asile en France le 19 juin 2018. Alors que la demande de sa cousine a été acceptée, vous avez enclenché une procédure d'expulsion vers l'Italie pour Habibata, qui doit pourtant se faire opérer de la hanche le 3 décembre 2018.

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion de Rassoul, 22 ans, qui vient de Tchétchènie ? Il est arrivé fin 2017 à Kemper où il a rejoint son frère qui y vit et y travaille depuis quelques années. Son frère est la seule famille qui lui reste. Il a pu quitter son pays grâce à un visa obtenu à l'ambassade d'Italie en Russie. Quand on fuit une situation dangereuse, il est permis de saisir une opportunité qui se présente, car la France ne délivre pas aussi facilement un visa là-bas. Sa demande d'asile a été rejetée, il a été assigné à résidence, mais il ne pouvait pas aller en Italie avec le billet d'avion de la préfecture : il n'y est jamais allé, n'y connaît personne alors que sa seule famille est à Kemper.

Où est l’humanité quand vous organisez l’expulsion de Mukhammad, tchétchène lui aussi, arrivé à Kemper fin 2017, et scolarisé au lycée Thépot ? Il est soutenu par ses professeurs et camarades de classe qui ne comprennent pas qu'il ne puisse pas continuer ses études avec eux. C'est un élève doué, disent ses profs. Il parle le français. C'est un exemple d'intégration. Et pourtant, lui aussi a été assigné à résidence en vue de son expulsion. Lui aussi est sommé de prendre un avion vers l'Italie où il n'est jamais allé non plus.

Si vous expulsez Habibata et son bébé en Italie, vous la privez de soins indispensables.

Si vous expulsez Rassoul en Italie, vous séparez une fratrie.

Si vous expulsez Mukhammad en Italie, vous l’empêchez de continuer sa scolarité.

Ce ne sont que trois exemples parmi des dizaines d’autres. Nous attirons votre attention une nouvelle fois sur l'article 17 du règlement Dublin qui permet d'étudier aussi des demandes d'asile pour des raisons humanitaires. Or nous le constatons, vous appliquez ce règlement dans sa composante la plus restrictive, sans jamais prendre en compte les situations humanitaires de ces personnes.

Vous étiez présent à Kemper pour le discours de M. Macron, quand il a dit que l’Italie était un des pays européens qui « trahissait l’asile ». Quelques jours plus tôt il avait déclaré que l’Italie faisait preuve de « Cynisme et irresponsabilité » dans l’accueil des réfugiés. Comment justifier alors de continuer à organiser des expulsions des demandeurs d’asile vers ce pays ?

Monsieur le Préfet, nous vous demandons de respecter vos engagements d’humanité, nous sollicitons votre bienveillance pour réétudier les situations des personnes citées dans ce courrier.

Nous renouvelons notre demande d’une rencontre entre des représentants de nos associations de solidarité et le service de la Préfecture. Ces rencontres ont déjà existé dans ce Département où nous avons le sens de la responsabilité dans des affaires complexes.

Nombreuses furent les sollicitations pour réactiver ce dispositif de concertation, demandes où nous n'avons toujours pas eu de réponse.

Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre haute considération.

 

Copie de ce courrier est adressée à :

Michèle KIRRY, préfet de Bretagne

Christophe CASTANER, ministre de l’intérieur

Edouard PHILIPPE, premier ministre

Emmanuel MACRON, président de la République

 

Listes associations signataires :

Droit d’Asile Quimper Cornouaille  

Ligue des droits de l’Homme Quimper ..........................

 

Défense. La com’ ne suffit pas

Quel meilleur symbole qu’une interview sur le Charles-de-Gaulle à la sortie d’une longue immobilisation pour cause d’IPER (révision complète) afin de plaider la cause de la défense européenne et contrer les tweets ravageurs de Donald Trump stigmatisant le chômage élevé en France, la soumission aux Allemands durant l’Occupation et un nationalisme inavoué. Emmanuel Macron avait eu beau invoquer la surinterprétation de ses propos à Europe 1 qui visaient surtout les cybermenaces en provenance des États-Unis et pas une quelconque agression militaire, rien n’y fit. L’enquête de la DGSI sur l’espionnage économique de nos alliés accrédite pourtant la thèse du chef de l’État sur l’intrusion permanente de l’Amérique dans nos affaires. Tout comme sa propension à imposer l’extra-territorialité de ses lois, ce qui a condamné la plupart des grandes entreprises françaises à quitter l’Iran dès lors que de nouvelles sanctions contre Téhéran étaient décrétées par l’Oncle Sam.

Qui sait si Alstom aurait été vendu à General Electric si son P-DG, Patrick Kron, n’avait pas eu peur de la justice américaine ? Toujours est-il qu’en ayant concédé à Trump qu’il était prêt à partager le fardeau de l’Alliance atlantique, Macron s’est imposé une obligation de moyen. Certes, Angela Merkel l’a officiellement soutenu d’autant qu’elle prône la nécessité, pour le Vieux continent, de s’émanciper. Mais elle ne tient déjà pas ses engagements financiers sur le G5-Sahel. Or, le président français a repoussé à 2025 l’objectif de la norme Otan de 2 % du PIB. Et la hausse de 1,8 milliard d’euros prévue, cette année, dans le cadre de la loi de programmation s’est vue amputée de moitié puisque les autres ministères ne prendront pas leur part des opérations extérieures, selon la tradition. C’est une question de crédibilité et la com’ n’y suffira pas. Par ailleurs, le Brexit ne doit pas nous détourner de la Grande-Bretagne, seule véritable armée en Europe avec la nôtre. Ne serait-ce que pour avoir des porte-avions en permanence à la mer.

https://www.letelegramme.fr/debats/defense-la-com-ne-suffit-pas-14-11-2018-12133818.php

 

Gilets jaunes. L’Exécutif prend les devants

Le Premier ministre, le matin, à la radio. Le Président, le soir, à la télévision. Monté hors des partis et des syndicats, sans organisation ni coordination, l’inclassable mouvement des gilets jaunes qui a pris corps sur les réseaux sociaux aura déjà mobilisé, mercredi, les deux têtes de l’Exécutif. Mot d’ordre commun : anticiper face à une contestation populaire que personne n’aura vu venir et dont on ne sait pas bien si elle tournera en mouvement social anti-Macron ou en pétarade de pots d’échappement. En vendant son plan à un demi-milliard, Édouard Philippe a cherché à déventer le petit souffle de jacquerie fiscale et, en passant, à repeindre en vert la hausse des taxes sur les carburants. Quelques semaines après le tsunami Hulot, ramener les écolos à de meilleurs sentiments n’est pas inutile dans la perspective des européennes. Mais prévenir n’est pas guérir. Le Premier ministre n’aurait-il pas grillé prématurément ses cartouches dans l’hypothèse où les choses tourneraient au vinaigre ? Depuis le Charles de Gaulle, le chef de l’État, lui, a surtout plaidé pour une politique qui, au nom du climat et de l’emploi, justifie, dit-il, d’alourdir de sept milliards les taxes carburants pour alléger la fiscalité du travail. Dans la foulée de la loi Travail, des APL ou des emplois aidés, un « j’assume » typiquement macronien dont on se demande s’il a une chance de convaincre Jacqueline Mouraud, la « madone » des gilets jaunes, et sa cohorte de mécontents.

https://www.letelegramme.fr/debats/gilets-jaunes-l-executif-prend-les-devants-14-11-2018-12133807.php

 

Le Diben mercredi 14 novembre 2018

Saint-Malo. Attention, courants dangereux

 

Police. Des renforts sont demandés rapidement

Laurent Prat, Éric Kerbrat, Stéphane Bellion et Laurent Le Roux, du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière réclament des renforts au commissariat de Morlaix.
Laurent Prat, Éric Kerbrat, Stéphane Bellion et Laurent Le Roux, du syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière réclament des renforts au commissariat de Morlaix. (Photo Paul Bohec)

Le syndicat Unité SGP Police-Force Ouvrière a rencontré ce mercredi 14 novembre le maire de Morlaix et le sous-préfet pour leur faire part de leur inquiétude concernant le manque d’effectif du commissariat de police de la ville. Ils demandent douze renforts supplémentaires.

Au commissariat de police de Morlaix, le manque d’effectif est criant. « Certains préfèrent parfois faire une croix sur des congés pour être solidaires et ne pas mettre en difficulté des collègues », confie même Éric Kerbrat, secrétaire départemental pour l’Unité SGP Police-Force Ouvrière. Ce mercredi, plusieurs membres du syndicat ont rencontré Agnès Le Brun, maire de Morlaix, et Gilles Quénéhervé, sous-préfet. « On leur a rappelé que la police est un service public de proximité et qu’à ce titre, il faut donner les moyens à la Police nationale de remplir sa fonction dans toutes les villes : à Morlaix, comme à Paris, Marseille ou Grenoble », précise Éric Kerbrat, confiant quant à l’écho trouvé auprès de l’élue et du représentant de l’État.

Douze renforts supplémentaires demandés

« La coupe est pleine », soulignent les policiers qui sollicitent des renforts rapides pour augmenter les patrouilles, trop régulièrement en sous-effectif. « Tout compris, le commissariat compte 51 personnes. Nous demandons douze policiers supplémentaires notamment pour venir appuyer les équipes sur la voie publique », annonce Laurent Le Roux, secrétaire national délégué zone ouest.

Avec un taux d’élucidation des affaires à près de 60 %, le commissariat morlaisien affiche pourtant les meilleurs chiffres du département. « C’est frustrant, appuie Laurent Le Roux. On va nous mettre ces statistiques face à notre demande alors que la réalité du terrain est qu’on fonctionne en permanence à flux tendus avec des collègues de plus en plus fatigués. Dans le département, l’urgence, c’est Morlaix ! ».

« Une délinquance en hausse »

En plus d’effectifs qui ont considérablement baissé depuis une quinzaine d’années, les policiers morlaisiens doivent également composer avec une évolution de la délinquance. « Cette dernière est de plus en plus nombreuse, témoignent les forces de l’ordre. Plus violente, plus jeune aussi. On constate des actes d’outrages, de rébellion ou de refus d’obtempérer de plus en plus nombreux ». Les policiers soulignent également le problème de réseaux en place, venus de la périphérie brestoise notamment, qui leur complique grandement la tâche. Si sa demande venait à ne pas être entendue, malgré l’appui des personnalités locales, le syndicat prévient : « On demandera à la population de manifester avec nous pour le maintien d’un service public de qualité ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/police-des-renforts-sont-demandes-rapidement-14-11-2018-12133764.php

 

Plaisance. Ce bateau tient la route

Plaisance.  Ce bateau tient la route

Plaisance.  Ce bateau tient la route

Plaisance. Ce bateau tient la route

Sur l’eau, le Tringaboat tient la route. Quand il sort son train d’atterrissage, c’est le même constat. Mercredi après-midi, entre Trégastel et Perros-Guirec, ce bateau routier en balade a fortement intrigué ceux qui l’ont croisé.

« Maman les p´tits bateaux qui vont sur l´eau ont-ils des jambes ? Mais non, mon gros bêta s´ils en avaient, ils marcheraient ! ». Sur la plage de Tourony, à Trégastel, la fameuse comptine pour enfants perd tout son sens quand le Tringaboat sort de l’eau sur « ses jambes ». C’est ainsi que Guirec Daniel, ingénieur de Perros-Guirec, appelle le train d’atterrissage de son bateau routier. Il travaille depuis huit années sur ce projet qui passe aujourd’hui en phase de commercialisation. « On fait des démonstrations commerciales aux clients. Ils font plusieurs centaines de kilomètres pour venir voir le bateau. C’est unique au monde », indique-t-il. Les premières réservations ont déjà été prises. L’ingénieur espère pouvoir assurer le démarrage des livraisons à partir de septembre 2019. Il faudra débourser un peu moins de 100 000 € pour devenir propriétaire d’un Tringaboat.

Trois roues motrices

« C’est le chaînon manquant », résume Guirec Daniel les pieds dans le sable, qui scrute son bateau en essai de vitesse sur l’eau. Il existait déjà des bateaux amphibies. Le Tringaboat va plus loin. C’est le premier bateau routier. Long de 6,5 m, il peut aussi bien prendre la mer que le bitume. C’est le seul autorisé à le faire. En version aquatique, il embarque six adultes pour une balade iodée. Quand il circule sur la terre ferme avec ses trois roues motrices et son système antipatinage, la ceinture de sécurité amovible s’impose aux passagers. Mercredi après-midi, sur la plage de Trestraou en Perros-Guirec, le Tringaboat intrigue les promeneurs quand il sort de l’eau sur ses roues. En position basse, les occupants du navire descendent facilement. Quand il navigue, les roues rentrent entièrement dans la coque. Comme pour un avion.

Homologué en 2017 par les pouvoirs publics pour circuler sur les routes, vous ne risquez pas de vous faire flasher, grisé par l’expérience. Avec son moteur essence de 27 chevaux, il roule à la vitesse de 16 km/h. Le Tringaboat ne peut pas emprunter les voies express ou les autoroutes. En mer, un deuxième moteur de 150 chevaux prend le relais. La vitesse de navigation peut alors atteindre les 32-33 nœuds. Pour que le Tringaboat puisse circuler sur le plancher des vaches, Daniel Guirec a réussi à faire changer la réglementation.

Qualité d’accès à l’eau

Pour prendre la barre ou le volant de cet objet flottant très polyvalent, il faut disposer de ses permis mer option côtier ou hauturier et B pour la voiture. Le Tringaboat devrait séduire les plaisanciers qui habitent à quelques kilomètres de la mer. Il serait la solution idéale pour mettre un pied sur son bateau en laissant sa voiture au garage et en évitant les frais de port. « Vous aurez une qualité d’accès à l’eau identique à quelqu’un qui aurait une place de port dans son jardin ». Le Tringaboat transformerait votre maison en bord de mer en « marina ».

Fondée en 2011, la société Tringaboat s’est installée sur le site de Pégase, à Lannion, en début d’année. Elle compte quatre salariés dans ses rangs. « La production sera faîte à Lannion. On va embaucher l’année prochaine », poursuit Guirec Daniel. Dans un premier temps, il va s’attaquer au marché français. « À partir de 2020, on va essayer de s’étendre un peu partout. On va viser le grand export. On va être obligé de regarder les différentes réglementations routières. C’est ce qui va déterminer notre vitesse de déploiement commerciale », conclut Guirec Daniel.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 14 Novembre 2018 à 20h59

Plus besoin de port, juste une cale de mise à l'eau et le tour est joué, que d'économies pour les municipalités et les contribuables.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/plaisance-ce-bateau-tient-la-route-14-11-2018-12133724.php

 

Ouest-France

Commissariat de Morlaix. Le syndicat SGP tire la sonnette d’alarme

Publié le 14/11/2018

Laurent Prat, délégué local Unité SGP Police FO, Eric Kerbrat, secrétaire départemental, Stéphane Bellion, délégué adjoint local et Laurent Le Roux, secrétaire national délégué zone ouest. | Oest-France

Le syndicat SGP police FO vient d’interpeller la maire et le sous-préfet de Morlaix (Finistère) : difficile, pour le commissariat, de continuer à assurer ses missions avec si peu de moyens humains. Ces policiers pointent une évolution de la délinquance.

« Dans le département, tout le monde est à flux tendu. Mais la priorité du moment, c’est Morlaix. » Le syndicat SGP police FO a décidé de tirer la sonnette. Localement, il manque des policiers.  « On n’a pas l

’habitude de demander grand-chose. Donc quand on dit qu’il nous faut dix policiers, c’est qu’on en a vraiment besoin de dix » , martèle Laurent le Roux, secrétaire national délégué zone ouest du syndicat.

Stéphane Bellion, délégué adjoint, est arrivé en 2004.  « À cette époque, on était une vingtaine de plus. »  La délinquance n’était pourtant pas la même.  « Sur Morlaix, on est clairement en hausse » , ajoute Laurent Prat, délégué local.

« Des réseaux extérieurs »

« On parle souvent de Marseille, mais des villes de la taille de Morlaix font aussi face à des phénomènes nouveaux,  reprend Laurent Le Roux. Jusque-là, il y avait la délinquance sociale, sur fond d’alcool. S’y ajoute aujourd’hui une délinquance venue de l’extérieur. Des réseaux de cambriolages et de stupéfiants, souvent brestois, qui répondent à la loi de l’offre et de la demande. »

Autre fait nouveau :  « La délinquance qui devient de plus en plus violente et de plus en plus jeune,  remarque le délégué local. Les outrages et rébellions se multiplient, les refus d’obtempérer (en voiture) aussi » . À tout cela est venu se greffer le risque d’attentat.  « Depuis Charlie, on a des protocoles. Mais difficile pour nous de les appliquer… »

Meilleur taux d’élucidation

Ils ont le sentiment de ne plus avoir les moyens d’assurer leurs missions de protection au quotidien, en toute sécurité.  « On est solidaires entre nous. Les collègues préfèrent parfois ne pas prendre de repos. Mais on est épuisés. » Pour des villes comme Morlaix, l’autre difficulté,  « c’est que les renforts les plus près sont à 60 km, à Brest » .

« Vu de Paris, on pense tourisme plutôt que besoin de sécurité » , regrette encore le secrétaire national. Qui constate aussi que le taux d’élucidation des affaires n’aide pas à faire avancer leur cause.  « On n’est pas loin de 60 %. C’est le meilleur taux du Finistère. Comment voulez-vous demander des effectifs ? Ils considèrent que ça fonctionne bien comme ça. Le problème, c’est qu’on ne peut quantifier notre présence auprès de la population, le secours à personne notamment. »

L’appui de la population ?

Ils demandent aussi deux postes supplémentaires pour le renseignement territorial. Actuellement, ils ne sont que deux pour tout le pays de Morlaix. Parmi leurs missions, il y a des choses peu connues, comme  « l’anticipation des crises en entreprises (plan social en particulier), par la médiation » .

Les délégués se sont entretenus de toutes ces choses avec la maire, Agnès Le Brun, et le sous-préfet, Gilles Quénéhervé.  « On a reçu une écoute très attentive. La maire nous a dit qu’elle en parlera la semaine prochaine, au Congrès des maires » . Et de prévenir :  « Si l’on n’obtient pas ces renforts l’année prochaine, on demandera à la population de se mobiliser. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/commissariat-de-morlaix-le-syndicat-sgp-tire-la-sonnette-d-alarme-6070098

 

APE Marie-Thérèse-Prigent. Le vide-greniers a fait recette

L’APE de l’école Marie-Thérèse-Prigent a organisé dimanche 11 novembre, un vide-greniers, à la salle omnisports, 80 exposants offraient 300 mètres linéaires d’étals à la curiosité des chineurs, qui avaient déjà été 700 à franchir le pas de la porte en milieu d’après-midi, occasionnant quelques difficultés de stationnement sans réelle gravité. Pour la trentaine de bénévoles qui ont organisé la manifestation, l’amélioration notable par rapport aux années précédentes a été la température agréable de la salle, consécutive au réaménagement effectué ces derniers mois. Les prochaines actions de l’APE seront la vente de chocolats aux parents d’élèves et la vente de T-shirts avec le nouveau logo.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/ape-marie-therese-prigent-le-vide-greniers-a-fait-recette-14-11-2018-12133621.php

 

Fnaca. Une association qui se porte bien

Michel Le Gall, président de la section locale, a regretté la diminution progressive des adhérents, phénomène inéluctable qui est constaté partout en France.
Michel Le Gall, président de la section locale, a regretté la diminution progressive des adhérents, phénomène inéluctable qui est constaté partout en France.

La section locale de la Fnaca, sous la présidence de Michel Le Gall, a tenu son assemblée générale, dimanche 11 novembre, à la salle de réunion à l’étage de la mairie. La dizaine de participants a pris connaissance du bilan moral, du bilan d’activité, du bilan financier équilibré, avant de débattre de questions diverses, telles la remise de la carte du combattant, décidée en mai 2018, aux anciens combattants présents en Algérie entre 1962 et 1964, après l’Armistice, donc, ou l’arrêt de l’organisation de concours de pétanque par la Fnaca dans le cadre des Mardis de Saint-Jean, en été, au profit de l’association locale qui le souhaiterait.

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-jean-du-doigt/fnaca-une-association-qui-se-porte-bien-14-11-2018-12133593.php

 

Carburants. Faut-il renoncer à la hausse des taxes ?

Sandrine Le Feur (à gauche), députée LREM du Finistère et Marc Le Fur (à droite), député LR des Côtes-d’Armor.
Sandrine Le Feur (à gauche), députée LREM du Finistère et Marc Le Fur (à droite), député LR des Côtes-d’Armor. (Photos Le Télégramme)

Pour désamorcer la grogne du 17 novembre, faut-il renoncer à la hausse des taxes sur le carburant ? Pour Marc Le Fur, député LR des Côtes-d’Armor, c’est oui. Pour Sandrine Le Feur, députée LREM du Finistère, c’est non. Interview croisée.

Comprenez-vous la grogne sur le prix des carburants ?

Sandrine Le Feur : « Je comprends le mouvement. Et j’entends l’inquiétude sur le pouvoir d’achat. Après, il y a beaucoup de désinformation sur le sujet. La hausse du prix des carburants n’est pas due qu’aux taxes. Il faut aussi rappeler qu’en 2013, le prix était supérieur à celui de 2018. Et se rendre compte qu’en 1973, avec une heure de smic, on pouvait acheter trois litres de carburants. En 2018, on peut en acheter 6,5 litres, sachant que nos voitures consomment deux fois moins qu’à l’époque.

Marc Le Fur : « Je comprends la colère des gens. Ce qui m’a frappé ces derniers jours, c’est le nombre de véhicules qui circulent avec un gilet jaune très ostensiblement placé à l’avant. Même si les gens ne manifestent pas, ils adhèrent à ce mouvement. J’ai reçu hier des salariés de Kermené, le plus gros abattoir de France. Ils sont 3500, prennent leur véhicule pour accéder à leur travail, et ils m’ont dit leur détermination à passer ce signal au gouvernement.. »

Les réponses du gouvernement sont-elles à la hauteur ?

Sandrine Le Feur : « Le gouvernement entend ce ras-le-bol des citoyens. Pour moi, les mesures annoncées par le Premier ministre vont dans le bon sens. »

Marc Le Fur : « Le gouvernement prend des mesures annexes, pas inintéressantes isolément, mais qui ne résolvent absolument pas le problème. Nous demandons une chose très simple, l’arrêt de l’augmentation des taxes. Le moratoire. »

En France, la fiscalité verte se concentre sur les carburants. Est-ce une bonne approche ?

Sandrine Le Feur : La voiture est le plus gros poste d’émission de gaz à effets de serre pour le Français moyen. Selon moi, c’est normal que la fiscalité verte se concentre sur le carburant. On sait que la transition énergétique est nécessaire. Hélas, cela n’a pas été fait par les gouvernements précédents. Et c’est vrai qu’on se retrouve dans une impasse pour les gens habitant en zone rurale, car on n’a pas mis assez d’argent et d’énergie dans la recherche de nouvelles solutions (je pense à la voiture à hydrogène).

Marc Le Fur : « Les gens ne croient pas le gouvernement quand il dit que cet argent sert à l’environnement. Les taxes sur le carburant financent le grand trou du budget de l’État. Seulement une petite fraction, entre 10 et 15 %, va à des préoccupations écologiques. On utilise le prétexte de l’environnement pour faire les poches des Français. Il faut arrêter de raisonner sous forme de taxes. La logique gouvernementale devrait être de réduire les dépenses publiques. »

Où serez-vous samedi ?

Sandrine Le Feur : « Je serai à ma permanence, à Morlaix. Si une délégation s’organise, avec une revendication précise, j’accepterai de la recevoir. »

Marc Le Fur : « Il faut éviter toute forme de récupération politique. Je ne participerai pas aux manifestations. »

À lire sur le sujet Gilets jaunes. La carte des manifestations en Bretagne

https://www.letelegramme.fr/bretagne/carburants-faut-il-renoncer-a-la-hausse-des-taxes-14-11-2018-12133418.php

Madame Le Feur, en 2013 nos voitures ne consommaient pas deux plus qu'en 2018, vous aviez peut-être un problème de carburation sur votre véhicule, il ne marchait pas bien.

 

Ostréicultrice. Catherine Alvado, la mer vissée au cœur [En images]

Les eaux de la baie, très brassées, garantissent le goût unique des huîtres de...

Les eaux de la baie, très brassées, garantissent le goût unique des huîtres de pleine mer. (S.G)

S’il règne un calme automnal au port de Térénez, aux Huîtres de Stérec, Catherine Alvado s’active. Novembre marque pour l’ostréicultrice le coup d’envoi d’une intense période de commercialisation. Dans quelques semaines, les amateurs du goûteux coquillage viendront s’approvisionner en huîtres, reines des tables de fêtes de fin d’année.

Au fond du port, la marée basse dévoile les tables ostréicoles. À quelques pas de là, dans la petite maison des huîtres de Stérec, vêtue d’une salopette jaune, la maîtresse des lieux Catherine Alvado nous accueille d’un franc sourire. Cela fait 21 ans qu’elle est à la tête de l’exploitation ostréicole qui emploie trois salariés et demi toute l’année. 

Originaire de Charente-Maritime, la presque quinquagénaire s’est arrimée dans le petit port plouganiste en 1993, quand son mari ostréiculteur est venu y travailler. Elle l’y a rejoint et quatre ans plus tard, ils s’installaient à leur compte. « Aujourd’hui, notre exploitation produit 100 tonnes d’huîtres creuses de pleine mer par an », explique Catherine. « La moitié de notre production est vendue localement. Nos huîtres sont en vente directe toute l’année, servies dans 14 restaurants du pays de Morlaix et disponibles sur les étals de plusieurs moyennes surfaces. Le reste de la production est acheté par des grossistes pour d’autres marchés ou pour affinage en Charente ».

"Les huîtres, c’est comme le vin. C’est le sol où elles poussent qui fait leur saveur unique."

Pendant que Bastien et Stéphane, ses salariés, s’affairent à la calibreuse et au tapis de tri, elle vante de la qualité des eaux de la baie de Morlaix : « Les huîtres sont des animaux extrêmement sensibles à la qualité de leur environnement et le moindre choc thermique peut les fragiliser. Ici, les marées brassent plus qu’en Charente, nos huîtres ont davantage de nutriments ». C’est du côté du Drezen, un banc sableux du château du Taureau, près de l’île Noire et devant l’île Stérec que poussent les huîtres de Catherine Alvado. « On y travaille sur sable et sur roche, à des endroits baignés par la première eau fraîche qui revient du large. C’est ce qui garantit la saveur unique de nos huîtres de pleine mer. Car les huîtres, c’est comme le vin, selon les sols, leur saveur est différente », glisse-t-elle, fine connaisseuse des goûts de ses clients qui, ici, « les aiment très iodées ».

Une production maîtrisée de A à Z

Aux Huîtres de Stérec, « toute la production est maîtrisée de A à Z ». Fraîcheur des eaux finistériennes oblige, c’est d’abord sur leur site de Port-des-Barques, en Charente-Maritime, que sont produits les naissains, qui nécessitent en effet une température de 21 degrés pour se développer. Les naissains nés entre août et septembre sont prélevés en mai de l’année suivante et transportés à Térénez, pour y être mis en poches. Elles seront tournées, dédoublées régulièrement tous les six mois. Au bout de la troisième année, les huîtres atteignent leur taille optimale de consommation. 

Un travail exigeant, de longue haleine pour un produit qui s’annonce cette saison « de belle qualité, mais sur de petits calibres. On a décidé de garder 30 % de la production pour un an de plus, pour ne pas devoir vendre plus cher », précise Catherine qui met un point d’honneur à proposer la douzaine à prix stable toute l’année, Noël compris. « Actuellement, on vend nos huîtres au prix de revient, alors il faut savoir se diversifier ».  

L’atout dégustations 

C’est ce qu’elle n’a pas hésité à faire : cet été, elle a proposé des dégustations d’huîtres et petite restauration de produits de la mer locaux. Un succès indéniable pour cette battante, qui a régalé tous les jours de 12 h à 21 h des touristes venus de toute l’Europe, attablés devant un panorama de carte postale. « Le contact est indispensable à mon équilibre. J’aime raconter mon amour du métier, le travail avec des animaux vivants. Ici tout rentre en compte pour faire un produit sain respectueux de l’environnement, même si, entre fluctuations du climat, des prix, on ne maîtrise jamais rien », explique-t-elle, optimiste dans l’âme « parce qu’elle n’a pas le choix ». 

Alors que la marée continue de descendre, son fils Paul, bac ostréicole et BTS aquaculture en poche, la rejoint. Avec Bastien et Stéphane, ils embarquent, direction le Drezen, pour relever les poches avant les mortes-eaux à venir. Une sortie « d’une à deux heures, c’est la marée qui décide… », souffle Paul. Baigné depuis tout petit dans le métier, le jeune homme compte aujourd’hui suivre une formation commerciale d’un an avant d’intégrer l’entreprise familiale. « Ce serait un atout supplémentaire. On sait bien faire les huîtres, notre chaînon manquant, c’est la valorisation du produit. Si je pouvais transmettre à mon fils une entreprise saine, du naissain à la commercialisation complète, ce serait ma plus grande récompense de maman ! La boucle serait bouclée.  » se réjouit-elle. 

Respectueuse du pays où elle vit et qui la nourrit, ce petit bout de femme déterminée rêve aussi qu’un jour elle puisse « vendre 100 % de sa production en local ». Un rêve qui ferait d’elle « la plus comblée des ostréicultrices ».

Les Huîtres de Stérec, port de Térénez, Plougasnou ; ouvert toute l’année. Tél. 02 98 72 44 43.

En complémént

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Baie de Morlaix. 21 exploitations locales

En baie de Morlaix, la production d’huîtres représente 21 entreprises locales, cinq autres entreprises bretonnes et 42 entreprises extérieures, soit 69 entreprises en activité sur ce secteur. Ces entreprises génèrent une main-d’œuvre de 119,5 emplois directs (217 personnes) selon les chiffres 2016 du Comité régional de la conchyliculture Bretagne Nord. Sur une surface exploitée de 686 hectares, on produit ici essentiellement des huîtres creuses, à raison de 5 207,5 tonnes par an, dont 40 % produites par les entreprises locales. Le chiffre d’affaires total dégagé par ces entreprises locales avoisine les 6,32 millions d’euros.

Un cru 2018 « petit mais goûteux »

Que penser de l’été passé, plutôt clément côté météo ? Après la dernière réunion du syndicat ostréicole, Florence Bourhis-Madec, du CRC, parle de saison correcte : « Les consommateurs vont trouver une belle qualité de produit, même si les tonnages ne seront pas pléthoriques. Ce faible rendement s’explique par un printemps sec et un manque d’eau douce, qui a limité le développement du plancton, et par conséquent l’apport de nutriments nécessaires à la croissance des huîtres ». Et la mortalité ? « Elle avoisine cette année les 50 % en baie de Morlaix, mais les entreprises ont appris à gérer ce paramètre », ajoute-t-elle (les professionnels ont enregistré jusqu’à 80 % de mortalité par le passé).

Les ostréiculteurs doivent-ils faire face à un rush d’activité de fin d’année ? « Il y a beaucoup de travail en novembre-décembre, car ils manipulent sur cette courte période de très gros volumes : il faut ramener à terre davantage de stock d’huîtres, les trier et les calibrer. Le reste de l’année est passé à surveiller, retourner les poches. Il y a un nombre de manipulations considérables sur chaque poche qui fait de nombreux allers-retours à l’exploitation pour être dédoublées et permettre une bonne croissance du produit ». En baie de Morlaix, si les fêtes de fin d’année sont, après la période estivale, une intense période de commercialisation, il faut rappeler qu’ici les ostréiculteurs vendent leur production tout au long de l’année.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/ostreicultrice-catherine-alvado-la-mer-vissee-au-coeur-14-11-2018-12133551.php

 

Ouest-France

Handicap. Maman d’un petit garçon malade, elle écrit à Emmanuel Macron

Publié le 14/11/2018 Delphine VAN HAUWAERT

Ophélie et Liam. | DR

À Saint-Pol-de-Léon (Finistère), Liam est atteint d’une maladie génétique extrêmement rare. Sa maman, Ophélie, est fatiguée de se heurter à des barrières administratives. Son cri du cœur, publié sur Facebook, a été partagé plus de 24 000 fois.

C’est un cri du cœur qu’a lancé, le 8 novembre, Ophélie, sur la page Facebook de Moi, Liam, superhéros. Liam, c’est son petit garçon de 2 ans. Il souffre d’une maladie génétique extrêmement rare. Épileptique sévère, il pouvait faire 200 crises par jour quand il était bébé.

« Mon fils est malade depuis qu’il est né et il ne guérira pas. Il peut juste avoir un traitement qui stabilisera ses crises, explique à Ouest-France cette jeune maman de Saint-Pol-de-Léon, dans le Finistère.  Je me sens impuissante face à sa maladie et je me dis que le moins que je puisse faire, c’est d’exprimer mon mécontentement sur comment est géré le handicap en France, surtout au niveau de l’administration. »

« Ma maman est têtue »

Pour se faire entendre, elle a écrit à Emmanuel Macron. Dans cette lettre, elle fait parler son fils. « Aujourd’hui, je vous écris via les réseaux sociaux car ma maman vous à écrit par courrier mais elle n’a jamais eu de réponse. Elle dit qu’en ce moment, vous devez avoir beaucoup de lectures. Mais maman est têtue (elle est bretonne). »

Ophélie a arrêté de travailler pour s’occuper de son fils. L’accompagner « à tous ses rendez-vous de kiné et psychomotricité et à l’hôpital » . Une association, Moi, Liam, superhéros, l’aide heureusement à financer le coûteux matériel.

« N’est-ce pas suffisant de se battre contre la maladie ? »

Dans la bouche de Liam, cette maman décrit toutes ses craintes quant à l’avenir de son fils. « J’ai 2 ans et maman doit déjà penser à préparer un dossier pour avoir une place dans un institut spécialisé où je rentrerai pour mes 6 ans… […] Devoir attendre les décisions et accepter les refus, et puis tout recommencer. Il n’y a pas que moi. J’ai plein de copains et copines qui vivent ça aussi. »

Alors que le handicap était au cœur de la campagne d’Emmanuel Macron, Ophélie s’interroge : « Pourquoi n’y a-t-il pas assez d’argent pour les enfants malades et handicapés ? Ne pensez-vous pas que c’est suffisant de se battre contre une maladie ? »

Partagée 24 000 fois

À Ouest-France , Ophélie confie : « J’éprouve de la colère. Je suis jeune maman et je ne pensais pas devoir faire tout ça un jour.  Je sais que mon combat commence tout juste et ça me fait peur. »

Cette lettre a été partagée près de 24 000 fois sur la page Facebook de l’association. « Je suis contente que les gens se mobilisent et partagent, c’est important pour nos enfants. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/handicap-maman-d-un-petit-garcon-malade-elle-ecrit-emmanuel-macron-6069824

 

Ouest-France

Diwan Morlaix. Un grand marché de Noël au profit de l’école

Publié le 14/11/2018

Kevin Le Corre et Yannick Le Deunff, deux membres du Skoazell Diwan Montroulez.

Kevin Le Corre et Yannick Le Deunff, deux membres du Skoazell Diwan Montroulez. | OUEST-FRANCE

Dimanche 18 novembre, une quarantaine d’exposants, artisans, s’installeront au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs. Comme les Bistrakoù, le marché de Noël est essentiel pour faire fonctionner l’école Diwan.

L’école Diwan de Morlaix (Finistère) compte 80 élèves, répartis sur cinq niveaux. Chaque année, le Skoazell, ou comité de soutien de l’école, organise des manifestations afin de récolter des fonds, pour le fonctionnement de l’établissement et la rémunération des personnels. « Chaque élève coûte 20 € par mois à l’association » , rappellent Kevin Le Corre et Yannick Le Deunff, deux membres du Skoazell.

Imprimante 3D, plantes aromatiques…

Ainsi, la foire aux puces, les Bistrakoù, place Allende, permettent d’engranger des fonds, tout comme le grand marché de Noël. Celui-ci aura lieu au pôle culturel du Roudour, dimanche 18 novembre. « Une quarantaine d’exposants, artisans, s’installeront dans la salle Armor-Argoat, ainsi que dans le café littéraire. » Artisanat, petite édition jeunesse, imprimerie 3D, bijoux, plantes aromatiques, produits de bouche, et bien d’autres, sont attendus.

Les bénéfices récoltés serviront plus particulièrement à rémunérer une assistante maternelle, le fonctionnement de la garderie, mais aussi d’acquérir du matériel scolaire.

Dimanche 18 novembre, de 10 h à 18 h, au pôle culturel du Roudour.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/diwan-morlaix-un-grand-marche-de-noel-au-profit-de-l-ecole-6069626

 

Carburants. Vent de fronde sur le 17 novembre

Coup de sang ou mouvement de fond ? Après l’itinérance, l’hommage aux poilus et l’ode planétaire à la paix, Emmanuel Macron voit se profiler la colère du « petit peuple » qui ne roule pas carrosse mais diesel. Les syndicats ne l’ont pas fait ciller. La coagulation des luttes selon Mélenchon a fait pschitt. Mais les bonnets rouges restent dans les mémoires, hormis celle de Ségolène Royal qui donne la leçon alors qu’elle a taxé les carburants après l’abandon de l’écotaxe. Passons. Et les gilets jaunes ? Faute de boule de cristal, personne ne saurait dire si le 17 novembre fera date. Pour le régime, il s’agira en tout cas d’une première. Empathie, oui. Faiblesse, non : c’est la ligne de Max la menace, alias Christophe Castaner, qui dit comprendre les préoccupations des automobilistes mais promet d’envoyer la force publique pour empêcher le blocage des routes. Au risque d’échauffer un peu plus les esprits ? A priori, le pronostic semble tourner en faveur de l’Exécutif. Macron a vraiment de la chance, le baril baisse. Les prix à la pompe se dégonflent de quelques centimes. Orchestrées par Leclerc, des enseignes se font une publicité à bon compte en vendant au prix coûtant. Le gouvernement écarte le chèque carburant et le ridicule d’une ristourne sur ses propres taxes. Il prépare d’autres mesures ciblées. Assez pour apaiser le vent de fronde contre la politique, sinon la personne, du Président ?

https://www.letelegramme.fr/debats/carburants-vent-de-fronde-sur-le-17-novembre-14-11-2018-12132757.php

 

Ouest-France

Ils prennent en main les décorations de Noël

Publié le 14/11/2019

Eva, Zoé, Téa et Thomas et beaucoup d'autres petits Saint-Jeannais ont participé à la confection de décorations de Noël. |

Depuis le début du mois, des habitants de la commune de tous âges se retrouvent pour confectionner des décorations à partir de matériaux de récupération.

Le rendez-vous

Tout a commencé début novembre. Depuis cette date, un atelier Déco du bourg pour Noël, animé par l'Ulamir (Union locale d'animation en milieu rural), a lieu tous les mercredis, matin et après-midi, au camping municipal ou dehors, selon le temps.

Le but ? Confectionner des décorations de Noël, pour compléter celles de la mairie, en utilisant des matériaux de récupération, de façon originale et créative.

« Un premier mercredi a vu se succéder plus de quinze personnes : enfants, parents, mamies, retraités, bénévoles. Chacun a mis la main à la pâte. Les enfants ont pris beaucoup de plaisir à peindre les futurs arbres de Noël, bonhommes de neige, étoiles, etc. Les pères de famille ont découpé des palettes aux formes voulues. L'imagination a été reine dans ce chantier improvisé où pour une fois, les enfants avaient le droit de jouer librement avec les pinceaux et les couleurs », raconte Annick Toullec, présidente du très actif Comité des fêtes de la commune.

Un pot de peinture et de l'huile de coude

Le coût de ce chantier improvisé aura finalement été assez modique : le prix d'un pot de peinture blanche, d'un bidon de diluant, d'une bobine de ficelle, d'un peu de fibre artistique et de beaucoup d'huile de coude !

« Nous espérons pouvoir tout installer cette semaine, précise Marie-Annick, tout en s'appliquant à rattraper un ou deux motifs sur une pancarte. Car notre marché de Noël a lieu dimanche, et nous souhaiterions en faire profiter les visiteurs aussi. Il est certain que nous visons le marché de Noël, mais nous continuerons si nécessaire jusqu'à Noël ! C'est un vrai partage intergénérationnel cet atelier. »

Dimanche 18 novembre, de 10 h à 18 h, salle municipale Kasino. Entrée gratuite. Restauration sur place.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/ils-prennent-en-main-les-decorations-de-noel-6069337

 

Morlaix. Gilets jaunes : opération escargot en vue

Ce mardi 13 novembre, quelques personnes se sont retrouvées sur un pont surplombant la RN 12, pour appeler à la mobilisation du samedi 17.
Ce mardi 13 novembre, quelques personnes se sont retrouvées sur un pont surplombant la RN 12, pour appeler à la mobilisation du samedi 17. (Monique Kéromnès)

Une opération escargot sur la RN12 et des blocages de ronds-points pendant quatre jours. C’est ce qui est annoncé par le mouvement des Gilets jaunes, à Morlaix, le samedi 17 novembre. D’ici là, nombreux sont les citoyens déjà mobilisés.

Qui appelle au rassemblement ?

Le mouvement des Gilets jaunes à Morlaix est né sur les réseaux sociaux, notamment les pages donnant des informations sur le trafic routier, il y a quelques semaines. De ces discussions sont nés plusieurs groupes dédiés qui appellent à la mobilisation des citoyens le 17 novembre. Celui rassemblant le plus de membres - près de 4 200 personnes ce mardi soir - est « Mobilisation contre les taxes Morlaix ». Il est animé par une vingtaine de personnes. Parmi eux, des taxis, un retraité, une vendeuse, une secrétaire, un menuisier, des agriculteurs… « C’est un grand panel. On a réuni des gens qui ont des convictions et qui les appliquent », explique Lorine, administratrice de la page.

Que va-t-il se passer le samedi 17 novembre dans la région de Morlaix ?

C’est ce collectif, par le biais d’un communiqué à la presse, qui donne rendez-vous, samedi 17 novembre, à 10 h, à Langolvas. Pas de blocage du pont routier au programme - « ce serait trop dangereux », jugent les membres du collectif - mais une opération escargot dans les deux sens de circulation de la RN 12. Pour des raisons de sécurité, une voie (BAU) restera accessible pour les véhicules de secours. Ensuite, les manifestants se retrouveront aux ronds-points d’accès à la quatre-voies, au Puits, à Saint-Martin-des-Champs ou au niveau du Décathlon. Des points de rassemblements pour rejoindre Morlaix s’organisent dans les communes alentour comme Plougasnou, Saint-Pol-de-Léon ou même Carhaix.

À lire sur le sujet Ce qu’il y aura à Morlaix

Depuis plusieurs jours, des flyers sont distribués dans le pays de Morlaix. Quelques personnes se mettent aussi sur les ponts surplombant la RN12 pour annoncer le rassemblement, suscitant pas mal de klaxons de soutien.

Combien de temps va durer la mobilisation ?

À Morlaix, comme dans d’autres villes bretonnes, le collectif espère faire durer le mouvement pendant quatre jours. Dans son communiqué, il appelle les citoyens à se préparer et prévoir de quoi tenir assez longtemps. « Bien sûr, tout dépendra du nombre de personnes sur place et prêtes à se mobiliser. On fera des relais », expliquent les membres qui comptent aussi sur la solidarité.

Qui est responsable ?

Les Gilets jaunes, c’est un « mouvement citoyen ». Donc pas de meneur ni d’organisateur officiel. « Nous sommes tous responsables de nos actes, nos paroles, nos décisions », insiste le collectif dans son communiqué. Pas de déclaration des actions prévues auprès des forces de l’ordre prévue car « ce sont des citoyens qui veulent exprimer leur ras-le-bol qui vont simplement se réunir. Il n’y a rien de répréhensible », se défend d’une seule voix le collectif.

Le petit groupe est tout de même conscient de sa responsabilité. Le jour J, il sait qu’il faudra avoir l’œil sur le cortège afin d’éviter tout débordement. Dans le communiqué, les choses sont claires : « Les fauteurs de trouble ne seront pas tolérés ». Romuald insiste : « C’est un mouvement pacifiste ». Et non politisé. « C’est un mouvement citoyen, uni et donc nous ne souhaitons pas de publicité ou banderoles pour un parti politique ou pour un syndicat quel qu’il soit, rappellent les organisateurs. Les seules banderoles autorisées seront celles de notre rassemblement ».

Quel est le mot d’ordre ?

Le mouvement des Gilets jaunes dénonce en premier lieu la hausse des taxes sur le prix des carburants. « Mais ça, c’est la goutte d’eau, précise Aurélia. C’est surtout pour exprimer un ras-le-bol général par rapport aux décisions du gouvernement : les 80 km/h, le contrôle technique, les retraites et maintenant le prix de l’essence… ».

Que feront les forces
de l’ordre ?

Face à un mouvement aussi spontané et donc imprévisible, les forces de l’ordre n’ont pas moyen d’évaluer le nombre de personnes qui pourraient se mobiliser. Les forces de police et de gendarmerie indiquent simplement se tenir prêtes. Sachant que, ce mardi matin, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a déjà prévenu que les forces de l’ordre interviendront pour lever tout « blocage total » lors la journée de mobilisation.

LA CARTE DES MOBILISATIONS EN BRETAGNE

EN COMPLEMENT

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« L’essence, pour moi, c’est 200 € par mois »

« Oui, je serai sur la RN12 samedi ! » Alors qu’il fait le plein dans sa voiture diesel à la station essence du Leclerc, qui vend le carburant à prix coûtant jusqu’à la fin du mois, David, de Guerlesquin, nous explique pourquoi il manifestera le 17 novembre. « À cause du prix du gazole. Avant, je travaillais à 4 km de chez moi. Puis il a fallu aller bosser à Guingamp. Et maintenant, je vais tous les jours à Sainte-Sève. L’essence, pour moi, c’est 200 € par mois. Bien sûr, il faudrait pouvoir vivre près de son lieu de travail. Mais quand on ne peut pas revendre sa maison, on fait comment… », se désole celui qui travaillait chez Tilly jusqu’en 2013.

Jeanne, de Garlan, devrait, elle aussi, rejoindre le mouvement samedi. « Parce que ça commence à chiffrer de faire le plein ! Encore, j’ai une chance, je ne travaille plus. Franchement, c’est compliqué. Je pense à ceux qui ont des revenus modestes, qui ont du mal à joindre les deux bouts… »

Jacky, artisan peintre et Bertrand, maçon, eux aussi soutiennent la mobilisation des Gilets jaunes. Mais ils ne pourront pas être présents. « Il faut bien travailler !, rappelle le premier. Mais sinon, j’y serais allé. Cette augmentation des taxes, c’est n’importe quoi. C’est soi-disant contre le réchauffement climatique. Tout le monde sait que c’est de la foutaise ! Et même le carburant à prix coûtant… Honnêtement… », peste le professionnel du bâtiment.

« Continuer à mettre la pression »

Bertrand regrette, lui, de ne pas avoir le choix : « Il faut bien mettre de l’essence dans notre voiture. C’est notre outil de travail. L’électrique ? Impossible, ce n’est pas assez puissant quand on doit transporter des matériaux ! » D’ici au 17, l’homme est confiant : « Le gouvernement n’est pas serein. Ils vont peut-être annoncer quelque chose. C’est tout l’intérêt de continuer à mettre la pression ».

« On n’a pas les bonnes priorités »

Pascaline, de Plouénan, n’est, elle pas du tout d’accord avec cette mobilisation, comme quelques-unes des personnes rencontrées. « Je n’y serai pas ! On n’a pas les bonnes priorités. Ce n’est pas à cause du prix de l’essence qu’il faut se mobiliser alors la Terre est en train de mourir ! » La jeune femme de citer de nombreux avantages perdus, pour lesquels ça n’a pas bougé. Elle concède qu’il faut se mobiliser pour exprimer le ras-le-bol, « mais pas pour ça, pas de cette façon. Mais c’est vrai que c’est le prix du carburant qui a allumé la mèche ».

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 13 Novembre 2018 à 21h57

La France "Ricard" se donne rendez-vous samedi.

      Pierre-Yvon Boisnard 15 Novembre 2018 à 16h52

C'est cette carte de Mariane.net qui m'a influencé, elle est toute jaune et on y devinent des verres à pied, mais on peut aussi y boire du Pernod, du whisky.....
https://www.marianne.net/sites/default/files/styles/mrn_article_large/public/blocage17novembre.com_.png?itok=IeEIBmK2
 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/gilets-jaunes-operation-escargot-et-blocages-13-11-2018-12132745.php

 

Assemblée. Un président heureux

Non, il ne s’agit pas d’Emmanuel Macron attaqué durement par son ex-ami Donald Trump, qui n’a visiblement pas apprécié son séjour à Paris, ou aux prises avec la crise des gilets jaunes que le gouvernement tente de désamorcer. On veut parler de Richard Ferrand, président de l’Assemblée, qui semble bien heureux dans ce magnifique Hôtel de Lassay où il recevait, lundi, le vice-président de l’Assemblée chinoise, après un défilé de personnalités guinéennes, thaïlandaises ou indonésiennes. « J’avais sous-estimé la part que prennent les relations internationales car c’est assez peu visible », confie le quatrième personnage de l’État dont la cave est réputée. Certes, désormais moins exposé qu’à la tête du groupe LREM, Ferrand n’entend pas se planquer alors que la macronie commence à tanguer sérieusement. Tout d’abord, il rappelle que Macron a surtout fait référence aux années 20 quand les États-Unis optèrent pour l’isolationnisme, plus qu’à la montée du fascisme. Il signale avoir vu venir le mouvement des bonnets rouges et semble moins inquiet pour les gilets jaunes que des politiciens peu scrupuleux veulent, selon lui, récupérer. Sans même parler de l’effet BFM qui scénarise la crise en la dramatisant. Le président de l’Assemblée estime que le gouvernement n’a pas à rougir de sa politique en matière de formation, d’éducation, d’attractivité des territoires et qu’elle vaut mieux qu’une politique de redistribution à crédit. Des réformes de structure qui finiront, à l’en croire, par porter leurs fruits, d’autant que les Français ne croient pas (encore) à des solutions alternatives.

Vos réactions

helene fosset 14 Novembre 2018 à 10h41

Bonjour,

Vous êtes de plus en plus seul M. Ferrand a être heureux, cela frise l'autosatisfaction ...
Ne lisez vous pas les journaux ?
Mais bientôt vous aurez, au moins, l'occasion de lire les informations sur "des blouses tribunes".

Salutations citoyennes

Maxime Ilien 1

4 Novembre 2018 à 09h59

Citons les Évangiles pour célébrer ce bonheur : " Bienheureux les pauvres d’esprit, car le royaume des cieux leur appartient.

Evariste Malfroquet 14 Novembre 2018 à 09h24

Tout est dans le titre ! Et comment ne le serait il pas ? Sur le plan matériel s'entend, et de surcroît l'on apprend que sa cave, enfin je veux dire la nôtre, est richement dotée. Rien à voir donc avec Siméon le stylite ! Reste à savoir s'il est heureux moralement au regard des déboires du monde nouveau qui n'aura vécu que ce que vivent les roses. Entend t'il la troupe qui commence à renâcler ? Entend t'il la révolte des gueux qui roulent au diesel, fument des clopes et boivent du gros rouge ? Ah, monseigneur, vous qui recevez les plus hauts dignitaires étrangers, si vous saviez comme le peuple a les crocs !

Pierre-Yvon Boisnard 14 Novembre 2018 à 00h47

On remarque pourtant de plus en plus de "gilets jaunes" coiffés de bonnets rouges, mais cela n'empêche pas Richard Ferrand d'être un homme heureux dans le luxueux et magnifique Hôtel de Lassay. C'est certainement la fièvre du pouvoir qui le rend aveugle et sourd, il finira bien un jour par reposer les pieds sur terre.

JEAN AUTRET 14 Novembre 2018 à 00h39

D'autant plus heureux qu'il est le "planqué" de service puisque c'est Jupiter qui prend tous les coups. Mais précisément le titre est parfait, est on encore en France dans un régime parlementaire avec une Assemblée et son président qui sont le véritable socle du régime ou dans un régime présidentiel avec le Chef État qui régente tout ? La réponse est de plus en plus claire. Tout se décide au château avec des "collaborateurs". Et quant à la représentation populaire, elle est là pour la photo. La faute aussi à vrai dire à une opposition moribonde qui n'a pas de leader et qui continue à se chercher, que ce soit à droite ou à gauche. La solution ? Et bien elle est dans la démocratie américaine.Qu'on évolue donc vers des "midterms" avec remise en cause de la politique menée au bout de deux ans. Le résultat serait sans appel pour la France. Et on aurait demain une Assemblée qui renverserait le gouvernement et une probable cohabitation. Avec un président qui devrait se rengorger et une Assemblée qui serait aux manettes et dont le président ne serait pas heureux mais "efficace". Et davantage occupé aux affaires du pays qu'à la température de sa cave aux vins fins.

https://www.letelegramme.fr/debats/assemblee-un-president-heureux-13-11-2018-12132795.php

 

Ouest-France

Union à Brest métropole: les élus de la presqu’île de Crozon divisés

Publié le 13/11/2018 Guillaume LEGRAND

Les élus communautaires étaient présents en nombre pour débattre du rapprochement entre la presqu’île et Brest métropole. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Dix anciens maires avaient émis leur opposition vendredi 9 à la fusion la communauté de communes de la presqu’île avec Brest métropole. Le conseil de communauté s’est réuni lundi 12 pour en débattre. S’en sont suivies de vives discussions.

Vendredi dernier, 10 anciens maires de la presqu’île de Crozon avaient tenu à dire « non » à la fusion entre la communauté de communes Presqu’île de Crozon Aulne maritime et Brest métropole. Leurs craintes s’étaient manifestées

sur les conséquences financières d’une telle décision et sur l’absence de démocratie du processus.

Les opposants pointent du doigt le déséquilibre démographique entre Brest métropole et la presqu’île de Crozon dans l’optique d’un vote. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Reporter toute décision d’adhésion ?

La polémique n’a pas tardé à faire réagir, puisque le conseil communautaire a débuté sur un long et houleux débat, lundi, notamment après une question que l’élu de Crozon et délégué communautaire Jean-Marie Beroldy avait fait parvenir, avant le début de la session :  « Souhaitez-vous que nous repoussions toute décision d’adhésion à la métropole de Brest après les élections municipales de 2020 ? »

Le but étant, de son point de vue, de  « permettre aux candidats, au cours de la campagne, de mieux informer la population, de développer leurs arguments, pour ou contre la fusion, et que les futurs maires et élus n’héritent pas d’une situation qu’ils n’auront pas à débattre au préalable ».  En somme, il n’y aurait pas d’  « urgence » et il faudrait  « attendre le renouvellement » des mairies, selon Jean-Marie Beroldy.

La réponse du président

Daniel Moysan, président de la communauté de communes et maire de Crozon, a tenu à rappeler que l’idée d’un rapprochement avec Brest métropole n’est pas nouvelle. C’est la suite logique d’une évolution politique entamée en 2010, lors de la réforme des collectivités territoriales et des métropoles comme moteurs de croissance et d’activité. Elle s’est poursuivie en 2014 avec la loi de modernisation de l’action publique et d’affirmation des métropoles, puis en 2015 au moment de la refonte des régions.  « Or, pour continuer à proposer des services publics de qualité, comme mettre en place un système de transports et développer l’hôpital de la presqu’île, nous ne devons pas nous replier , confiait Daniel Moysan, en aparté.  Il faut aussi renforcer notre attractivité face à l’axe Rennes – Nantes. »

Pas de décision rendue

D’autre part, Daniel Moysan a écarté tout report ou tout vote pendant le conseil sur l’avenir de la fusion,  « les questions orales ne donnant lieu à aucun vote ou décision » , en vertu de l’article 10 du règlement intérieur de la communauté de communes.  « On est en pleine démocratie ! » , s’est alors exclamé Jean-Marie Beroldy.  « Et la décision, qui va la prendre ? » , relance Henry Le Pape, maire d’Argol.

« Il y aura un séminaire pour tous les élus du territoire le 1er décembre » , annonce alors Daniel Moysan. C’est à ce moment précis qu’une étude, commencée il y a un an, doit être rendue :  « Elle permettra d’évaluer les avantages et les inconvénients d’un éventuel rapprochement. »

Le questionnaire proposé aux habitants en octobre-novembre est également en cours d’analyse. Ce n’est alors que  « sur la base de ces éléments qu’un débat pourra être engagé sur des bases fiables » . Un vote des élus communautaires devrait enfin intervenir seulement  « au cours de l’année 2019 » .

https://www.ouest-france.fr/bretagne/crozon-29160/union-brest-metropole-les-elus-de-la-presqu-ile-de-crozon-divises-6067754

 

Festisol. L’ouverture aux autres

Lors de ce festival, la réflexion et l’ouverture aux autres seront multiples, comme les organisateurs.
Lors de ce festival, la réflexion et l’ouverture aux autres seront multiples, comme les organisateurs.

Comment être acteur d’un monde solidaire et durable ? C’est à cette question que répond Festisol, le festival des solidarités. À partir du 16 novembre et pendant plus de 15 jours, il proposera de nombreuses manifestations dans le pays de Morlaix.

Du 16 novembre au 2 décembre, cet événement national qu’est devenu le Festival des solidarités (prononcez « Festisol ») proposera pour sa sixième édition une réflexion multiple sur les manières d’être acteur d’un monde solidaire et durable. Dans le Pays de Morlaix, un vaste programme de manifestations attend le grand public, organisé par « La Maison du monde », un collectif animé par le Resam (Réseau d’échange et de services aux associations du Pays de Morlaix). Ce collectif réunit des associations dont on connaît la vocation d’ouverture aux autres, telles que la MJC de Morlaix, les Chiffonniers de la joie, Carré d’As, Amnesty International ou encore la Ligue des Droits de l’Homme.

De nombreux sites dédiés

Cinq thématiques seront abordées, la paix et les droits de l’homme, la solidarité et le développement durable, les migrations, la jeunesse et la solidarité, ainsi que la citoyenneté et l’engagement numérique. Du lancement le jeudi 15 à 17 h 30 à l’Auberge de jeunesse, à la conférence sur la peine de mort en Bretagne aux XIX et XXe siècles programmée le 2 décembre à 16 h à la MJC, cette quinzaine s’installera au sein de nombreux sites dédiés à l’événement. La MJC, le cinéma La Salamandre, le centre social Carré d’As, l’Auberge de jeunesse, l’entrepôt des Chiffonniers de la joie, la salle du Cheval Blanc de Plourin-lès-Morlaix ou encore la ferme agriculturelle de Trezenvy à Plougasnou accueilleront ainsi chaque jour, ou presque, une manifestation basée sur la projection d’un film ou d’un documentaire suivi d’un débat, sur la dégustation d’un repas ou la participation à une soirée écolo.

Échanges multiples et concert

Le public n’aura garde d’oublier le spectacle « Récit de voyage en pays d’adolescence », le 23 novembre à la MJC ou encore l’enregistrement au centre Carré d’As d’une émission de radio réalisée par et pour les jeunes. Le samedi 1er décembre sera également une date incontournable, avec le Forum d’échanges multiples « Jeunes et solidaires », qui sera suivi d’un concert à la MJC.

Pratique
Le programme complet au 02 98 88 00 19, ou sur
animation@resam.net ou encore sur www.resam.net

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/festisol-l-ouverture-aux-autres-13-11-2018-12132659.php

https://www.resam.net/be375f9b4294/accueil/12723835275ed87090f5113964ee712fa.jpg

 

Ouest-France

Morbihan. Une femme tête de liste pour la Confédération Paysanne

Publié le 13/11/2018

Thérèse Le Brun (retraité), Gwenaël Le Galliot, Eugène Le Diagon (retraité), Ludovic Massard, Euriell Coatrieux, Soazig Le Bot et Morgan Ody font partie de la liste Confédération Paysanne. | OUEST-FRANCE

Mardi 13 novembre 2018, la Confédération Paysanne du Morbihan a présenté, à Languidic, sa liste pour les élections à la Chambre d'agriculture de janvier 2019. C'est Euriell Coatrieux, agricultrice à Arzal, qui mènera la liste.

Une liste paritaire

Les élections professionnelles à la Chambre d’agriculture du Morbihan auront lieu en janvier 2019. Mardi 13 novembre 2018, à Languidic, la Confédération paysanne a présenté sa liste, menée par Euriell Coatrieux, productrice laitière à Arzal.

A ses côtés, Soazig

Le Bot, éleveuse de cervidés et maraîchère à Guéhénno, et Ludovic Massard, producteur de lait à Buléon. A 45 ans, Euriell Coatrieux mènera une liste pour la première fois. "Cela nous tenait à cœur de mettre deux femmes en haut de liste car elles prennent toute leur place dans l’agriculture d’aujourd’hui et s’engagent de plus en plus au niveau syndical. Mais la liste est absolument paritaire et plutôt jeune." Une liste également très représentative de tous les types d’agricultures et de tous les territoires dans le Morbihan.

Une profession de foi

Pour les élections, la Confédération paysanne veut redonner la priorité et l’autonomie aux exploitants. Avec en priorité, un "revenu décent pour les paysans et paysannes". "L’État doit désormais jouer son rôle d’arbitre dans les relations commerciales avec l’agro-industrie."

Intérêt aussi pour la répartition du foncier : "Aujourd’hui les aides favorisent plutôt les agrandissements mais pas les installations nouvelles. Nous voulons des paysans morbihannais nombreux !"

Autres enjeux : des aides et un accompagnement des paysans face au changement climatique et la sauvegarde de la biodiversité : "On doit donner les moyens de sortir des pesticides."

Viser plus de sièges

Euriell Coatrieux se montre optimiste pour le scrutin de janvier 2019. "On a vu au dernier scrutin un léger rééquilibrage entre les trois syndicats (FDSEA - Jeunes Agriculteurs ; Coordination rurale et Confédération paysanne). Nous avions recueilli 23,30 % des voix en 2013. On voit que l’on arrive au bout d’un système qui ne satisfait ni les paysans, ni les consommateurs. Il faut changer la donne."

Plus d'infos sur le site de la Confédération Paysanne et sur la page Facebook. La Confédération paysanne organise de nombreuses réunions d'informations

La liste complète

1. Euriell Coatrieux ; 2. Soazig Le Bot ; 3. Ludovic Massard ; 4. Véronique Marchesseau ; 5. Olivier Niol ; 6. Gwénaël Le Galliot ; 7. Morgan Ody ; 8. Laurence Even Voisin ; 9. Nicolas Labbé ; 10. Rachel Pedron ; 11. Philippe Oliveux ; 12. José Nadan ; 13. Clément Le Héritte ; 14. Samuel Servel ; 15. Stéphanie Dolo ; 16. Jean-Paul Fréoux ; 17. Marine Robast ; 18. Mathilde Hors. Suppléants : Baptiste Vasseur et Julien Brothier.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/languidic-56440/morbihan-une-femme-tete-de-liste-pour-la-confederation-paysanne-6067740

 

Ouest-France

Morlaix. Elles organisent le premier forum « Jeunes et solidaires »

Publié le 13/11/2018

Léa, Louise, Aoife et Roxane souhaitent partager leurs expériences dans le milieu associatif.

Léa, Louise, Aoife et Roxane souhaitent partager leurs expériences dans le milieu associatif. | OUEST-FRANCE

Léa, Aoife, Roxane et Louise, organisent le forum « Jeunes et solidaires », le 1er décembre, à Morlaix. Les quatre amies souhaitent partager leur engagement associatif avec d’autres jeunes de leur âge.

« Les affiches du concert du 1er décembre sont prêtes », lance Roxane Prigent, fière d’avoir créé le modèle à partir de son téléphone portable. À 20 ans, la jeune Morlaisienne partage son énergie avec ses copines à peine plus jeunes qu’elle : Aoife (se prononce Iffa) Maguire, Léa Bernard

, et Louise Ferney. Toutes quatre sont à l’initiative du premier forum « Jeunes et solidaires » organisé le 1er décembre à la MJC, dans le cadre du Festival des solidarités.

« C’est une formule que nous avons découverte à la journée interculturelle du Conseil régional des jeunes au printemps dernier à Rennes, confie Aoife. Autour de nous, on entend beaucoup de jeunes qui aimeraient faire quelque chose mais ils ne savent pas vers qui se diriger. Ce forum sera fait pour ça. »

« Sans rien débourser »

Les quatre jeunes filles ont envie de partager leurs expériences. Toutes les quatre ont intégré le parcours d’engagement citoyen proposé dans le cadre du dispositif Jeunes en TTTRans proposé par Morlaix communauté. En retour, elles bénéficient d’un accompagnement du Pij (Point information jeunesse) et se forment au Bafa (Brevet d’aptitude aux fonctions de l’animation).

Elles le reconnaissent, toutes quatre ont été séduites par la proposition :  « Une bonne occasion de passer le Bafa sans rien débourser ! C’est ensuite qu’on a découvert ce que cela impliquait, une présence active dans l’association de notre choix. » Léa, Aoife et Louise connaissaient le milieu associatif.  « Nos parents sont impliqués, mais je n’aurais pas eu l’idée de m’engager à mon tour » , poursuit Aoife qui fait de la radio à la MJC.

Léa donne un coup de main dans un centre équestre tandis que Louise a rejoint l’association Ciné-ma différence.  « Un engagement sur un an à raison d’une fois par mois. Je pense avoir trouvé l’association qui me convient. »

Speed-dating associatif

Le parcours de Roxane est un peu différent.  « Tout a commencé en classe de 4e à Sainte-Ursule à Saint-Pol, quand j’ai fait du théâtre avec les résidents des Genêts d’Or. Depuis, je suis bénévole au festival Panoramas, et je fais partie du spectacle  Et demain… Morlaix. Je participe aussi aux ateliers vidéo de la Séquence. »

Pour le 1er décembre, les quatre amies ont imaginé des jeux et un speed-dating pour favoriser les échanges entre les associations et les jeunes. Les Chiffonniers, France Palestine ont confirmé leur présence. Il y aura aussi des jeunes qui sont passés par le service civique.  « Une bonne occasion pour se créer un réseau » , résume Léa

La journée s’achèvera par un concert solidaire au profit de la Croix Rouge, avec le don d’un produit d’hygiène comme prix d’entrée.

Samedi 1er décembre, à la MJC, de 14 h à 17 h pour le forum et à 20 h pour le concert.

Le festival des solidarités débute vendredi

Le Festival des solidarités, porté à la fois par une vingtaine d’associations locales, du 16 novembre au 2 décembre, va permettre au grand public de découvrir des initiatives encourageantes autour du thème de la solidarité.

Parmi les temps forts, les projections En quête d’un autre monde avec Hélène du projet web-série Sideways qui se déplace à bord d’un camion bleu partout en Europe, le 20 novembre à la ferme de Trézenvy à Plougasnou.

Professeur Feuillage

Le même jour, un ciné-débat sera proposé à la MJC autour des œuvres du Pamir en Asie Centrale et du concept original de vélo en bambou porté par trois jeunes artisans. Les bénévoles d’Amnesty donnent rendez-vous le 22 novembre à La Salamandre pour le documentaire de trois heures King qui retrace l’itinéraire de Martin Luther King.

https://youtu.be/1t4t5akJXLc

Le 29 novembre à l’Auberge de jeunes, le Professeur Feuillage, le youtubeur rigolo qui fait aimer l’écologie, présentera un quiz géant.

Enfin, l’association France Palestine donne rendez-vous le 30 novembre après-midi et en soirée sur le thème Vivre la Palestine autour d’un jeu de mise en situation qui vise à faire vivre la vie d’habitants de Palestine et d’Israël. Ceci en présence de Salah Hamouri, l’avocat franco-palestinien, libéré le 30 septembre.

Tout le programme sur www.resam.net

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-elles-organisent-le-premier-forum-jeunes-et-solidaires-6067712

 

Y aurait-il deux gauches irréconciliables, même à Morlaix ? À un an et demi des prochaines élections municipales, il semblerait que oui. Il y a près d’un mois, le PCF, le PS, le MRG (Radicaux de gauche) et le mouvement hamoniste Génération. s annonçaient une alliance pour la constitution d’une liste ouverte à la société civile, en vue du scrutin de 2020. Mais elle ne représente pas toute la gauche morlaisienne. Ainsi, ce samedi 10 novembre, une cinquantaine de personnes, habitant majoritairement la cité du Viaduc, a participé, selon ses organisateurs, à une première réunion convoquée par des citoyens non encartés ainsi que des adhérents de la Coopérative citoyenne, la France Insoumise (FI), Europe Écologie Les Verts (EELV) et le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Tous sont convaincus que « l’avenir de Morlaix doit se construire avec ses habitants ».

« Bousculer les pratiques politiques »

Avant d’entamer les échanges, le contexte dans lequel se tenait cette réunion a été rappelé. : « Les têtes de liste du PS et du PC ont choisi de se lancer dans la campagne des municipales en abandonnant la démarche qui visait à créer une liste unitaire démocratiquement désignée », ont expliqué les organisateurs. Puis les participants ont pu discuter des sujets qu’ils estiment être des enjeux importants pour Morlaix.

Pour ces personnes, « l’idée d’une démarche citoyenne à l’échelle de la ville mais aussi de l’agglomération fait sens ». Elles ont ainsi exprimé une envie commune de « bousculer les pratiques politiques mises en place par les partis traditionnels qui gèrent les collectivités, souvent de la même manière, de façon hiérarchique et descendante ».

Leur objectif est désormais d’élaborer un programme commun en vue des municipales de 2020, qui réponde « aux attentes des Morlaisiens et aux enjeux démocratiques, écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés ».

Une prochaine rencontre est prévue en décembre. Elle aura pour thème : « Comment mobiliser le plus grand nombre d’habitants ? »

Pratique
Ces réunions sont ouvertes à toutes les personnes qui se reconnaissent dans les valeurs d’une gauche écologique, sociale et citoyenne et qui souhaitent agir pour les faire vivre localement. Contact :
citoyenmorlaisien@gmail.com 

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/municipales-une-deuxieme-liste-citoyenne-de-gauche-en-preparation-13-11-2018-12132638.php

 

La nouvelle plaque recense 159 noms, des hommes morts sur le terrain, dans les camps de prisonniers, ou à l’hôpital installé sur la commune
La nouvelle plaque recense 159 noms, des hommes morts sur le terrain, dans les camps de prisonniers, ou à l’hôpital installé sur la commune

Pour cette dernière année de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, les habitants étaient invités à venir nombreux rendre hommage à tous les hommes tombés en 1918 et par extension, à tous ceux qui ont perdu la vie durant les quatre années de conflit.

Les porte-drapeaux sont tout d’abord allés leur rendre hommage au cimetière avant de rejoindre la foule qui les attendait à proximité du monument aux morts, place de l’église.

Comme partout en France, les cloches de l’église ont sonné à toute volée à 11 h, pendant onze minutes. Nathalie Bernard, maire de Plougasnou, et Jacques Prigent, président de l’Union des anciens combattants, ont dévoilé une plaque offerte à la commune par un administré, une plaque à la mémoire de tous ses enfants morts durant ce conflit, inscrits ou non au monument aux morts.

159 roses déposées

Pour compléter ce cérémonial, 159 roses, une pour chaque victime, ont été déposées au pied du monument aux morts par toutes les personnes présentes.

Outre les discours officiels, le rappel des noms de tous les morts pour la France tombé en 1918, le conseil municipal des jeunes a lu un poème à leur mémoire, et Fanch Le Marrec et Louis Abgrall ont interprété deux airs de l’époque à la bombarde et biniou kozh.

Une exposition à la Maison prévôtale, qui n’a duré que trois jours, proposait aussi une rétrospective de ces cinq années de conflit.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/11-novembre-hommage-aux-159-disparus-de-la-grande-guerre-13-11-2018-12132623.php

 

Ouest-France

Morlaix. Une seconde liste de gauche aux municipales de 2020

Publié le 13/11/2018

La mairie de Morlaix, dans le Finistère. | OUEST-FRANCE

La Coopérative citoyenne et ses alliés se sont réunis samedi 10 novembre. Ils annoncent leur intention de présenter une liste aux municipales de 2020, à Morlaix (Finistère). Le PS, le PCF et Génération.s iront de leur côté.

Samedi 10 novembre, une réunion, a l’initiative d’une partie de la gauche morlaisienne (Coopérative citoyenne, France insoumise, EELV, NPA), a réuni une cinquantaine de personnes à l’ancien lycée de Kernéguès, à Morlaix.

« Pour ces personnes, l’idée d’une démarche citoyenne à l’échelle de la ville mais aussi de l’agglomération fait sens, indiquent-ils dans un communiqué. Ils ont exprimé une envie commune de bousculer les pratiques politiques mises en place par les partis traditionnels. »

Prochaine rencontre en décembre

L’objectif  « est d’élaborer un programme commun en vue des municipales de 2020 qui réponde aux attentes des Morlaisiens et aux enjeux démocratiques, écologiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés » .

Concrètement, cela signifie une seconde liste de gauche en 2020, alors que le PCF, le PS et Génération. s ont fait le choix d’y aller ensemble.

Une prochaine rencontre est prévue en décembre, à thème : "Comment mobiliser le plus grand nombre d’habitants ?"

Contact  : citoyenmorlaisien@gmail.com

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-seconde-liste-de-gauche-aux-municipales-de-2020-6067421

 

Ouest-France

Gilets jaunes à Morlaix. Opération escargot et blocages

Publié le 13/11/2018

Des automobilistes posent leur gilet jaune sur le tableau de bord pour protester contre la hausse des prix du carburant. | OUEST-FRANCE

Dans le secteur de Morlaix (Finistère), le mouvement des Gilets jaunes est prévu pour durer plusieurs jours, à partir du samedi 17 novembre.

On en sait plus sur la mobilisation prévue ce samedi 17 novembre, dans le secteur de Morlaix (Finistère), des Gilets jaunes. Le point de rendez-vous est pour le moment fixé à 10 h à Langolvas. Est ensuite proposée une opération escargot dans les deux sens, vers Saint-Brieuc et Brest. Sur Facebook, le collectif précise  « qu’une voie, la bande d’arrêt d’urgence, restera accessible aux secours » .

Dans les communes alentour

En fonction du nombre de participants, qu’ils soient en voiture ou à pied, des blocages pourraient se mettre en place, par la suite, sur des ronds-points (du Puits, de Decathlon…).

Des points de ralliement sont également prévus dans les communes alentour, par exemple le parking du Leclerc de Saint-Pol-de-Léon à 9 h, place des Martyrs à Plougasnou à 9 h 30 ou encore Decathlon Carhaix à 8 h 30.

«Aucune banderole politique ou syndicale»

Le collectif prévoit  « plusieurs jours de rassemblement » . Il précise également que  « le but du mouvement n’est pas la division mais de montrer une unité soudée et organisée » . Un mouvement qui se veut  « citoyen » . Pour cette raison, aucune banderole politique ou syndicale n’est souhaitée, à l’exception de celles du rassemblement. Cette contestation antigouvernementale fait en effet l’objet d’une tentative de récupération à droite comme à gauche.

Le groupe Facebook du mouvement, « Mobilisation contre les Taxes Morlaix », compte, ce mardi 13 novembre, plus de 4 100 membres.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/gilets-jaunes-morlaix-operation-escargot-et-blocages-6067300

 

Ouest-France

Morlaix. Les habitants dans le calendrier des pompiers

Publié le 13/11/2018

Guillaume Félix, président de l’Amicale des pompiers et Nicolas Charlou, trésorier. | OUEST-FRANCE

Les pompiers de Morlaix (Finistère) font actuellement du porte-à-porte pour proposer leur calendrier. L’argent servira notamment à soutenir une association locale. Pour illustrer le calendrier, des photos des journées portes ouvertes, certaines prises par drones.

Peut-être leur avez-vous déjà ouvert la porte ? Les pompiers de Morlaix (Finistère) sont sur le terrain depuis mi-octobre, et jusqu’à fin décembre, pour vendre leur calendrier. Un modèle unique, sur le thème de la journée portes ouvertes qui s’est tenue en juin, réunissant 2 500 personnes. Sur ces photos, certaines prises par drone, on voit donc les pompiers, mais aussi de nombreux visiteurs !

Une souche au nom de l’Amicale

Pour être bien certain de donner de l’argent à l’Amicale des pompiers, il faut donc qu’il s’agisse de ce modèle, mais aussi « que la personne à la porte remette une souche sur laquelle est inscrit le nom de l’association » , indiquent Guillaume Félix, président et Nicolas Charlou, trésorier.

Cet argent servira notamment à l’Œuvre des pupilles, au Noël des enfants et à une association locale. L’an passé, « Moi, Liam, super-héros » en a bénéficié, pour aider un petit garçon saint-politain atteint d’une maladie très rare.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-les-habitants-dans-le-calendrier-des-pompiers-6067195

 

Morlaix. Gilets jaunes : opération escargot et blocages

À Morlaix, les organisateurs prévoient une opération escargot et des blocages de ronds-points à partir de samedi. Ils espèrent tenir quatre jours.
À Morlaix, les organisateurs prévoient une opération escargot et des blocages de ronds-points à partir de samedi. Ils espèrent tenir quatre jours. (AFP)

Une opération escargot sur la RN12 et des blocages de ronds-points pendant quatre jours. C’est ce qui est annoncé par le mouvement des Gilets jaunes, à Morlaix, le samedi 17 novembre.

À Morlaix, samedi 17 novembre, rendez-vous est donné à 10 h, à Langolvas, à toutes les personnes qui se reconnaissent dans le mouvement des Gilets jaunes. Pas de blocage du pont routier au programme - « ce serait trop dangereux », jugent les membres du collectif organisateur sur Facebook - mais une opération escargot dans les deux sens de circulation de la RN 12. Pour des raisons de sécurité, une voie (BAU) restera accessible pour les véhicules de secours (pompiers, ambulances…).

Ensuite, « selon la mobilisation », les manifestants se retrouveront aux ronds-points d’accès à la quatre-voies de la région de Morlaix, au Puits, à Saint-Martin-des-Champs ou au niveau du Décathlon.

Des points de rassemblement sont également prévus dans les villes limitrophes tel que parking du Leclerc a Saint-Pol à 9 h, place des martyrs à 9 h 30 à Plougasnou ou encore Décathlon de Carhaix à 8 h 30.

Quatre jours de mobilisation ?

Les organisateurs l’annoncent déjà : ils espèrent tenir leur mobilisation sur quatre jours, au moins jusqu’au mardi. Dans le communiqué diffusé ce lundi 12 novembre, ils appellent d’ailleurs les participants à se préparer pour tenir assez longtemps. « Bien sûr, tout dépendra du nombre de personnes sur place et prêtes à se mobiliser », expliquent les organisateurs.

« Pas de banderoles de partis ou de syndicats »

Dans son communiqué, le collectif précise : « Nous restons toujours sur la même ligne de conduite à savoir un mouvement citoyen, unis et donc nous ne souhaitons pas de publicité ou banderoles pour un parti politique ou pour un syndicat quel qu’il soit. Seules banderoles autorisées seront celles de notre rassemblement. Alors n’oubliez pas de vous munir de vos banderoles slogans… Nous avons décidé de ne pas mettre de meneur dans ce collectif car nous jugeons primordial que nous sommes tous responsables de nos actes, nos paroles, nos décisions. »

Pour rappel, ce mouvement des Gilets jaunes dénonce en premier lieu la hausse des taxes sur le prix des carburants. « Mais c’est surtout pour exprimer un ras-le-bol général par rapport aux décisions du gouvernement : le 80 km/h, les retraites et maintenant le prix de l’essence… », précise l’une des organisatrices.

4 000 membres sur Facebook

Depuis plusieurs jours, les événements se préparent sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, le groupe « Mobilisation contre les taxes Morlaix », qui compte un peu plus de 4 000 membres. Pancartes et flyers sont en préparation. Des petits rassemblements sont aussi organisés depuis ce week-end sur les ponts surplombant la RN 12, comme ce dimanche soir au niveau de Saint-Thégonnec.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 13 Novembre 2018 à 17h42

Si la mobilisation pour les retraites avait été aussi forte, nous n'en serions peut-être pas la.

Marc GOUEDIC 13 Novembre 2018 à 11h36

Évidemment qu’on ça pas se priver de bouffer.... manquerait plus que ça ... si vous pensez que le gazole va redescendre à 1€20 c’est raté !!! Vous vous serez fait chier un samedi en plus !

Maxime Ilien
13 Novembre 2018 à 10h42

Nul doute qu'après ces 4 jours de mauvaise humeur, chacun n'aura plus en tête que le sujet majeur de la fin d'année: les agapes et festivités de Noël, les achats, la bûche, la dinde, et tout ce délire de consommation habituel.
Un vrai signe de mobilisation, de ras le bol et de résolution à ce que ça change fondamentalement, serait d'organiser une impasse totale sur cette période de consommation folle, et de la boycotter intégralement : ça serait très visible et significatif . Black out total sur les supermarchés, le clinquant , la surconsommation de cette période ; un signe fort, sincère, exigeant .
chiche ? je suis près à parier au contraire, qu'après ce week end de grogne, et avant Noël notamment, tout sera comme d'habitude avec les bouchons dans les zones commerciales, et devant les caisses des magasins !

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-gilets-jaunes-operation-escargot-et-blocages-13-11-2018-12131724.php

 

Ouest-France

Lanmeur. Des cahiers de doléances sur les blouses blanches

Publié le 13/11/2018

Séance de signatures, mardi 13 novembre, dans les couloirs du centre hospitalier de Lanmeur. | OUEST-FRANCE

Ce mardi 13 novembre, les personnels de l’Ehpad de Lanmeur ont écrit leurs revendications sur leurs blouses. Elles seront remises au président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, le 24 novembre.

Les personnels syndiqués CFDT de l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) du centre hospitalier de Lanmeur (Finistère) participent à l’opération « Vivez ce que vous décidez », lancée début novembre.

Il s’agit de faire signer le personnel soignant, sur le dos des blouses de deux

représentantes de la CFDT, pour faire écho à la loi de financement de la Sécurité sociale, en discussion à l’Assemblée nationale. Elle définit, entre autres, les moyens accordés aux secteurs d’accompagnement des personnes âgées.

« Ils sont épuisés »

Ces blouses seront remises, le 24 novembre, à Richard Ferrand, président de l’Hémicycle.  « L’opération avec l’idée d’interpeller directement les parlementaires est bien accueillie par le personnel » , témoignent Virginie Girard et Ghislaine Moal.

Des soignants qui veulent du renfort, car  « depuis les restructurations du budget de l’hôpital de Lanmeur, en 2015, nous avons un soignant en moins deux jours par semaine. On se retrouve en grande difficulté quand il y a un arrêt de travail. Le cas s’est produit, dernièrement, quand deux soignants au lieu de quatre se sont retrouvés à faire les toilettes de 38 résidents. L’arrêt de maladie était tombé le matin, aucun collègue ne pouvait dépanner, ils sont épuisés. »

« La fin de vie, très compliquée »

Les restrictions du budget concernent aussi la fourniture des produits d’hygiène.  « Les familles doivent apporter les gels douche et shampooings, pour les personnes seules, on doit contacter les tutelles pour obtenir un bon. »

L’Ehpad local compte environ 200 soignants, pour 252 résidents. Au fil du temps,  « la fin de vie est aussi devenue très compliquée, nous n’avons pas le temps d’accompagner les personnes » .

Ces syndiqués souhaitent voir les élus porter la blouse, durant un jour, histoire de vivre au plus près les conditions de travail des personnels dans les Ehpad.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/lanmeur-des-cahiers-de-doleances-sur-les-blouses-blanches-6067606

 

Ouest-France

Brest. Hôpital: « On va au-devant de semaines très difficiles »

Publié le 13/11/2018

La CFDT s’alarme des conditions de travail au CHRU Brest-Carhaix. | OUEST-FRANCE

La CFDT s’alarme sur la qualité du service du CHRU Brest-Carhaix. Des problèmes récurrents dégradent les conditions de travail des agents et la prise en charge des patients.

Manque de lits

26 lits d’hôpital supplémentaires ont dû être ajoutés la semaine dernière en UMPU (Unité médicale post-urgence) et 6 lits en chirurgie post-urgence, au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Brest. « C’est du jamais vu en cette saison, s’alarme Pascale Lestideau, secrétaire adjointe

de la section CFDT à la Cavale-Blanche. Ces unités tampons sont débordées et nous ne sommes par encore en période épidémique. On craint énormément la période hivernale à venir, on va au-devant de semaines très difficiles ».

Manque de personnel

Pour le syndicat, un des plus gros problèmes est celui du manque de personnel, alors que l’activité de l’hôpital augmente. « Le gouvernement ne veut surtout pas augmenter le nombre de fonctionnaires dans la fonction publique hospitalière », explique Marie-Françoise Patinec, secrétaire de la section CDFT du CRHU de Brest.

La CFDT souhaite que la direction continue à recruter pour les blocs opératoires, « pour réussir à compenser l’absentéisme et les départs » développe Pascale Lestideau. Sur les douze infirmiers partis, huit ne sont pas encore remplacés.

Le constat est le même au niveau de l’administratif. « Le remplacement d’une secrétaire se fait au bout de trois semaines », affirme Marie-Annick Follezou, secrétaire syndiquée de l’hôpital Morvan. « Nous demandons la création d’une unité de remplacement dans l’administratif, qui déjà existe chez les soignants, continue-t-elle. Nous avons parfois entre 600 et 1 000 courriers de retard et 1 600 bons d’attente d’IRM à la Cavale ».

Temps d’attente

De nombreuses personnes arrivent aux CRHU via les urgences, où les temps d’attente sont très importants. « Ça peut être de plusieurs heures, voir une dizaine d’heures », explique Pascale Lestideau.

Situation dans les Ehpad

Le syndicat alerte sur les conséquences du manque d’aides soignants dans les Ehpad. « Ils s’abîment physiquement, ce qui engendre de l’absentéisme. Le personnel est rappelé sur ses jours de repos et sur les Ehpad de Brest, 180 jours de RTT étaient à rendre au mois de septembre », expose Marie-Françoise Patinec.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-hopital-va-au-devant-de-semaines-tres-difficiles-6064740

 

Ouest-France

Une plaque révélée pour le centenaire de l'Armistice

Publié le 13/11/2018

Le dépôt des 159 roses et la révélation de la plaque ont été les deux moments clés de la commémoration du 11-Novembre. |

La commémoration du centenaire de l'Armistice de la Première Guerre mondiale a été marquée par la révélation d'une plaque, avec 26 noms complémentaires gravés de Poilus qui n'apparaissaient pas sur le monument aux morts. Par ailleurs, les habitants de la commune ont déposé 159 roses, une pour chaque homme décédé pendant le conflit.

« Ce moment est important pour se souvenir de l'Histoire et rappeler la précarité de la paix », a souligné Nathalie Bernard, la maire, avant de remercier les jeunes du Conseil municipal des jeunes, les porte-drapeaux, les élus, dont le sénateur Jean-Luc Fichet, le conseiller départemental Georges Lostanlen et l'ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, et les habitants présents.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/une-plaque-revelee-pour-le-centenaire-de-l-armistice-6066511

 

Ouest-France

Commémoration du 11-Novembre

Publié le 13/11/2018

Quelques Saint-Jeannais ont rendu hommage aux hommes morts pour la France, lors de la commémoration du centenaire de l'Armistice de la Grande Guerre. Les cloches ont retenti à 11 h. Outre l'allocution de Maryse Tocquer, la maire, les jeunes du Conseil municipal des jeunes et les porte-drapeaux ont marqué par leur présence ce temps fort de l'Histoire. |

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/commemoration-du-11-novembre-6067031

 

Ouest-France

Un bilan positif pour la Maison des peintres

Publié le 13/11/2018

L'assemblée générale de l'association s'est tenue à la salle Kasino, avec 18 personnes. |

L'association La Maison des peintres (MDP) a tenu son assemblée générale, vendredi. Une vingtaine de personnes étaient présentes, dont Maryse Tocquer, la maire, et René Le Tallec, son premier adjoint, en charge de la culture.

Le bilan moral, présenté par Claude Florange Bénisset, présidente de l'association, a montré les nombreux points forts de l'année : les différents événements organisés dans les locaux ont enregistré 3 720 visiteurs. L'association a aussi montré son intention de perpétuer différents ateliers pour la saison à venir, avec d'autres rencontres et animations et encore plus d'artistes et d'intervenants.

Le bilan financier lui, présenté par Dominique Lambrecht, a montré des comptes positifs grâce aux subventions, aux adhésions et aux commissions des ventes des expositions. Le rapport d'activité de Solenn Hémart, présenté par Kirsi Kinnunen, a montré une réelle dynamique dans les ateliers.

Enfin, le bilan technique, présenté par Thomas Viala-Serre, a fait état de la nécessité d'investir dans un ou deux barnums pour agrandir l'espace de travail et d'exposition

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jean-du-doigt-29630/un-bilan-positif-pour-la-maison-des-peintres-6066710

 

Ouest-France

Trébeurden. Digue : l’autorisation environnementale votée

Publié le 12/11/2018

La digue de Tresmeur devrait changer de physionomie dès le début de l’année.

La digue de Tresmeur devrait changer de physionomie dès le début de l’année. | OUEST-FRANCE

Vendredi soir, les élus, malgré les votes contre des minorités, ont adopté l’autorisation environnementale concernant la digue de Tresmeur. Fin de l’enquête publique.

En fin d’année, ou début 2019, la 2e phase de travaux devrait changer la physionomie de la digue de Tresmeur.

Une nouvelle étape qui a nécessité une enquête publique, ouverte en septembre dernier : « Ce dossier comprend deux volets , rappelle le maire. Une autorisation d’occupation du domaine maritime, relative à la création d

’une cale, à la reconstruction d’un enrochement, et à la régularisation de deux cales et d’un escalier, et aussi une autorisation environnementale » .

Sur ce deuxième point les élus devaient exprimer vendredi soir leur avis. La décision avait été reportée lors du dernier conseil, par manque d’information.

Après le préambule du maire, Jean-Pierre Le Bars a pris la parole, « avant que les élus des deux groupes minoritaires ne s’expriment sur le déroulement de l’enquête et sur la partie environnementale du dossier, deux questions. « Ce soir, vous demandez au conseil municipal de porter un avis sur un projet dont la commune est maître d’ouvrage. Comment pouvons-nous être, dans ce dossier, à la fois juge et partie » ? Alain Faivre répond que la procédure est fixée par le préfet, sur la base de l’enquête publique » .

S’ensuivent des remarques techniques de la part d’autres élus minoritaires : Jacques Mainage estime que « depuis le 1er mars 2018, dans le cadre de modernisation des enquêtes publiques environnementale, les observations doivent être consignées sur le site internet de la commune. Ces recommandations n’ont pas été appliquées » .

Bénédicte Boiron, pour sa part, regrette « le manque de choix et d’alternatives, ce qui nuit à la bonne compréhension du projet » .

La délibération est finalement adoptée, par 18 voix pour, 6 contre dans la minorité, et une abstention d’Odile Guérin, adjointe à l’environnement.

Jean-Pierre Le Bars et Laurent Boyer, pour les raisons évoquées plus haut, ne prennent pas part au vote.

Le conseil aura aussi été l’occasion pour les élus d’autoriser le maire à ester en justice dans le cadre de la requête de l’association Trébeurden Patrimoine Environnement, contestant le permis de construire accordé à la Potinière.

« Un deuxième recours a été déposé par l’association Avenir du Littoral, mais nous n’avons pas encore reçu le mémoire » , a précisé Alain Faivre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/trebeurden-digue-l-autorisation-environnementale-votee-6064907

 

Le point sur la rue de Paris

L’immeuble du 9, rue de Paris à Morlaix qui accueillera, en 2019, un troisième lieu, sorte d’espace littéraire et culturel.
L’immeuble du 9, rue de Paris à Morlaix qui accueillera, en 2019, un troisième lieu, sorte d’espace littéraire et culturel. (Photo d’archives)

Troisième lieu

« Le cahier des charges est rédigé et publié, nous recevons actuellement des candidatures qui seront examinées le 19 novembre lors de la commission d’appel d’offres », précise le maire, Agnès Le Brun. Un comité de pilotage avec plusieurs élus sera alors mis en place avant le lancement des travaux.

L’espace de 675 m², dans les anciens locaux d’Eurodif, a pour vocation de devenir une plateforme culturelle à dominance littéraire. Il pourra également servir de satellite pour le musée ou la médiathèque qui pourront y mener des opérations de médiation. « Dans le cahier des charges, il est également fait mention du fait que l’acteur soit compétent en installation multimédia », ajoute l’élue, prenant comme exemple les musées numériques de proximité, Micro-folies : « à mi-chemin de ce que nous voulons faire ».

Cet endroit, qui s’étend sur trois étages au 9, rue de Paris, sera également un lieu où il sera possible de lire ou feuilleter des ouvrages. Le calendrier reste le même : l’ouverture est toujours prévue à l’automne 2019.

Carrefour Express

Le 3 juin dernier, le magasin du Carrefour Express avait été entièrement dévasté par les inondations. Des travaux ont depuis été réalisés : pose de placos, peinture et bientôt la reprise du sas d’entrée. Toutefois, en raison de problèmes d’infiltration à cause d’une toiture défaillante, la réouverture, que les propriétaires espéraient entre septembre et octobre, n’est pas encore prévue.

Ancien hôtel des ventes

Depuis le déménagement des époux Dupont à l’allée Saint-François, les anciens locaux de l’hôtel des ventes sont justement… à vendre ! D’une superficie d’un peu plus de 700 m², l’espace est en vente dans sa totalité ou divisé en trois lots : une première partie qui correspond à l’ancien Vidéo club (au n° 35 de la rue), une deuxième pour la salle des ventes et le couloir (n° 37) et une dernière pour deux bureaux et la réserve (n° 39). Plusieurs visites ont déjà été réalisées mais pour le moment l’ancien hôtel des ventes n’a pas encore trouvé preneur.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-point-sur-la-rue-de-paris-12-11-2018-12131654.php

 

Ouest-France

Morlaix. 150 enseignants refusent le régime amincissant prôné par leur ministre

Publié le 12/11/2018

Ils étaient 150 dans les rues de Morlaix pour manifester contre le budget 2019 qui prévoit 2 600 suppressions de postes.

Ils étaient 150 dans les rues de Morlaix pour manifester contre le budget 2019 qui prévoit 2 600 suppressions de postes. | OUEST-FRANCE

Les discours des différents syndicats devant la mairie.

Les discours des différents syndicats devant la mairie. | OUEST-FRANCE.

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Ils étaient environs 150, à 14 h ce lundi 12 novembre, réunis devant le kiosque, place des Otages à Morlaix (Finistère). À l’appel de plusieurs syndicats, ils ont défilé dans les rues de la ville.

FSU, CGT, Sgen CFDT, SNUipp… plusieurs syndicats de l’Éducation nationale ont défilé côte à côte dans les rues de Morlaix (Finistère), ce lundi.

Tous s’opposent au budget 2019, qui prévoit la suppression de 2 600 postes d’enseignants au collège et lycée (public et privé) et 400 postes dans l’administration, alors que les effectifs vont recommencer à augmenter dès l’an prochain.

Une histoire de confiance

Ils ont mis en doute les paroles de Blanquer, ministre de l’Éducation qui dit vouloir « Une école de la confiance ». « À la FSU, nous n’avons pas confiance, les chiffres annoncés, c’est l’équivalent d’un rectorat. »

« Il y a les instituteurs, les profs mais aussi les personnels administratifs qui eux aussi sont menacés par ces suppressions. Alors que déjà, nous n’avons plus les moyens de fonctionner normalement », s’inquiète Hervé Le Floc’h, délégué départemental du Sgen CFDT.

Ras-le-bol

Il regrette la petite mobilisation qui ne reflète pas le ras-le-bol sur le terrain. « Le personnel est épuisé, physiquement et moralement. La route vers le régime amincissant que va emprunter Jean-Michel Blanquer n’est pas la bonne. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-150-enseignants-refusent-le-regime-amincissant-prone-par-leur-ministre-6064532

 

Ouest-France

Morlaix. La transmission d’entreprise, ça se travaille

Publié le 12/11/2018

Vendredi, tous les partenaires étaient réunis pour signer la convention qui lance l’action d’information destinée à la transmission d’entreprise. | OUEST-FRANCE

Soucieux d’accompagner les dirigeants d’entreprise de plus de 55 ans, les acteurs économiques du territoire se fédèrent. Le but : aider les entrepreneurs à préparer sereinement la passation.

« C’est une première dans la région, entame Yves Moysan, adjoint à l’économie à Morlaix communauté. La transmission d’entreprises est un problème récurrent. »

Dans le territoire de Morlaix, 913 entreprises ont été recensées, mais toutes ne seront pas contactées. « Les chefs d’entreprise peuvent cependant prendre contact avec nous

… » Pour le moment, une centaine de courriers vont être adressés aux intéressés, choisis sur différents critères : l’âge du dirigeant, le nombre de salariés… Ensuite, d’anciens chefs d’entreprise de l’association Égée prendront contact, le processus sera alors enclenché.

Garder les entreprises locales

« La réussite de la sortie favorise l’installation du repreneur », affirme Jean-Pierre Quéré de l’Adess. Fort de ce postulat, les partenaires (1) ont décidé de prendre les choses en main, l’objectif principal étant de garder les emplois, le savoir-faire et les centres de décision au niveau local. Ensemble, ils ont planché sur les conseils à apporter aux entrepreneurs, commerçants et artisans qui auraient besoin d’accompagnement.

Tous sont conscients que le processus de passation est long et que l’anticipation a toute son importance. « L’approche de la retraite ne préoccupe pas que les dirigeants, les salariés sont évidemment touchés également », remarque Sophie Ollivier de la chambre des métiers.

« C'est leur bébé »

Parmi les scénarios possibles, Jean-François Oulhen, délégué de LesScop, évoque d’ailleurs la reprise de l’entreprise par les salariés, citant quelques exemples de transmission réussie.

Pour Sylvie Gourvil, présidente du syndicat départemental de la boucherie, si la transmission est si difficile c’est que les commerçants, tiennent à la confidentialité, entre-autres. « Ils veulent être sûrs que ça reste secret. Et il y a aussi un lien affectif très fort. La plupart des futurs retraités ont créé leur entreprise de toutes pièces, c’est leur bébé. Devoir la quitter un jour n’est pas évident… »

(1) L’Adess (économie sociale et solidaire) ; Morlaix Communauté ; Urscop (Union des scop de l’ouest) ; Egee (entente des générations pour l’entreprise) ; la chambre des métiers et la chambre de commerce. Contact : 02 98 15 31 74 ; 09 81 71 87 49.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-la-transmission-d-entreprise-ca-se-travaille-6064626

 

Poste. Le commerçant de la Maison de la presse jette l’éponge

L’activité du bureau de poste de la Boissière, fermé le 3 novembre, a été transférée à la Maison de la presse. Mais son patron a rapidement jeté l’éponge !
L’activité du bureau de poste de la Boissière, fermé le 3 novembre, a été transférée à la Maison de la presse. Mais son patron a rapidement jeté l’éponge ! (Photo d’archives)

Il n’aura même pas fallu une semaine au commerçant de la Maison de la presse pour abandonner l’activité postale qu’il avait reprise après la fermeture du bureau de poste de la Boissière. Débordé, il a fait part de sa décision de ne pas continuer, La Poste va relancer un appel aux commerçants.

En dépit de nombreuses manifestations pour dénoncer la fin du bureau de poste de la Boissière, ce dernier a bien fermé ses portes le samedi 3 novembre dernier. L’activité postale en revanche a été maintenue dans la galerie commerciale grâce au commerçant de la Maison de la presse, commerce situé juste à côté de l’ancien bureau de poste qui fait office de point relais. Seulement, Fabien Chénel a fait part, la semaine dernière, quelques jours seulement après l’avoir reprise, de son désir de ne pas continuer cette activité. « Je suis débordé, il est impossible de m’occuper seul de ce qu’ils faisaient à deux auparavant », témoigne-t-il.

« Ce bureau-là n’aurait jamais dû fermer »

Fabrice Martinet, secrétaire général du syndicat CGT-FAPT du Finistère-Nord, indique ne pas être surpris de l’issue de la situation : « Si le commerçant n’avait eu qu’à s’occuper de la vente de timbres ou d’enveloppes, ça aurait été possible, mais avec toute l’activité de retrait de colis ou de recommandés, on savait que ça se terminerait comme ça. C’est ce qu’on a toujours dit à la direction et à la mairie de Morlaix mais personne ne nous a écoutés. Ce bureau de la Boissière n’aurait jamais dû fermer ».

La Poste, par la voix d’Allan Kaci, attaché de presse, précise qu’elle va se mettre en route pour trouver rapidement un successeur : « Nous allons relancer un appel auprès des commerçants de la galerie où nous voulons maintenir cette activité postale ». Pour éviter toute rupture de service, le groupe invite les personnes à se rendre au carré entreprises de la plateforme de distribution, située rue de Straja, à proximité de la galerie Leclerc. « C’est une situation exceptionnelle, mais on a déjà trouvé des solutions », avance Allan Kaci.

Un agent en renfort

Pour le moment, un agent de La Poste est venu prêter temporairement main-forte à Fabien Chénel dans son commerce, mais Fabrice Martinet confie ne pas être confiant quant au futur. « La direction affirme qu’il y avait eu plusieurs offres de commerçants de la galerie, mais ce n’est pas ce qu’on avait entendu. Et quand bien même ce serait le cas, le problème restera identique ! Le bail du local dans la galerie commerciale court toujours, il ne tient qu’à eux de le rouvrir », conclut-il.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/poste-le-commercant-de-la-maison-de-la-presse-jette-l-eponge-12-11-2018-12131386.php

 

12 novembre

Elle l'a dit!!!

http://goutal.over-blog.com/2018/11/elle-l-a-dit.html

 

Maison des peintres. Bilan annuel positif

De gauche à droite, Pablo Domingo, Thomas Viala-Serre, Claude Florange-Bénisset et Dominique Lambrecht
De gauche à droite, Pablo Domingo, Thomas Viala-Serre, Claude Florange-Bénisset et Dominique Lambrecht

L’assemblée générale de l’association « La Maison des peintres », sous la présidence de Claude Florange-Bénisset, s’est tenue vendredi 9 novembre, à la salle Kasino, en présence d’une vingtaine de participants.

Forte d’une soixantaine d’adhérents, l’association a accueilli 3 200 visiteurs à la Maison des peintres sur l’ensemble de la saison. Elle a enregistré, cette année, un bénéfice de 1 900 € qui lui permet d’envisager l’acquisition de deux barnums, à approuver en conseil d’administration, et la pose d’une enseigne, dont le support serait une planche d’orme peinte, sous réserve d’approbation par la commission municipale ad hoc et l’architecte des bâtiments de France.

La majorité des animations devrait être reconduite pour la saison à venir, mais aucun calendrier n’a encore été défini.

Le bureau

Un nouveau bureau a été constitué : présidente, Claude Florange-Bénisset ; vice-président, Jean-Louis Rivière ; trésorière, Dominique Lambrecht ; responsable technique, Thomas Viala-Serre ; assistant technique, Pablo Domingo ; membres actifs : Jean-François Aidans, Karine Cueff, Martine Dupont-Postic, Kirsi Kinnunen, Françoise Lemaître, Odile Madec ; adhérents actifs : Solenn Hémart, Christiane Poncin-Strougo, Alexandre Lardeur.

Le Noël des arts se tiendra les samedi 8 et dimanche 9 décembre, l’association fait un appel à candidature pour des artistes désireux de venir y exposer quelques toiles, des artisans d’art, des animateurs d’ateliers.

Pratique
Contact : tél. 06 09 63 20 37,
maisondespeintres.sjdd@yahoo.com.

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-jean-du-doigt/maison-des-peintres-bilan-annuel-positif-12-11-2018-12131055.php

 

Ouest-France

Lannion. Rencontre avec un organisateur du mouvement des gilets jaunes

Publié le 12/11/2018

Jeudi, les gilets jaunes étaient à Rospez, sur la 2X2 voies Lannion-Guingamp, pour mobiliser avant la journée du 17 novembre. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Moins d’une semaine avant le 17 novembre, date annoncée des blocages par les gilets jaunes, nous avons rencontré un des organisateurs du mouvement à Lannion.

Christophe (1), un des organisateurs du mouvement du 17 novembre à Lannion

Que va-t-il se passer le samedi 17 novembre à Lannion ? Qu’allez-vous bloquer ?

Pour l’instant, les informations restent confidentielles. Les points de blocage seront communiqués jeudi après-midi. On sent, à travers les réseaux sociaux, le nombre de

gilets jaunes dans les voitures et les messages que je reçois que la solidarité est là. Se traduira-t-elle par une mobilisation ? C’est la grande inconnue. On a prévu des barnums, du café, des sandwichs pour tenir plusieurs jours.

Ne craignez-vous pas des débordements ?

Nous allons justement déclarer en début de semaine notre action en mairie de Lannion à cause du risque de casseurs. Il est hors de question que ce soit le bordel. Nous avons prévu une vingtaine de personnes pour surveiller le mouvement et j’irai voir chaque point de blocage pour m’assurer que tout se passe bien. Ce n’est pas par des dégradations qu’on se fera entendre.

Comment est né le mouvement des gilets jaunes à Lannion ?

Quand les premiers groupes ont émergé en France, j’ai vu qu’à Lannion, ça ne bougeait pas. Nous avons donc créé la page Facebook et en un après-midi, on s’est retrouvé avec 700 personnes supplémentaires. Depuis, on est un peu débordés, nous recevons beaucoup de messages. Je le fais pour ma ville, c’est lourd, j’y passe des journées. C’est beaucoup de boulot et de pression.

Pourquoi s’impliquer dans cette lutte ?

Je suis comme tout le monde, je mets du gazole dans ma voiture. Avant, mon plein d’essence coûtait 90 €, aujourd’hui, j’en ai pour 130 €. Moi, je touche à peine le Smic. Avec l’augmentation globale du coût de la vie, il ne reste pas grand-chose à la fin du mois. J’ai un enfant et je ne suis pas sûr que son avenir sera meilleur. Si un jour, dans dix ou quinze ans, il doit manifester pour défendre ses conditions de vie, je veux pouvoir lui dire que le 17 novembre 2018, j’y étais.

Pensez-vous qu’un blocage des villes peut changer les choses ?

On peut augmenter un peu les salaires mais ça ne couvrira pas l’inflation. Le gouvernement doit se réveiller. Cette journée du 17 novembre, ce sera tout ou rien. Aujourd’hui, dans notre société, les gens ont peur de s’engager, de perdre leur travail. Si ça continue comme ça, ce sera pire. Cette journée sera soit une date historique, soit un pétard mouillé. Mais attention quand même, car un pétard peut exploser. Même si, de notre côté, je le répète, nous n’accepterons aucun débordement ni aucune provocation envers la police.

Avez-vous l’impression que votre message est bien reçu ? Il y a des détracteurs…

Déjà, c’est un mouvement populaire qui ne sera récupéré par aucune organisation. Je respecte ceux qui y sont opposés. Certains ont du pouvoir d’achat mais ils doivent bien comprendre qu’un jour, ils seront peut-être confrontés au chômage. J’ai aussi été interpellé par une dame qui a besoin ce jour-là d’aller voir ses enfants. Ça me touche car moi aussi, j’ai un enfant. D’autres veulent aller au travail. Un pays bloqué, ce sont des milliards d’euros perdus par l’État. Si on veut qu’ils nous entendent, c’est le prix à payer.

(1) prénom d’emprunt car pour des raisons personnelles, il souhaite rester anonyme.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-rencontre-avec-un-organisateur-du-mouvement-des-gilets-jaunes-6064262

 

Ouest-France

Baie de Saint-Brieuc. D’où viennent les déchets sur les plages ?

Publié le 12/11/2018 Brice DUPONT

Les déchets en plastique sont les plus nombreux. | OUEST-FRANCE

À chaque marée, les plages de la baie de Saint-Brieuc voient atterrir des objets en tout genre. Mais d’où viennent ces déchets ? Explications.

Comme partout, les déchets, et surtout le plastique, s’invitent sur les plages de la baie de Saint-Brieuc. Un seul exemple, qui donne le tournis : lors d’une opération de collecte sur la plage de la Grandville à Hillion le 3 octobre dernier, ce sont… 772 déchets qui ont été ramassés sur une distance de seulement 100 mètres. En juin 2016, sur la même distance, ce sont 2 598 objets qui avaient été comptabilisés…

Mais d’où viennent ces objets en tout genre ?

De la mer

Au gré des vents et des courants, les déchets viennent régulièrement s’échouer sur nos plages. « On a même parfois des objets qui arrivent d’Angleterre et qui traversent la Manche » , précise Alain Ponsero, conservateur de la Réserve naturelle de la baie.

Un navire qui perd un conteneur au large, et il y a de grandes chances que des objets atterrissent également par ici.

De nombreux déchets proviennent également des activités de pêche et de mytiliculture. On retrouve ainsi des jupes tahitiennes, des cônes en plastique, des élastiques en caoutchouc, etc. Même si les professionnels font des efforts pour limiter les rejets et ramassent régulièrement sur les plages, difficile d’arriver à une empreinte zéro.

De la terre

Vous avez l’habitude de prendre les bouches d’égout pour des poubelles ? Mauvaise idée… « Un mégot de cigarette lancé dans le centre-ville de Saint-Brieuc a de grandes chances d’arriver dans la baie » , déplore Cédric Jamet, garde technicien.

Les déversoirs dans les rues rejoignent en effet les cours d’eau, puis la mer…

Ou abandonnés sur la plage…

Troisième source de pollution : les déchets laissés sur la plage par les usagers, après une promenade, un pique-nique, une soirée entre amis quand les beaux jours arrivent…

Pour information, l’abandon de déchets peut coûter cher : des amendes peuvent en effet être dressées, allant de 68 à 450 €.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/baie-de-saint-brieuc-d-ou-viennent-les-dechets-sur-les-plages-6064205

 

Justice. « Une informatique arriérée »

Xavier Ronsin, premier président, et Jean-François Thony, procureur général de la cour d’appel de Rennes.
Xavier Ronsin, premier président, et Jean-François Thony, procureur général de la cour d’appel de Rennes. (Photo P. C.)

La cour d’appel de Rennes couvre l’ensemble des tribunaux en Bretagne et Loire-Atlantique. Une justice qui doit faire souvent avec les moyens du bord, notamment un réseau informatique très insuffisant. Entretien avec Xavier Ronsin, premier président, et Jean-François Thony, procureur général.

Depuis septembre, une troisième chambre correctionnelle est en place à la cour d’appel, avec l’objectif de réduire les délais en matière de jugement. Ça se confirme ?

Jean-François Thony : On voit le bout du tunnel, mais il faudra des mois, voire des années, pour retrouver un rythme normal qui, idéalement, devrait être de quelques mois après le jugement de première instance.

Quels sont les autres changements à venir ?

Xavier Ronsin : Au 1er janvier, entre en vigueur une très importante réforme des pôles sociaux. Tout le contentieux du Tass (Tribunal des affaires de sécurité sociale) et du TCI (tribunal du contentieux de l’incapacité) qui était traité et géré par l’administration de la cohésion sociale, entre dans le giron de la Justice. Ce sont des dossiers de justice du quotidien. Ça peut être à la fois les calculs du handicap, des problèmes de faute inexcusable de l’employeur ou des cotisations qui sont réclamées par des organismes patronaux à des artisans.

Jean-François Thony : Il y a aussi le projet de loi sur la Justice qui vient d’être adopté par le Sénat et qui doit passer à l’Assemblée nationale. On ne sait pas encore ce qu’il en sortira, car il y a des débats. Je pense, par exemple, à la création du tribunal criminel départemental à titre expérimental, qui remplacerait en première instance les cours d’assises par un tribunal composé de magistrats professionnels. Ça permettrait là encore de réduire les délais. Il y a aussi la forfaitisation des délits routiers qui commence cet automne au centre national de traitement, géré à Rennes. Cela va changer la donne notamment pour les défauts de permis de conduire et d’assurance. Avant, ils allaient devant le tribunal correctionnel. Ils seront désormais traités par voie d’amende forfaitaire. Le projet de loi prévoit aussi la forfaitisation de l’usage de stupéfiants. Il y aura une plus grande systématisation d’une peine alors que, jusqu’à présent, il y avait des rappels à la loi. On attend de voir ce que ça va donner parce qu’il y aura plus de recours et donc des tribunaux plus souvent saisis.

« Aujourd’hui, la machine explose et s’enraye régulièrement »

Où en est-on du projet de procédure pénale entièrement numérisée, depuis le procès-verbal dressé par un policier ou un gendarme jusqu’à l’audience ?

Jean-François Thony : L’échéance est 2020. C’est un projet qui avance vite mais qui est extrêmement complexe. Il suppose de faire fonctionner ensemble le système informatique du ministère de l’Intérieur et celui de la Justice, qui est complètement arriéré. Aujourd’hui, la machine explose et s’enraye régulièrement. Il y a quelques jours, nos serveurs étant saturés, on ne pouvait plus sauvegarder nos dossiers. On ne peut pas envoyer par les serveurs des dossiers numérisés à l’instruction parce qu’il n’y a plus de place. Donc on les met sur un CD-Rom et on les envoie par la Poste, avec tous les risques de sécurité que cela comporte. Dans un tribunal comme celui de Saint-Malo, le ministère de la Justice a multiplié par cinq le débit internet. C’est-à-dire qu’il est passé de 2 mégabits par seconde à 10 Mbps. Aujourd’hui, un particulier est à 200 ou 400 Mbps !

Après un site internet et des comptes Twitter, la cour d’appel de Rennes s’est dotée d’un nouveau logo, avec des racines bretonnes clairement affichées. Pourquoi ?

Xavier Ronsin : On a toujours eu une stratégie de très grande ouverture de la cour. Il y a nécessairement une pédagogie du faire-savoir à approfondir. Or je trouvais qu’on avait besoin d’un signe identitaire fort. Le logo a tous les codes de la Bretagne car je ne voulais pas qu’il soit banal. Il y a en Bretagne une forte identité régionale et une « bizarrerie » administrative avec le département de la Loire-Atlantique. Ce logo, qui a de la force, correspondait bien à ce que je cherchais.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 12 Novembre 2018 à 08h40

Nous avons des radars derniers cris au bord de nos routes qui rapportent un max à l’État, des taxes abusives sur notre carburant et une Justice qui n'en voit pas la couleur, mais où va tout ce pognon ?

https://www.letelegramme.fr/bretagne/justice-une-informatique-arrieree-12-11-2018-12129777.php

 

Parti communiste. « La gauche peut et doit se réveiller »

Ismaël Dupont (au centre) réélu secrétaire départemental du PCF, entouré de François Auguste (à droite), représentant du conseil national et de Dominique Gontier, membre de l’exécutif départemental.
Ismaël Dupont (au centre) réélu secrétaire départemental du PCF, entouré de François Auguste (à droite), représentant du conseil national et de Dominique Gontier, membre de l’exécutif départemental. (Photo Steven Lecornu)

Le 38e congrès départemental du Parti communiste français (PCF) s’est déroulé samedi à Plonéour-Lanvern. 80 délégués représentant les 850 adhérents de 18 sections finistériennes ont reconduit le secrétaire départemental, Ismaël Dupont, dans ses fonctions.

Au cœur des discussions des délégués finistériens du PCF figurait le texte national « Pour un manifeste du Parti Communiste du XXIe siècle », retenu le 6 octobre en vue du congrès national à Vitry-sur-Seine les 23, 24, 25 novembre. « Nous avons voté 70 amendements sur ce texte de base commune pour l’avenir et les échéances électorales », explique Ismaël Dupont.
Le Morlaisien, âgé de 38 ans, a été réélu secrétaire finistérien. Il s’agit de son troisième mandat depuis 2015. 32 membres dont onze nouveaux ont été élus au conseil départemental. « Nous voulons aller sur un chemin de transformation, sortir du libéralisme, sans populisme et sans personnalisation excessive. L’idée, c’est de proposer un projet à la fois ambitieux et réaliste. Même si la gauche est fragilisée depuis 2017, de nouveaux espaces politiques se sont créés en réaction à la politique très dure menée par le président Macron. Il n’a de cesse de remettre en cause les acquis sociaux hérités du Conseil national de la Résistance.
La gauche peut et doit se réveiller », explique le responsable départemental. Ce dernier en appelle à « l’unité du peuple de gauche » notamment en vue des prochaines élections européennes. La tête de liste du PCF Ian Brossat, l’enthousiasme. « Il a un profil très intéressant, il est jeune et prône le rassemblement des forces progressistes », soutient Ismaël Dupont. Localement, la section entend poursuivre les batailles engagées pour la sauvegarde des services publics comme à la SNCF, dans les hôpitaux ou La Poste. L’éducation populaire fait aussi partie des enjeux. « Nous voulons reprendre cet héritage », indique Ismaël Dupont. Des animations sont programmées tous les mois à Morlaix (Les mardis de l’éducation populaire) et Quimperlé (Les Jeudis Rouges).

https://www.letelegramme.fr/bretagne/parti-communiste-la-gauche-peut-et-doit-se-reveiller-11-11-2018-12130394.php

 

Le Diben dimanche 11 novembre 2018

Plestin. Le salon du livre a fait le plein sous le signe de la bonne humeur

Françoise Rolland & Christian Millet. Photo pyb29 Florence Dole. Photo pyb29 Pierre Le Gall. Photo pyb29 Stand de Skol Vreizh. Photo pyb29 Stand de Yann Le Sacher. Photo pyb29 Alain Goutal. Photo pyb29Jean-rené le Quéau & François de Beaulieu. Photo pyb29 La bonne humeur. Photo pyb29 Yves Pinguilly. Photo pyb29

 

Le Diben dimanche 11 novembre 2018

Plougasnou et Sain-Jean-du-Doigt. Commémoration du centenaire de l'Armistice de la guerre 14-18

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Route du Rhum : Bob Escoffier jette l’éponge

Le doyen de la course Bob Escoffier ne finira pas sa cinquième Route du Rhum. Il a abandonné ce dimanche.

Le Malouin Bob Escoffier, ici photographié au large du Cap Fréhel il y a une semaine, ne bouclera pas sa cinquième Route du Rhum.
Le Malouin Bob Escoffier, ici photographié au large du Cap Fréhel il y a une semaine, ne bouclera pas sa cinquième Route du Rhum. (© Le Pays Malouin / Samuel Sauneuf)

Route du Rhum au goût très amer pour Bob Escoffier. À 69 ans, le doyen de la flotte, qui espérait boucler son cinquième Rhum, ne verra pas Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe.

Bloqué depuis une semaine à Roscoff, à cause du mauvais, temps, le Malouin n’ira pas plus loin que les côtes bretonnes. La faute à son bateau.

Mystérieuse voie d’eau

Alors qu’il s’apprêtait à profiter d’une fenêtre météo pour repartir en course, après avoir laissé passer trois grosses dépressions, son Kriter V Socomore Quéguiner a mystérieusement pris l’eau lors de sa longue escale finistérienne.

« J’ai trouvé de l’eau dans le fond de la coque hier, samedi. Nous avons estimé que le bateau prenait 25 litres par heure et ce, au port, sans qu’il ne souffre de l’état de la mer […] Ce n’est pas rassurant de partir dans ce type de conditions. Je n’ai pas d’autres choix que de jeter l’éponge et c’est extrêmement frustrant pour moi. C’est difficile de devoir renoncer à un projet auquel on a, avec mes partenaires, consacré toute notre énergie depuis un an et demi mais c’est ainsi », a expliqué le skipper malouin.

Après l’abandon de son gendre Louis Burton en Imoca, sur casse également, cette Route du Rhum 2018 laissera décidément un mauvais goût d’inachevé dans la famille Escoffier.

https://actu.fr/bretagne/saint-malo_35288/route-rhum-bob-escoffier-jette-leponge_19492110.html

 

Patrimoine. Beau succès de la communication sur le « Petit train »

Les présentations de l’association Patrimoine sont toujours extrêmement riches en illustrations et en anecdotes.
Les présentations de l’association Patrimoine sont toujours extrêmement riches en illustrations et en anecdotes.

Comme pour chacune de ses présentations publiques, l’association Patrimoine de Plougasnou, sous la présidence de Christian Millet, a fait le plein, vendredi 9 novembre, pour sa communication sur « Le petit train » de Morlaix à Primel-Trégastel et l’hôtellerie de Primel, animée par Jean Quinquis, collectionneur, à la salle municipale.

Ce sont bien quelque 200 auditeurs qui sont venus écouter l’intervenant, qui a illustré ses propos à l’aide d’un diaporama illustré de photos et de cartes postales depuis l’époque de la mise en service dudit train en 1912, jusqu’à la fermeture de la ligne en 1934. Les documents, classés par lieux plutôt que chronologiquement, ont permis de redécouvrir l’itinéraire qu’empruntait la ligne ferroviaire, ses stations officielles, ses arrêts officieux et possibles, et leur évolution dans le temps.

Le petit train » a aussi contribué au développement balnéaire de Primel-Trégastel et de ses huit hôtels, qui ont été tour à tour évoqués et présentés.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/patrimoine-beau-succes-de-la-communication-sur-le-petit-train-11-11-2018-12129978.php

 

Ouest-France

Plourin-lès-Morlaix. Une mise en beauté par la Ligue contre le cancer

Publié le 11/11/2018

Les bénévoles de la ligue contre le cancer, à Plourin-lès-Morlaix. | ARCHIVES PHOTO OUEST-FRANCE

Ce mercredi 14 novembre, sur inscription, la Ligue contre le cancer propose des ateliers à thème soins du visage, maquillage, pose de foulards ou encore prothèse capillaire.

La Maison de la ligue contre le cancer à Plourin-lès-Morlaix (Finistère) invite à une journée beauté, mercredi 14 novembre. Une esthéticienne et une coiffeuse prodigueront des conseils en matière de soins du visage, maquillage, pose de foulards et donneront des informations sur la prothèse capillaire.

« C’est aussi un moment pour échanger et passer un moment de détente en groupe », soulignent les bénévoles.

Deux créneaux sont proposés : de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h, au 56, rue Saint-Fiacre à Plourin. Sur inscription au 02 98 63 92 27 (cinq personnes par atelier).

Journée portes ouvertes

Par ailleurs, une journée portes ouvertes est organisée vendredi 16 novembre, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Les bénévoles écoutants et les animateurs des ateliers accueilleront les personnes malades et leurs proches pour présenter les lieux, les activités et les services proposés.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/plourin-les-morlaix-une-mise-en-beaute-par-la-ligue-contre-le-cancer-6062477

 

Le Diben dimanche 11 novembre 2018

Réunion publique sur l'aménagement de l'entrée sud du bourg

Plougasnou, la place de l'église samedi 10 novembre 2018. Photo pyb29

OPÉRATION D’AMÉNAGEMENT DE L’ENTRÉE SUD DU BOURG / RUES F. CHARLES ET MENDÈS-FRANCE

Le public est avisé qu’une réunion publique est organisée le JEUDI 15 NOVEMBRE 2018 à 18h00 à la salle municipale de Plougasnou, route de Primel.

Elle a pour objet la présentation du projet d’aménagement d’entrée de bourg et des rues François Charles et Mendès-France par le cabinet de maîtrise d’œuvre retenu.

Les élus et les techniciens se tiendront à la disposition du public en fin de présentation pour répondre aux questions des habitants.

https://www.mairie-plougasnou.fr/actus/reunion-publique-sur-lamenagement-de-lentree-sud-du-bourg

 

Ouest-France

Les rendez-vous du Comité de jumelage

Publié le 11/11/2018

Le prochain Café langues du Comité de jumelage Plougasnou-Helston est ouvert à tous. |

Le comité de jumelage Plougasnou-Helston a entamé l'année scolaire avec des rendez-vous qui ont su séduire ses adhérents : un voyage à Helston et une randonnée fish and chips à Huelgoat.

Les cours d'anglais proposés par Sarah, chaque lundi matin, accueillent un public initié. Mais un cours de conversation est désormais proposé aux débutants.

Quant au prochain Café langues, il aura lieu jeudi, au Goûter breton. Ce rendez-vous est ouvert à tous, pour échanger dans plusieurs langues (italien, anglais, allemand, espagnol, breton) avec possibilité de prolonger les conversations lors d'un repas (uniquement sur réservation).

Vendredi 23 novembre, les adhérents sont invités à participer à une soirée costumée, Flora Day.

Le dernier rendez-vous 2018 se tiendra sur le marché de Noël, où le comité vendra des produits anglais.

Jeudi 15 novembre, à 18 h, Café langues, au Goûter breton, 6, rue du Grand-Large. Ouvert à tous. Tél. 06 78 69 30 15.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/les-rendez-vous-du-comite-de-jumelage-6062111

 

Sur les réseaux. Vidéos virales, le trop-plein d’émotion

La Bretonne Jacline Mouraud a publié un « coup de gueule » sur la hausse du prix du carburant en vidéo sur Facebook. Il a été massivement partagé.
La Bretonne Jacline Mouraud a publié un « coup de gueule » sur la hausse du prix du carburant en vidéo sur Facebook. Il a été massivement partagé. (Capture d’écran)

Le coup de gueule d’une Bretonne, un ourson brun en perdition, un garçonnet déprimé. Que cachent ces vidéos qui monopolisent l’attention d’un large public sur les réseaux ?
À 7 ans, présumé harcelé par un camarade d’une école privée de l’Aisne, Lucas confie son envie de mourir à une caméra. Ces images mises en ligne par sa famille deux jours avant la journée nationale contre le harcèlement scolaire sur Twitter ont depuis été visionnées plus d’un million de fois, partagées et likées ! Un « succès » qu’explique le recours à l’un des ingrédients de la viralité : l’émotion. Ici, la peur, l’insécurité. Or, la vidéo a été tournée à la maison alors qu’une plainte a été déposée dès octobre, une audition prévue à la gendarmerie, et des mesures adoptées par l’école… Des images pour rien ? Pour quoi ? Claudine ne se pose pas la question : « Il est vraiment temps de prendre le sujet au sérieux et vite, ça détruit des gens à vie ! ». L’émotion appelle l’émotion.

Même ressort - l’émotion - pour la vidéo du petit ours polaire crapahutant en Russie pour rejoindre sa mère. Partagée sur YouTube par ViralHog, elle a été visionnée plus de 15 millions de fois. Sauf que ces images ne sont pas aussi charmantes qu’elles paraissent. « Derrière la vidéo de cet ourson si mignon, un drone très dérangeant » regrette Solène, en écho aux inquiétudes d’une biologiste américaine. Et derrière le drone, un business plus que des Bisounours…

La Bretonne Jacline, elle, surfe avec sa vidéo coup de gueule, sur la colère. En ligne de mire : les mesures « anti conducteurs » dont la hausse du prix du gazole.

L’expression d’un ras-le-bol !

En deux semaines, sa vidéo de 4’37 a atteint près de 5,9 millions de vues et plus de 220 000 partages sur Facebook. Jacline, « directrice de recherche sur une médiumnité oubliée, l’ectoplasmie », rappelle Nick - en fait hypnothérapeute - incarne désormais la grogne sociale. « Son credo ? Râler ! » Sa conviction ? Le peuple est capable de se fédérer tout seul, sans « puissants » ni syndicats. « Cette dame est probablement sincère », estime Jules, mais « il s’agit là d’un mouvement populiste ! ». « Le poujadisme a un visage », poursuit François. Ami Pod approuve : « Elle propose quoi cette brave dame prête à faire la révolution ? ». Intrigués, Yoan, Vincent, Christophe et Alain ont donc fouillé, déterré des tweets, exhumé des vidéos sur celle qu’ils considèrent « adepte de certaines théories du complot. Après, ce n’est pas tant elle qui est à blâmer, mais plutôt ceux qui ont vu dans sa vidéo un acte de résistance citoyenne ! »
Pas de quoi déstabiliser Germaine (« Vous êtes une grande dame ! ») Christelle, Zaza ou Christian : « Bravo madame ! Je pense que les Français seraient bien inspirés de se réveiller… ». « Cette dame dit tout fort ce que 90 % des Français pensent ! », affirme André. « Tout fort et sans nuance ? Une trumpiste ! », analyse Coco. « Sale temps pour la planète ! » en déduit Joël qui préférerait la réflexion à l’expression d’une émotion brute.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/sur-les-reseaux-videos-virales-le-trop-plein-d-emotion-11-11-2018-12128972.php

 

Courant d’ère. Au bonheur des livres

Je vais me permettre de vous donner un conseil de rentrée. Lecteurs et surtout lectrices (car les amateurs de romans sont à 80 % des amatrices), ne courez pas acheter le Goncourt, le Renaudot, le Femina, le Médicis, bref les grands prix dont les grands éditeurs s’apprêtent à faire leur grande affaire. Non que ces ouvrages soient mauvais, mais ils ne sont pas meilleurs que les retoqués. Et, ces titres-là, vous les trouverez aisément en juillet, tandis que les autres, ceux qui ont perdu la course, auront été retirés des devantures sinon expédiés au pilon. C’est eux qu’il convient d’acquérir urgemment.

Le système très français des prix (je parle des grosses machines, pas des prix d’honneur) est d’une hypocrisie redoutable. Sous couvert de passion pour la littérature, les intellocrates liés aux maisons les plus puissantes sélectionnent une dizaines de livres. Et pour quoi faire ? Pour concentrer le marché sur ces produits, ce qui facilite énormément la vie des libraires et des distributeurs. Mais c’est une machine à tuer, à tuer les centaines d’autres qui ont fait tapisserie. Cela participe de la « bestsellarisation » en cours : quelques auteurs, pas forcément les meilleurs et pas forcément les pires, ramassent la cagnotte tandis que la vente moyenne du reste des livres a chuté de 30 %.

Telle est la réalité. Si vous aimez la littérature, la diversité, la curiosité, la tentative, fouinez, ne vous laissez pas enfermer dans ce piège grossier qui camoufle l’impitoyable règne des profits et des statistiques. Ne sont connus, traduits, exportés, que les quelques ouvrages qui ont ramassé gros. Cela s’appelle niveler la littérature par le bas en feignant de promouvoir les meilleurs.

On me dit qu’il y a « trop de livres ». Non, il n’y a jamais trop de livres. Mais 50 % des tables des libraires sont occupées par des faux livres, romans récrits dans l’ombre, confessions de people, sermons sur la montagne dont « l’auteur » n’est pas le véritable auteur. Si le truchement est franc, déclaré, tout va bien. Mais l’essentiel de cette production bidon est clandestin. Les éditeurs, considérant que toute notoriété est un capital, sont prêts à financer - et cher - n’importe qui pour rédiger à la place de n’importe qui. Ne vous laissez pas abuser.

Restez libres, si vous aimez la beauté, les idées. Votre place n’est pas au royaume des moutons.

https://www.letelegramme.fr/france/courant-d-ere-au-bonheur-des-livres-11-11-2018-12128764.php

 

Politique. Macron se rehausse

Le bain de foule Macron-Merkel à Rethondes clôt une semaine d’itinérance mémorielle, terme légèrement pompeux qu’on aurait pu requalifier d’errance mémorielle tant il fut bousculé par l’actualité immédiate des carburants et les querelles du passé à propos de Pétain. Célébrer l’entente franco-allemande était néanmoins une figure imposée. D’autant que le président français avait accueilli son homologue américain par une formule gaulliste quelque peu provocatrice, classant les États-Unis au rang des ennemis potentiels d’une défense européenne, au même titre que la Russie. Une fois l’ogre Trump apaisé par un entretien à l’Élysée, l’image des deux dirigeants européens dans la réplique du wagon où fut signé l’Armistice apparaissait logique. Sauf que Merkel est en fin de course et n’a pu de ce fait appuyer le chef de l’État dans sa volonté de réformer l’Europe. Quant à Macron, il effectue une rentrée pour le moins difficile et tente de mobiliser l’opinion en assimilant les nationalismes à la résurgence du fascisme. Enfin, pour ce qui est de la constitution d’une défense européenne, il y a encore loin de la coupe aux lèvres ce qui rend quelque peu illusoire le sabre de bois brandi contre le chef de la Maison Blanche.

https://www.letelegramme.fr/debats/politique-macron-se-rehausse-10-11-2018-12129525.php

 

Ouest-France

EN IMAGES. À Morlaix, l’expo photo donne de l’espace aux laissés-pour-compte

Modifié le  10/11/2011

L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre. | DR

Plusieurs clichés témoignent d’un destin. D’autres cherchent la lueur d’espoir dans chaque regard. L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre, au 67, rue du Mur, à Morlaix (Finistère).

C’est après avoir travaillé dix ans dans l’humanitaire que Gwenaëlle Ragot a eu envie de croiser trois regards artistiques qui n’en finissent pas d’interroger sur la pauvreté.

« Nous avons réuni des photographes très différents d’un point de vue esthétique », indique Gwenaëlle à l’initiative, avec Laurent Premel, de cette exposition de photos autour de la précarité à Morlaix (Finistère), qui sont à découvrir jusqu’au 15 décembre, dans les locaux de l’association Arzur, rue du Mur.

Manifestation. | DR

Ces regards captés montrent toute la confiance donnée au photographe et la relation intime nouée avec les modèles.

Humaniste

Plutôt habitué des festivals - il a photographié Keziah Jones, Camille, Calypso Rose, Imany, ou encore Agnès Jaoui - Jef Kerneis livre ici des photos de Morlaisiens en difficulté qui témoignent d’un destin et d’une émotion prise sur le vif.

« Certaines expriment l’inquiétude du lendemain, d’autres ont un regard plus rêveur, raconte le photographe roscovite. J’ai été heureux et fier de cette proposition. J’ai connu le milieu de la précarité de très près, étant passé par cet état à un moment de ma vie, qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. La précarité est pour moi un sujet aussi fort que le documentaire sur Norah Jones que je suis en train de réaliser à Londres pour la BBC. » Une œuvre magnifique par son côté humaniste.

Dans leur appartement

Regard humaniste encore pour Zizounaï. La photographe plougonvenoise est connue pour ses photos naturalistes. « Cela m’a obligée à sortir de ma zone de confort. Ce qui n’était pas évident pour moi. »

Ces photos pleines de sensibilité sont des histoires de rencontres, avec Habib et Marie-Christine, chez eux dans leur appartement dans un des quartiers de la ville mais également avec Jonathan et P’tit Nono et leurs chiens croisés en train de faire la manche dans les rues de Morlaix. « Une fois le contact établi, tout s’est passé dans la douceur. Ils m’ont confié leur histoire. »

L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre. | DR

La démarche de Pierre Quentel est transcendante. Le peintre de Locquénolé a imaginé ses photos comme des tableaux. « J’ai pris des photos d’une danseuse et d’une femme en pleine méditation dans les ateliers de la Manu et du côté du port, que j’ai transposées ensuite au cœur d’une manifestation ou sous la pluie au milieu d’un campement de réfugiés. Des choses qui permettent de dépasser la précarité. »

Exposition jusqu’au 15 décembre, au 67, rue du Mur. Ouvert le mercredi et le vendredi, de 14 h à 18 h, et le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Le produit de la vente des photos sera reversé, tout ou en partie, aux Restos du cœur, aux Blouses Roses et à l’école alternative du Cloître.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-expo-photos-donne-de-l-espace-aux-laisses-pour-compte-6059963

 

Ouest-France

Stress post-traumatique : « Des commandos comme moi, il y en a plein »

Publié le 10/11/2018

Insigne à l’épaule d’un commando. | ARCHIVES THIERRY CREUX

Pour les commandos, passer des scènes de guerre au retour à la maison peut-être traumatique. L’un de ces militaires d’élite, basé à Lorient (Morbihan) raconte son parcours difficile.

Un rapport parlementaire décrit une force maritime des fusiliers marins et commandos « en suractivité » avec, pour certains, la manifestation d’un stress post-traumatique. Pablo (prénom d’emprunt), commando marine basé à Lorient (Morbihan), partage son expérience.

« Quand je suis rentré d’Afgha [nistan], on m’a largué avec mon sac sur un rond-point, près de chez moi. J’ai marché un peu dans le quartier, et je suis rentré. »

La scène date de plusieurs années, mais ce qu’il a ressenti à ce moment-là, alors qu’il n’en était pas à sa première mission ni à son premier retour, Pablo, s’en souvient encore comme si c’était hier.

« Je n’étais pas prêt »

Passer sans transition de l’ambiance meurtrière de la guerre aux retrouvailles familiales, aussi douces et réconfortantes soient-elles, n’est pas une évidence. « Je n’étais pas prêt. Il y a aujourd’hui des sas en Crête qui permettent justement de se réacclimater à une vie normale, de prendre soin de soi et de parler à des psys, avant de rentrer. Moi, je n’en ai jamais bénéficié, et cela m’a manqué » , raconte-t-il.

Alors, il a gardé pour lui ce qui n’était pas racontable, a tenté de fermer les yeux sur les images qui venaient le hanter la nuit, et a voulu contrôler ses émotions, même celles qui le submergeaient. Mais, quand l’émotion devient si forte qu’elle se transforme en stress, il n’y a plus de soldat qui tienne, aussi valeureux soit-il. Faire partie de l’élite ne protège pas de tout.

Des signes qui donnent l’alerte

« Peu de temps après un retour, lors du baptême de mon fils, j’ai attrapé ma mère, je voulais la tuer. Une autre fois, dans un supermarché, j’ai repéré un type qui avait bousculé deux grands-mères, je l’ai coincé violemment sur les escalopes de poulet ! »

Petit à petit, il se rend compte que ses réactions sont excessives et inappropriées. S’ajoutent « des remarques de ma femme, qui me reprochait de parler à la maison comme je le ferais à des commandos ! »

La liste des petits signes qui donnent l’alerte s’est allongée en même temps que les doutes se sont installés. « Quand le retrait des troupes en Afgha a été décidé alors que le boulot n’était pas fini et que j’y avais perdu des potes, j’ai clairement perdu le sens de notre action. Pour moi, il était inconcevable que leur mort n’ait servi qu’à ça. »

L’image du super-guerrier

Face à tous ces maux invisibles, il n’a trouvé qu’une arme : le silence. Un silence lourd, qui l’a isolé de plus en plus de tout le monde, y compris de ses « frères d’arme » . Mais le briser est difficile. Quand on fait partie des soldats d’élite, on est censé pouvoir tout endurer. L’image du super-guerrier nourrit la fierté, jusqu’à ce qu’elle l’écrase.

« Lors d’un exercice quelconque, un médecin a repéré que mon comportement avait changé et m’a interpellé. Je sentais bien que je m’enfonçais. J’ai dû remplir un questionnaire qui nécessitait que je me remémore certaines scènes pour mesurer mon niveau de stress. Le résultat a été édifiant.  »

« Beaucoup se taisent… »

Depuis, Pablo est suivi régulièrement au sein du service psychiatrie du HIA (Hôpital d’instruction des Armées) de Brest. « Il y a encore des choses à faire, mais je reconnais qu’il y a beaucoup de progrès sur la prise en charge de ces blessures invisibles. »

Il n’a jamais voulu s’arrêter de travailler, mais il n’est pas apte à repartir en mission. Il n’en a d’ailleurs plus envie. « Des cas comme moi, je sais qu’il y en a plein. Beaucoup se taisent pour ne pas ternir leur image, parce que parler est encore considéré comme un aveu de faiblesse. J’ai bien vu le regard de certains changer sur moi. Mais ces mecs-là, ce sont des bombes dormantes » , prévient-il.

« Je sais que le chemin sera long »

Pour Pablo, accepter son état et se soigner, c’est justement éviter d’exploser. « Je le fais pour moi, évidemment, mais surtout pour ma femme et mes enfants. Je sais que certaines choses en moi ne seront plus jamais pareilles, je dois les apprivoiser. Je suis fier de ce que j’ai fait. J’ai eu la reconnaissance de la Nation, mais j’ai fait le tour de l’institution. Je sais que le chemin sera long mais, désormais, j’ai envie de voir de nouveaux horizons. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morbihan/stress-post-traumatique-des-commandos-comme-moi-il-y-en-plein-6061827

 

Ouest-France

Port de Morlaix. Les élus dénoncent un manque de propreté, la CCI répond

Modifié le 10/11/2018

Au port, la baisse de fréquentation se poursuit depuis 2012. 322 bateaux se sont arrêtés en 2017, contre 458 en 2011.

Au port, la baisse de fréquentation se poursuit depuis 2012. 322 bateaux se sont arrêtés en 2017, contre 458 en 2011. | BÉATRICE LEGRAND

En conseil d’Agglo, lundi 5 novembre, les élus ont pointé un manque de propreté. La CCI, concessionnaire, répond.

En conseil d’Agglo, lundi 5 novembre, il était question du rapport d’activité du port, géré par la CCI de Morlaix (Finistère). « La baisse de fréquentation des navires visiteurs, ininterrompue depuis 2012, se poursuit », rapportait Claude Poder, en charge de la mer et du littoral. 322 bateaux se sont arrêtés en 2017, contre 458 en 2011.

« Cela ne me surprend pas, réagit Agnès Le Brun. Il est dégoûtant ! » Il y a la vase, mais aussi les détritus, « parfois jetés par des personnes résidant dans leur bateau », reconnaît François Girotto, en charge de l’habitat.

« J’ai fait savoir à la CCI que je n’étais pas satisfait de la propreté, répond Thierry Piriou, président. Encore moins quand on sait que ce port, comme celui de Roscoff, vient d’être labellisé « Port propre » »

Barrage supprimé

Jean-Paul Chapalain, président de la CCI, répond. « La CCI ne saurait être engagée pour des déchets charriés par le Jarlot et Queffleuth Nous assurons toutefois la collecte de déchets (billes de bois, branchages, etc.), pouvant être considérés comme une entrave à la navigation. »

Il rappelle qu’un barrage flottant, mis en place par la Ville, et «efficace pour prévenir les pollutions récurrentes occasionnées par les déchets charriés par les rivières de Morlaix en amont du port, a été enlevé il y a trois ans. Nous en constatons depuis les conséquences. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/au-conseil-d-agglo-par-la-mer-les-airs-et-la-route-6058512

A Morlaix, il n'y a pas que le port qui pose problème, empruntez les rues piétonnes, ça pu l'urine....

 

9 novembre 2018

Braquage

http://goutal.over-blog.com/2018/11/braquage.html

 

Clin d’œil. Tueur de chochoyes

(Nono)

Pas de nouvelle découverte macabre, cette semaine, à Minihy-Tréguier. Le tueur de lapins n’est pas sorti de son terrier costarmoricain, sans doute sidéré lui-même de l’ampleur prise par cette affaire. Au point que même des psys se penchent maintenant sur le profil de cet étrange cuniculophobe, dont l’aversion pour les lapins le pousse même à les tuer en les piétinant. Rien que ça.

Alors, faut-il aller chercher du côté de la mauvaise réputation attachée à cet animal, en Bretagne ? Au Moyen-Âge, on l’associait à la sorcellerie et sur les bateaux, son nom est absolument proscrit car il porterait plus la poisse que la vue d’un chat noir passant sous une échelle un vendredi 13. Selon la légende, des lapins aurait jadis boulotté les cordages d’une cargaison, en la désarrimant et provoquant ainsi un naufrage. Admettons… Depuis, la malédiction pèse sur ce pauvre animal alors que, paradoxalement, la patte de lapin est plutôt considérée comme un porte-bonheur. Va comprendre Jeannot ! Les marins à bord, pour échapper au mauvais sort, n’ont donc d’autre choix que de parler de la bête aux grandes oreilles, du cousin du lièvre, du pollop ou encore du chochoye, plutôt checheye en version douarneniste. Alors la question se pose : a-t-on affaire à un tueur de chochoyes qui aurait connu une infortune pour avoir un jour prononcé le nom maudit à bord d’un bateau et qui voue maintenant une haine tenace à la bête aux grandes oreilles ? On se permet de glisser cet indice déterminant aux enquêteurs. Il va sûrement les aider à mettre rapidement la main au collet de ce psychopathe des clapiers, ennemi déclaré du développement du rable. De lapin.

Ce sombre fait divers, où il ne manque que la chouette clouée à la porte du hangar, n’aurait jadis pas dépassé les frontières du canton. Mais avec la globalisation de l’information, les pauvres pollops de Minihy-Tréguier ont même capté l’attention des médias étrangers, notamment en Angleterre ou depuis Jack L’Éventreur, on est avide d’histoires de tueurs en série. Même s’il ne s’agit, en l’occurrence, que d’un « rabbit serial killer » dont personne ne doute qu’il ne peut être qu’un homme, comme le tueur des bas-quartiers de Londres. Car aucune femme ne serait capable d’une telle boucherie clapière, en se sentant invulnérable. À part peut-être Madame Thatcher !

https://www.letelegramme.fr/bretagne/clin-d-oeil-tueur-de-chochoyes-11-11-2018-12128975.php

 

Plouzélambre. La voie est libre pour le projet de poulailler

Le poulailler de Plouzélambre va pouvoir voir le jour. Les associations qui s’y opposaient ont renoncé à lancer une procédure devant le tribunal administratif.
Le poulailler de Plouzélambre va pouvoir voir le jour. Les associations qui s’y opposaient ont renoncé à lancer une procédure devant le tribunal administratif. (Photo François Destoc)

L’horizon se dégage pour le projet de poulailler en plein air de Plouzélambre, près de Plestin-les-Grèves. Les associations environnementales, qui s’opposaient à l’installation de 6 000 poules pondeuses dans une zone sensible en matière de lutte contre les algues vertes, ont décidé de renoncer à l’attaquer au tribunal administratif. Il y a quelques mois, après avoir tenté de trouver un compromis, elles avaient, pourtant, adressé un recours gracieux à la préfecture des Côtes-d’Armor.

« Nous avons préféré nous arrêter là »

« Compte tenu des réponses formulées par le préfet, nous avons préféré nous arrêter là. Nous n’avons pas trouvé d’angle juridique nous permettant de contester ce projet », explique Claude Fustier, l’un des représentants de ces associations. Ces dernières maintiennent, en revanche, leurs critiques à l’égard de l’autorisation délivrée par le préfet. « Permettre ce genre de projet à cet endroit pendant qu’on dépense des millions pour lutter contre les algues vertes, ça n’a pas de sens ». De son côté, le couple d’agriculteurs a relancé le chantier qui avait été interrompu pendant l’examen du recours gracieux. Il indique ne pas savoir précisément quand le poulailler entrera en fonction. Désormais, ce ne sera pas avant 2019.

À lire sur le sujet Poulaillers. La colère couve sur la côte nord

Vos réactions

nicolas donval 09 Novembre 2018 à 20h57

On fait chier les paysans pour les algues verte. Messieurs les écolos, commencer par les stations dépurations de nos villes et bourg qui déborde en permanence oups !!J'ai oublié eux ils ont droit de mettre la merde direct dans la rivière ils donne des subventions !!!!!!!

      Pierre-Yvon Boisnard 10 Novembre 2018 à 14h01

Nicolas Donval, votre commentaire est lamentable, nous n'en serions pas arrivés là si vous aviez été plus responsable !

ALAIN LASSEIGNE 09 Novembre 2018 à 23h42

C'est futé comme commentaire!

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/plouzelambre/plouzelambre-la-voie-est-libre-pour-le-projet-de-poulailler-09-11-2018-12129115.php

 

Ouest-France

Saint-Brieuc. Des pavés dans la baie, une semaine d’actualité décalée

Publié le 10/11/2018

Notre dessinateur revient sur le projet de Maison du vélo, près de la gare. | ERIC APPERE

L’idée de génie…

« Pourquoi vous ne colorez pas la route en rouge pour la mettre en valeur ? » La question a été posée au cours du comité de suivi du chantier Teo, jeudi soir, par… Yvon Roussel. Le président de l’association des tambours a une nouvelle fois monopolisé la parole durant une partie de la réunion.

Tour à tour, les techniciens, le cabinet d’étude et les élus ont démonté sa proposition. « L’enrobé rouge vieillit mal, surtout s

’il doit y avoir des reprises dans les années à venir pour accéder aux canalisations, répondent les spécialistes de Colas et d’Eurovia. L’enrobé noir, c’est plus simple et plus esthétique. »

De son côté, le cabinet d’étude Egis préfère « valoriser les façades des immeubles plutôt que de mettre une couleur intrusive sur la route, le but est de mettre en valeur la ville… pas la route ».

Injuste

La maire, Marie-Claire Diouron, applaudit des deux mains la suppression de la taxe d’habitation. Elle juge cet « impôt injuste ». Au motif qu’il est calculé sur des valeurs locatives des années soixante-dix « qui n’ont jamais été révisées ».

L’élue« Macron-compatible » pourrait pousser son raisonnement sur la taxe foncière calculée aussi sur les bases de l’ancien monde. Pas sûr que ce soit dans les cartons du Gouvernement à la recherche d’une martingale pour compenser la taxe d’habitation.

Quand le net fait place nette…

La concurrence d’internet fait mal aux magasins traditionnels. Ce n’est pas nouveau, mais le centre-ville de Saint-Brieuc en a une nouvelle illustration : le magasin d’instruments de musique Sainte-Cécile, boutique emblématique tenue par quatre générations, cesse son activité.

Pour la responsable, « les gens viennent chez nous essayer un clavier ou une guitare, et l’achètent ensuite sur internet. On passe notre temps à renseigner des gens, pour rien. » Il y a en effet de quoi vouloir débrancher…

Les travaux ont de l’avenir

Vendredi matin, à l’école de Cesson-bourg, des élèves de CM2 ont eu la visite d’employés de l’agglo pour leur présenter les travaux en ville. Et les futurs modes de déplacement, notamment le fameux Teo (transport est-ouest).

Une initiative originale et intéressante, dans le cadre d’un projet pédagogique. Mais rassurez-nous… Ça ne veut tout de même pas dire que les travaux vont continuer jusqu’à ce que ces écoliers aient l’âge de conduire et de connaître la joie des travaux en voiture ? Sinon, la métamorphose est vraiment longue…

L’information a un coût

Si vous êtes habitués à consulter notre site ouest-france.fr, vous avez sûrement constaté du changement cette semaine : une partie de nos articles comportent en effet une pastille jaune, signifiant qu’il faut s’abonner pour les consulter.

Un changement qui a surpris certains lecteurs. Un exemple de commentaire reçu sur notre page Facebook : « J’aurais bien aimé lire l’article, malheureusement il faut être abonné !!! Elle est où l’information ? »

Bonne question… Mais elle est bien là l’information ! Et elle a un coût. Une information de qualité, c’est en effet un travail professionnel. De la collecte qui demande du temps, de la vérification, de l’écriture et de la correction d’articles…

Tout ne devient pas payant sur notre site. Mais si vous souhaitez vous abonner à Ouest-France Plus et avoir accès à tous les articles sur le net, le premier mois est offert, et c’est seulement 4,99 € par mois ensuite.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-brieuc-22000/des-paves-dans-la-baie-une-semaine-d-actualite-decalee-6061390

 

En Bretagne, le mouvement des Pisseurs...

En Bretagne, le mouvement des Pisseurs Involontaires de Glyphosate s’organise pour attaquer les fabricants de glyphosate. Ce mouvement est issu de l’initiative menée en Ariège par les Faucheurs volontaires de Glyphosate.

Suite à ces analyse, une cinquantaine d’Ariégeois ont décidé de porter plainte contre Monsanto après avoir découvert que leurs organismes contenaient en moyenne une dose de glyphosate 14 fois supérieure au niveau autorisé.

Ces analyses doivent suivre un protocole précis pour être opposables en justice.

Vous qui résidez en Bretagne, vous pouvez via ce blog vous porter candidat(e) pour une analyse recherchant le glyphosate dans votre urine. Et porter plainte si vous le souhaitez.

Vous pouvez déjà vous inscrire ici

Et en parler autour de vous, à vos copains, à vos voisins, à vos collègues, à votre famille, …

Et contacter le collectif breton par email à l’adresse suivante : hieroglyph@gozmail.bzh

 
Posté le 9 novembre 2018 par Manon
©© Brest-ouvert, article sous licence creative common info

http://www.brest-ouvert.net/article30720.html

 

Ouest-France

Lannion. Un avion vole la tranquillité des habitants

Publié le 10/11/2018

Pour cette femme, le bruit, devient un problème de santé. Elle n’en peut plus ! | OUEST-FRANCE

L’avion de l’école de parachutisme, est un sujet de conversation qui fait beaucoup de bruit dans le quartier de Saint-Hugeon, Le Rusquet, Petit-Camp.

La polémique

Le conseil de quartier Saint-Hugeon, Le Rusquet, Petit-Camp a attiré, jeudi soir, à la salle de motricité de l’école du Rusquet, une cinquantaine de personnes. Et les habitants de ce secteur étaient là pour parler de leurs préoccupations au quotidien. Une chose est sûre, le projet Lannion 2

030 n’était manifestement pas leur préoccupation du jour.

Leur principal souci se trouve au-dessus de leur tête et ils ont en ligne de mire l’avion de l’école de parachutisme qui essuie les tirs croisés de plus d’un riverain.

Je vais déménager !

Une femme monte au créneau pour dire que ce secteur tranquille de la ville n’en est plus un. Les décibels du zinc des amateurs de chutes libres lui bourdonnent 7 jours/7 dans les oreilles. « Sans interruption du matin au soir, dit-elle, je n’en peux plus, c’est une question santé, je demande à être reçue par le maire. »

Ça tombe bien, il est justement dans l’assemblée et il va lui répondre, à elle et à une autre femme du collectif Ciel d’enfer, composé d’individus qui en ont marre de voir leur quiétude battre de l’aile. « Si ça continue, explique cette dernière, je vais déménager. » En visant encore les férus de parachute, elle relate par ailleurs les propos outrageants dont les militants anti-bruit « sont victimes sur les réseaux sociaux ». Elle est applaudie par l’assemblée, son point de vue semble partagé par tous.

Y compris par Paul Le Bihan, le maire, qui a déjà contacté la direction générale de l’aviation civile (Dgac) pour lui dire que « la situation ne pouvait pas durer comme ça. Mais la Dgac m’a répondu que je n’ai pas le pouvoir de réglementer les horaires des passages de l’avion. » Sur le sujet, il explique qu’il va « demander une médiation de la sous-préfète ». Bref, il espère, comme les riverains, trouver un terrain d’entente (moins sonore) avec l’école de parachutisme, en sommeil pour quatre mois avant de reprendre ses activités au printemps.

Club de tir

Un autre sujet fait du bruit. Il est évoqué par un riverain qui habite à 200 mètres du club de tir du Rusquet. « On croirait qu’ils tirent à l’arme de guerre ou au bazooka. » Lui aussi, espère avoir été entendu.

Pour le reste, on est revenu sur le réaménagement des abords de l’école du Rusquet où une zone test va être mise en place au sujet de l’arrêt minute dédié aux parents qui déposent leurs enfants à l’école. À cet endroit, mise en place d’un sens unique et d’une sortie plus sécurisée. Un garde-corps sera également mis sur le trottoir qui se trouve face à l’école « pour éviter à certains parents de s’y garer ». Le passage piéton va être réaménagé et on pense aussi à une meilleure matérialisation autour de la sortie d’école ainsi qu’à un éventuel réaménagement du parking de la salle du Rusquet (qui jouxte l’école). Travaux réalisés aux abords de l’école avant la rentrée 2019-2020.

Autres informations en bref : Sur Pégase 5, les travaux de la nouvelle caserne des pompiers débuteront en décembre. Ils dureront 14 mois. En novembre et décembre, installation de la fibre optique de Pégase 5 à Parti-Camp via des réseaux enterrés. Et de Petit Camp à la route de Tréguier via Pradic-Glas.

Enfin, le redécoupage du quartier Saint-Hugeon, Le Rusquet, Petit Camp, englobe désormais le collège Coppens.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/un-avion-vole-la-tranquillite-des-habitants-6061595

 

Le Diben vendredi 09 novembre 2018

Lannion. Médiapart a fêté ses 10 ans au Carré Magique

Les Insoumis. Photo pyb29 Edwy Plenel Lannion. Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29 Photo pyb29 Mathide Goanec, journaliste à Médiapart. Photo pyb29

410 personnes ont assisté au dixième anniversaire de Médiapart au Carré magique jeudi soir dans une ambiance chaleureuse. La soirée était organisée par le journal Médiapart, en partenariat avec l’IUT Info-Com de Lannion, Sciences Po Rennes et le Carré magique.

Vidéo : Mots de la fin d'Edwy Plenel 

 

Riverains. « Fonçons ! »

Philippe Hengel, le fleuriste à l’entrée de la rue de Brest, se dit pressé d’avoir le droit de voir la nouvelle artère où se trouve son enseigne.
Philippe Hengel, le fleuriste à l’entrée de la rue de Brest, se dit pressé d’avoir le droit de voir la nouvelle artère où se trouve son enseigne. (Paul Bohec)

S’ils ont tous souligné la communication tardive et peu explicite de la mairie - tous n’avaient d’ailleurs pas reçu l’information - les commerçants et les riverains de la rue de Brest ont également unanimement convenu de la nécessité des travaux qui se dessinent. « Ce sera inévitablement une gêne, sourit Philippe Hengel, le fleuriste à l’entrée de la rue, côté centre-ville. Mais il faut passer par là pour redynamiser et donner vie à cette rue : ça ne pourra pas être négatif ».

Un peu plus loin, Laurent Stekke fait la grimace. Le patron de l’Intermarché sera au cœur même de ce chantier, loin de plusieurs mois. « Le timing m’étonne quelque peu : faire ça à l’approche des fêtes de Noël… J’ai un peu peur que ça fasse mal en termes de fréquentation : quand une rue est en travaux, les gens changent d’itinéraire ! », résume-t-il. Pour limiter cette baisse d’activité, le gérant de la grande surface mise notamment sur son service de livraison à domicile : « ce sera l’occasion de le développer un peu plus ! ».

« Une meilleure image »

Si une riveraine s’interroge sur la pertinence de ces travaux, « n’y a-t-il pas mieux à faire avec tout cet argent », se demande-t-elle, du côté de la route de Carhaix, c’est surtout la surprise qui prédomine. « Je n’ai pas été mis au courant de ces travaux, explique le patron du Netto. Si ma mère n’était pas une habitante de la rue, je ne l’aurais peut-être même pas su ! ».

Devant ce fait accompli et ces longues semaines de chantier qui se profilent, la réaction reste majoritairement positive : « c’est sûr que l’entrée sur Morlaix sera plus sympathique, ça donnera une meilleure image », concède Laurent Stekke. « La rue est un peu trop rapide, appuie Philippe Hengel. Pour moi, c’est une bonne idée : allons-y, fonçons ! ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/riverains-foncons-09-11-2018-12129197.php

 

Travaux. Coup de jeune sur la rue de Brest

La première phase des travaux débutera ce lundi 12 novembre et devrait durer deux semaines. Une partie de la rue de Brest sera coupée pendant ce temps.
La première phase des travaux débutera ce lundi 12 novembre et devrait durer deux semaines. Une partie de la rue de Brest sera coupée pendant ce temps. (Photo Paul Bohec)

« Terminer tous ces travaux avant l’été 2019 sera un beau challenge », confient les services techniques de la Ville. Après une première phase, entre le 12 et le 30 novembre, l’heure des grandes manœuvres interviendra au début de l’année prochaine sur la rue de Brest. Cette dernière devrait, en quelques mois, s’offrir une nouvelle jeunesse.

Première phase : du 12 au 30 novembre

Les potelets et barrières protégeant les trottoirs de la rue de Brest, dans sa partie la plus proche du centre-ville, ont été pour la plupart enlevés et, ce vendredi, des panneaux ont été posés, annonçant le début des travaux. « Ils entrent dans notre grande action de remise en état de la voirie », précise Bernard Guilcher, adjoint au maire chargé de l’urbanisme.

C’est d’abord le tronçon de la rue entre le carrefour d’Intermarché et les feux tricolores qui va connaître les premiers travaux. Celui-ci verra une réfection totale de sa chaussée avec un revêtement acoustique. Les arrêts minute et livraison seront conservés avec un nouveau marquage. Le passage piéton devant la poste va également être entièrement refait. Celui devant l’entrée du théâtre sera lui aussi remis à neuf et sa pente sera adoucie : « le but, à cet endroit, est de faire une zone de rencontre, limitée à 20 km/h, où les piétons seront prioritaires », souligne l’élu. Ce partage de la chaussée sera matérialisé par un marquage au sol évident ainsi que des panneaux de signalisation.

« Il n’était pas évident de trouver une date qui ne pose pas de problèmes, confie Bernard Guilcher. On devait vite lancer les travaux sans pénaliser les commerçants avant la période des fêtes ». Après cette première phase qui devrait se terminer à la fin du mois de novembre, le chantier de la rue de Brest sera ainsi interrompu pendant quelques semaines.

Deuxième phase : du 7 janvier à début février

Les travaux reprendront donc à l’issue de la première semaine de janvier. La zone concernée s’étend cette fois du carrefour de Carhaix jusqu’à celui devant l’Intermarché. « Sur cet axe, l’idée est de véritablement casser la vitesse des automobilistes », explique le premier adjoint. Un plateau « Zone 30 » verra ainsi le jour entre l’entrée de l’hôpital et celle du parking de la rue de Brest.

De nombreux aménagements sont également prévus : côté droit, en entrant dans la ville, un espace partagé piéton cyclable sera aménagé, séparé de la chaussée par une bande végétalisée d’environ 80 centimètres. En face, les trottoirs seront réalisés aux normes PMR (personnes à mobilité réduite). Sur l’intégralité de la rue, la chaussée sera refaite avec, là encore, un enrobé acoustique, comme celui rue des Brebis. Des murets, clôtures et garde-corps permettront de redéfinir les limites du domaine public. « Nous voulons marquer l’entrée de la ville qui est ce qu’elle est actuellement, convient Bernard Guilcher. Ces travaux d’embellissement et de requalification ont tout leur sens ! »

Troisième phase : jusqu’à mi-juin environ

La durée de la dernière partie des travaux sera déterminée par ceux du réseau d’alimentation en eau potable qui auront également lieu sur cette zone. « On ne sait pas combien de temps ça va durer précisément », admettent les services techniques. Toujours est-il qu’à l’issue le carrefour entre la route de Carhaix, la rue de Brest et la rampe Saint-Augustin sera également repris. La vitesse y sera limitée à 30 km/h et la ligne de stop de la route de Carhaix sera redessinée. Le but étant de terminer avant le début de l’été.

« On sait toute la gêne que ça peut occasionner auprès des riverains », affirme Bernard Guilcher, conscient des problèmes que ces travaux engendreront. « La rue sera entièrement fermée lors de la réfection de la chaussée. Le carrefour de l’Intermarché permettra toutefois toujours aux automobilistes de s’y arrêter et d’y faire demi-tour », rappelle-t-il, avant de mentionner le caractère indispensable de ces travaux. Ces derniers doivent aussi être menés dans des délais rapides afin de bénéficier des subventions liées aux inondations du mois de juin dernier.

Vos réactions

Pierre-Yvon Boisnard 09 Novembre 2018 à 21h04

On peut aussi y installer des points hauts pour se mettre à l'abri en cas d'inondation.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/travaux-coup-de-jeune-sur-la-rue-de-brest-09-11-2018-12129194.php

 

Sud Santé. « On est très inquiets sur la période hivernale qui arrive »

Le syndicat Sud Santé Sociaux du Finistère tire la sonnette d’alarme devant les manques de moyens aux urgences et la période hivernale qui arrive.
Le syndicat Sud Santé Sociaux du Finistère tire la sonnette d’alarme devant les manques de moyens aux urgences et la période hivernale qui arrive. (Photo archives Le Télégramme)

« Au bout d’un moment on dit stop ». Le syndicat Sud Santé Sociaux du Finistère tire la sonnette d’alarme encore une fois, et plus fort. Face à un cumul de différents problèmes au service des urgences (manque de moyens, de personnel, conditions de travail, etc.) qui compromettent la qualité des soins, le personnel hospitalier craint le pire devant la période hivernale à venir.

Les flux de patients aux urgences n’ont pas augmenté dans les hôpitaux finistériens. Pourtant, le service s’embouteille et le personnel peine devant la surcharge de travail. La raison selon le syndicat Sud Santé Sociaux du Finistère : la fermeture de lits et le manque de moyens humains.

À Brest, un service « tampon », l’UMPU, a été créé il a quelques mois afin de désengorger les urgences. Ce dispositif devait permettre l’ouverture de 10 lits supplémentaires en temps normal et jusqu’à 25 en cas d’épidémie. « Dans la nuit de lundi à mardi, le CHRU de la Cavale Blanche a dû ouvrir 16 lits en catastrophe, raconte Pascale Robardet, secrétaire départementale du syndicat. Malgré cela, le nombre de lits disponibles se résume à un seul ». Des chiffres qui alarment le personnel, surtout face à la période hivernale qui arrive. « S’il y a une épidémie, ce sera ingérable », assurent-ils.

À Morlaix, 100 postes perdus en trois ans

« Du bricolage », c’est le mot utilisé par les délégués syndicaux morlaisiens de Sud Santé pour définir la gestion de leurs services. Entre 2015 et 2018, le Centre hospitalier du Pays de Morlaix aurait perdu 100 postes. Quant aux lits, ils auraient été 55 à être fermés cette année.

« Un vrai retour en arrière », affirment les syndicalistes qui voient également le nombre d’internes baisser. « C’est à cause d’une décision prise par Macron cet été. Les internes n’auraient plus le droit d’aller dans les hôpitaux périphériques et restent donc à Brest ». Des écoles de médecine qui se vident, du personnel à bout de leurs forces et d’autres qui quittent le service : « la tension est palpable ».

Des filières du Smur fermées à Carhaix et Quimper

« Les hôpitaux brestois vont se retrouver de plus en plus chargés », assure Pascale Robardet. « La nuit du dimanche au lundi, on était tellement débordés que tous les transferts se faisaient automatiquement sur Brest, alors qu’on est quand même à 70 km », appuient ses collègues morlaisiens.

À ce phénomène s’ajoute la fermeture d’une des filières du Smur (Service mobile d’urgence et de réanimation) à Quimper et une autre à Carhaix. Ce qui reconduit les personnes systématiquement sur Brest. « On tire la sonnette d’alarme sur tout le département », concluent les délégués syndicaux.

Vos réactions

michel kerninon 09 Novembre 2018 à 22h30

Gloups ! Again.

https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/sud-sante-on-est-tres-inquiets-sur-la-periode-hivernale-qui-arrive-09-11-2018-12129080.php

 

Ouest-France

Trélévern. Piscine du camping : le permis de construire annulé

Publié le 09/11/2018

La piscine du camping Les Sept-Îles est en sursis.

La piscine du camping Les Sept-Îles est en sursis. | GOOGLE

Le tribunal administratif de Rennes a annulé le permis de construire de la piscine couverte du camping municipal. La piscine est pourtant en service depuis l’an dernier.

Cette fois, l’association Sauvegarde du Trégor a gagné contre la commune de Trélévern au tribunal administratif de Rennes.

En mars 2016, l’association avait déjà saisi ce tribunal, alors que les travaux d’aménagement de la piscine couverte du camping municipal étaient en cours, en lui demandant de prendre un référé en suspension pour qu’il soit mis fin à ces travaux. Sauvegarde du Trégor s’appuyait alors sur la loi Littoral pour mettre en cause la légalité de l’arrêté du maire.

À l’époque, le tribunal avait estimé qu’aucune urgence ne justifiait l’arrêt des travaux. La piscine a donc été construite et depuis l’an dernier, nageurs et baigneurs s’en donnent à cœur joie.

Vendredi 9 novembre — sans surprise puisqu’il s’agissait des préconisations du rapporteur public début octobre — le permis de construire a été annulé par le tribunal administratif de Rennes. La commune est aussi condamnée à verser 1 500 € à Sauvegarde du Trégor.

Quelles conséquences pour l’avenir du camping Les Sept-Îles ? La commune engagera-t-elle un recours à cette décision ? La piscine devra-t-elle être déconstruite ? François Bouriot, le maire, « n’a pas de commentaire à faire pour le moment » .

https://www.ouest-france.fr/bretagne/trelevern-22660/trelevern-piscine-du-camping-le-permis-de-construire-annule-6060404

 

Ouest-France

Belle affluence à la soirée Mediapart à Lannion

Publié le 09/11/2018

La salle du Carré magique était bien remplie jeudi soir pour la soirée "Mobilisations citoyennes" organisée dans le cadre du dixième anniversaire du journal Médiapart. | OUEST-FRANCE

A l’occasion de son dixième anniversaire, le journal d’investigation sur Internet organisait, jeudi soir au Carré magique de Lannion, des tables rondes sur les mobilisations citoyennes.

Triskalia, bonnets rouges, Amoco Cadiz, Doux, projets miniers… Qu’elles soient environnementales, sociales, politiques, ces mobilisations naissent souvent de mouvements spontanés.

Quels sont les mécanismes de ces luttes, comment évoluent-elles dans le temps, sont-elles récupérées ? Toutes ces questions ont été abordées jeudi soir au Carré magique lors de tables rondes avec divers intervenants.

Cette soirée était organisée par le journal Médiapart, en partenariat avec l’IUT info-com de Lannion, Sciences po Rennes et le Carré magique.

Edwy Plenel, le patron du journal d’investigations, assurait les transitions.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/belle-affluence-la-soiree-mediapart-lannion-6060109

Lire aussi : Pour ses 10 ans, Mediapart vient à votre rencontre

 

Médiapart. Edwy Plenel au Carré Magique jeudi soir

Mediapart fête ses 10 ans cette année. Le journal en ligne organise plusieurs soirées en province. Jeudi soir, à Lannion, trois conférences-débats ont réuni 400 personnes au Carré Magique. Edwy Plenel a ouvert les échanges, évoquant « le droit de savoir » que défend le journal. Les étudiants de l’IUT ont organisé une exposition autour des mobilisations bretonnes, le thème de la soirée.

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/mediapart-edwy-plenel-au-carre-magique-jeudi-soir-09-11-2018-12128746.php

 

Ouest-France

Morlaix. L'expo photos donne de l'espace aux laissés-pour-compte

Publié le 09/11/2018

L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre.

À l'initiative de cette exposition, Gwenaëlle Ragot et Laurent Prémel invitent les visiteurs à écrire quelques mots sur l'expo. Les plus beaux textes seront publiés avec les photos dans un ouvrage. | OUEST-FRANCE.

Manifestation.

Plusieurs clichés témoignent d’un destin. D’autres cherchent la lueur d’espoir dans chaque regard. L’exposition Suspendu en précarité est à voir jusqu’au 15 décembre, au 67, rue du Mur, à Morlaix (Finistère).

C’est après avoir travaillé dix ans dans l’humanitaire que Gwenaëlle Ragot a eu envie de croiser trois regards artistiques qui n’en finissent pas d’interroger sur la pauvreté. « Nous avons réuni des photographes très différents d’un point de vue esthétique

 », indique Gwenaëlle à l’initiative, avec Laurent Premel, de cette exposition de photos autour de la précarité à Morlaix, (Finistère) qui sont à découvrir jusqu’au 15 décembre, dans les locaux de l’association Arzur, rue du Mur. Ces regards captés montrent toute la confiance donnée au photographe et la relation intime nouée avec les modèles.

Humaniste

Plutôt habitué des festivals - il a photographié Keziah Jones, Camille, Calypso Rose, Imany, ou encore Agnès Jaoui - Jef Kerneis livre ici des photos de Morlaisiens en difficulté qui témoignent d’un destin et d’une émotion prise sur le vif. « Certaines expriment l’inquiétude du lendemain, d’autres ont un regard plus rêveur, raconte le photographe roscovite. J’ai été heureux et fier de cette proposition. J’ai connu le milieu de la précarité de très près, étant passé par cet état à un moment de ma vie, qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. La précarité est pour moi un sujet aussi fort que le documentaire sur Norah Jones que je suis en train de réaliser à Londres pour la BBC. » Une œuvre magnifique par son côté humaniste.

Dans leur appartement

Regard humaniste encore pour Zizounaï. La photographe plougonvenoise est connue pour ses photos naturalistes. « Cela m’a obligée à sortir de ma zone de confort. Ce qui n’était pas évident pour moi. » Ces photos pleines de sensibilité sont des histoires de rencontres, avec Habib et Marie-Christine, chez eux dans leur appartement dans un des quartiers de la ville mais également avec Jonathan et P’tit Nono et leurs chiens croisés en train de faire la manche dans les rues de Morlaix. « Une fois le contact établi, tout s’est passé dans la douceur. Ils m’ont confié leur histoire. »

La démarche de Pierre Quentel est transcendante. Le peintre de Locquénolé a imaginé ses photos comme des tableaux. « J’ai pris des photos d’une danseuse et d’une femme en pleine méditation dans les ateliers de la Manu et du côté du port, que j’ai transposées ensuite au cœur d’une manifestation ou sous la pluie au milieu d’un campement de réfugiés. Des choses qui permettent de dépasser la précarité. »

Exposition jusqu’au 15 décembre, au 67, rue du Mur. Ouvert le mercredi et le vendredi, de 14 h à 18 h, et le samedi, de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h. Le produit de la vente des photos sera reversé, tout ou en partie, aux Restos du cœur, aux Blouses Roses et à l’école alternative du Cloître.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-expo-photos-donne-de-l-espace-aux-laisses-pour-compte-6059963

 

Linky. Cast se pourvoit en cassation

(Photo François Destoc)

La commune de Cast va se pouvoir en cassation dans le conflit l’opposant à Enedis au sujet des compteurs Linky. C’est ce que le conseil municipal de la commune a décidé, ce mercredi soir. Pour mémoire, Jacques Gouérou, maire de la commune, et les élus avaient voté la mise en place d’un moratoire, en 2016, afin de suspendre l’installation des compteurs communicants. Le distributeur d’électricité Enedis et l’État avaient contesté cette délibération devant le tribunal administratif de Rennes, qui l’avait annulée une première fois en 2017. Un recours déposé par Cast a été ensuite rejeté en octobre 2018 par la cour d’appel de Nantes.

À LIRE SUR LE SUJET Compteurs Linky. Les recours de Cast et Bovel rejetés en appel

https://www.letelegramme.fr/finistere/cast/linky-cast-se-pourvoit-en-cassation-08-11-2018-12128322.php

 

Ouest-France

Brest. Polémique autour de la vidéoprotection

Publié le 08/11/2018

Des caméras sont déjà présentes à Brest pour contrôler le réseau routier. | OUEST FRANCE

Bernadette Malgorn a cru lever un lièvre… C’est raté. L’arrêté préfectoral obtenu par la métropole et Brest’Aim n’est pas récent.

« La doctrine Cuillandre vacillerait-elle à l’approche des élections de 2020 ? » Cette question est posée dans un communiqué de presse diffusé jeudi par le Rassemblement pour Brest.

Le groupe d’opposition municipale, présidé par Bernadette Malgorn, s’étonne : « Trois arrêtés préfectoraux autorisent vingt-huit caméras de surveillance sur le réseau routier, treize caméras extérieures sur le port du Moulin-Blanc et cinq caméras extérieures et une voie publique au Port du Château. » Ceci alors que le président de la métropole et de Brest’Aim, François Cuillandre, est réputé plutôt hostile à la mise en place de caméras de surveillance.

« L’équipe municipale nage en pleine contradiction », conclut ce communiqué, doublé d’une lettre de Bernadette Malgorn à l’attention du maire.

« C’est embêtant… »

La réponse de Yann Guével, adjoint à la tranquillité urbaine, est cassante : « Ça fait dix ans que je suis élu et ces caméras ont toujours été là… » L’arrêté préfectoral, publié le 31 octobre, n’apporte en fait pas grand-chose de neuf. Il ne fait que reconduire, pour cinq années, l’autorisation d’exploitation d’un système de vidéoprotection. Dans la métropole, celles-ci sont disposées en hauteur, à proximité de certains carrefours stratégiques.

« Au port, le système est modifié, afin d’avoir une vue totale du plan d’eau », poursuit Yann Guével, qui ne se prive pas d’un petit tacle à Bernadette Malgorn, ancienne préfète. « Ou bien elle ne connaît pas sa ville, ce qui est embêtant quand on veut être maire de Brest, ou bien elle ne sait pas lire un arrêté préfectoral… Ce qui serait encore plus embêtant quand on connaît son CV… »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-polemique-autour-de-la-videoprotection-6057908

 

Ouest-France

Le Cloître-St-Thégonnec. Le sénateur Jean-Luc Fichet à l’école des migrants

Publié le 08/11/2018 

Sandrine Corre et les bénévoles de l'école alternative des monts d'Arrée ont expliqué au sénateur Jean-Luc Fichet le fonctionnement de l'école et les difficultées rencontrées. | O

Le parlementaire Jean-Luc Fichet était, ce lundi 5 novembre, à l’école alternative des monts d'Arrée au Cloître-Saint-Thégonnec (Finistère) pour apporter son soutien aux migrants accueillis par l’asso Les Utopistes en action.

L’école alternative des monts d'Arrée (Eama) accueille une quinzaine de jeunes migrants, majeurs mais aussi mineurs isolés, et leur propose de l’hébergement, des cours, des activités et l’assurance de repas pris en commun.

Mise en place par les bénévoles

de l’association morlaisienne Les Utopistes en action, l’école a reçu, lundi matin, la visite du sénateur Jean-Luc Fichet qui, par sa présence, entend apporter son soutien à cette initiative qu’il qualifie « d’extrêmement intéressante. Une vraie réponse à la question de l’intégration. Il faut que l’on prenne notre place, nous les territoires ruraux, pour apporter ce type de réponses ».

« Dons privés »

Sandrine Corre, l’une des responsables bénévoles a détaillé au parlementaire les parcours épouvantables des jeunes migrants avant qu’ils ne soient accueillis à l’école, ainsi que le fonctionnement de celle-ci. Parmi les difficultés, le financement du fonctionnement de l’école alternative. « Nous ne fonctionnons qu’avec des dons privés, sans aucune subvention. La municipalité met à notre disposition sa maison des associations. Pour fonctionner, il nous faut entre quatre à cinq cents euros par semaine », souligne Sandrine Corre.

Une vingtaine de bénévoles gravitent autour de l’école, « mais ce n’est pas suffisant. Nous en recherchons pour l’aide aux devoirs, par exemple, et aussi pour l’hébergement. » Les jeunes migrants participent aussi au bon fonctionnement de leur école en fabriquant et proposant à la vente du jus de pomme ou en réalisant des meubles en bois de palette aidant ainsi au financement de l’établissement.

Après la visite des lieux, le sénateur Jean-Luc Fichet a salué l’action positive des bénévoles de l’école alternative. « Ils font la démonstration que la Bretagne est une terre d’accueil. Reste aux pouvoirs publics et à l’action citoyenne de renforcer les actions de solidarité qu’ils mettent en œuvre au bénéfice de l’accueil des jeunes migrants. »

Contact : 06 22 99 37 22.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-cloitre-saint-thegonnec-29410/le-senateur-jean-luc-fichet-l-ecole-des-migrants-6057500

 

Ouest-France

« Carantec mon amour » : un concours pour déclarer sa flamme au territoire

Publié le 08/11/2018

12 thèmes pour exprimer ce qui fait vibrer la station au rythme des saisons.

12 thèmes pour exprimer ce qui fait vibrer la station au rythme des saisons. | OUEST-FRANCE

Le concours de photo et d'écriture de Carantec est ouvert jusqu'au 31 décembre.

Le concours de photo et d'écriture de Carantec est ouvert jusqu'au 31 décembre. | OUEST-FRANCE.

L’office de tourisme et la Ville de Carantec (Finistère) organisent jusqu’au 31 décembre un concours de photo et d’écriture. À la clé, un séjour sur l’île Callot, l’île Louët ou au Yellow Village des Mouettes, en proposant trois de vos œuvres, prises de vues ou textes courts.

L’office de tourisme et la Ville de Carantec (Finistère), donnent l’occasion aux poètes et photographes de faire partager leur "petit bout de Carantec préféré".

Le concours doit mettre en avant la richesse du territoire carantécois à travers douze thèmes qui caractérisent la station : portraits, mer, métiers, les spectacles, les artistes, la famille, la jeunesse, la randonnée, les saisons, la nature, les îles, la nuit et le sport.

Les photographies et textes doivent exprimer ce qui fait vibrer la station grâce notamment aux gens, lieux de vie, rencontres et événements qui rythment les saisons à Carantec.

Les textes doivent être de dimension visuelle (prose, poème ou Haïkus) et ne pas dépasser 500 signes. Au printemps, une exposition en plein-air, du Kelen au bourg, présentera les douze photographies et textes sélectionnés.

Règlements et inscription sur www.ville-carantec.com. Informations au 02 98 71 00 43 ou carantecmonamour@gmail.com.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/carantec-29660/carantec-mon-amour-des-sejours-gagner-6056813

 

Secours catholique. Les seniors pauvres toujours plus nombreux

(Photo François Destoc)
(Photo François Destoc)

Les personnes de plus de 50 ans sont de plus en plus nombreuses à pousser la porte du Secours catholique, qui s’en alarme dans son rapport annuel publié ce jeudi.

En 2017, le Secours catholique a accueilli 1,4 million de personnes, dont près de la moitié reste des enfants. S’ils demeurent minoritaires, les seniors sont de plus en plus à solliciter de l’aide : les plus de 50 ans représentent désormais « un tiers » des personnes rencontrées, « contre un peu plus d’un quart en 2010 », selon ce nouveau rapport.

« On assiste à une précarisation des seniors depuis une petite dizaine d’années », explique Bernard Thibaud, secrétaire général.

L'intégralité du rapport

« Des parcours de plus en plus hachés »

« C’est le fruit du chômage de longue durée et de parcours de plus en plus hachés, qui débouchent sur des retraites difficiles. (…) Les ruptures de vie sont plus fréquentes et le phénomène est appelé à s’accentuer », s’inquiète-t-il.

À eux seuls, les plus de 60 ans pèsent 10 % du public aidé par l’association, une part « en augmentation de près de cinq points » depuis 2010. Souvent isolés, ces seniors n’arrivent plus à joindre les deux bouts avec leur retraite ou leur minimum vieillesse.

Les femmes, les plus vulnérables

« Les plus précaires restent les familles, les femmes et les enfants », rappelle Bernard Thibaud. Tous âges confondus, les femmes sont les plus vulnérables : elles représentent 56,1 % des adultes fréquentant l’association, qui apporte une aide juridique et alimentaire. Celles qui sont françaises sont souvent des mères isolées (40 %) ou des femmes seules (30 %).

Le Secours catholique note « un creusement des disparités de profils » de ses bénéficiaires, « avec, d’un côté, une population française plus féminine et vieillissante et, de l’autre, une population étrangère plus masculine et jeune ».

Un revenu médian de 540 €

Plus globalement, le revenu médian des ménages aidés atteint 540 € par mois. Un niveau de vie largement inférieur au seuil de pauvreté, fixé à 1 026 € par mois pour une personne seule et selon lequel l’Insee comptabilise 8,8 millions de personnes pauvres en France.

Face à la hausse constante du coût de la vie, notamment du logement et de l’énergie, les bénéficiaires sont de plus en plus pauvres, selon Bernard Thibaud. « On parle toujours des revenus, mais jamais du reste à vivre, qui baisse continuellement », insiste-t-il. « On voit de plus en plus de personnes au-dessus du seuil de pauvreté venir nous voir, c’est le signe d’un problème ».

Le RSA devrait être à 850 €

« Pour éradiquer la grande pauvreté, on estime que le RSA devrait être à 850 € », au lieu des 550 actuels, plaide-t-il, en regrettant que le gouvernement refuse une revalorisation d’ampleur.

« Ils ne sont pas dans l’assistanat »

« Les pauvres souffrent encore de préjugés ; pourtant, ils ne sont pas dans l’assistanat ». Un quart des ménages éligibles aux allocations familiales rencontrés par l’association ne les réclament pas. Et un tiers des ayants droit au RSA n’y ont pas recours.

Vos réactions

GERARD CROULET 08 Novembre 2018 à 07h40

merci à macron

JEAN AUTRET 08 Novembre 2018 à 07h14

Le fameux "monde nouveau"....

https://www.letelegramme.fr/france/secours-catholique-les-seniors-pauvres-toujours-plus-nombreux-08-11-2018-12127423.php

 

Ouest-France

Dix ans de Mediapart. Une soirée à Lannion

Publié le 07/11/2018

Edwy Plenel, cofondateur du site d’information Mediapart, sera à Lannion le jeudi 8 novembre 2018.  | REUTERS

À l’occasion des dix ans du média en ligne fondé par Edwy Plenel, sa rédaction propose une soirée à Lannion sur le thème « Mobilisations citoyennes, quand le public enquête ». Rendez-vous ce jeudi 8 novembre 2018 au Carré magique.

Pour ses dix ans, le site d’information en ligne Mediapart propose une conférence sur le thème « Mobilisations citoyennes, quand le public enquête jeudi 8 novembre à 20 h. Une soirée en partenariat avec l’IUT de Lannion, le Master en journalisme de Sciences Po Rennes et le Carré magique de Lannion.

Des intervenants locaux

Aux côtés d’Edwy Plenel et des journalistes de la rédaction de Mediapart, seront également présents des intervenants locaux comme le journaliste Yvon Rochard, la syndicaliste FO Nadine Hourmant, ou encore Alain Bidal, président de l’association Le peuple des dunes.

Jeudi 8 novembre au Carré magique à 20 h. Gratuit. Sur inscription sur internet.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/dix-ans-de-mediapart-une-soiree-lannion-6055759

Grain de sable à Trébeurden : Etienne de Saint-Laurent à Trébeurden 02.01.16

 

IUT. Les étudiants accueillent Médiapart au Carré Magique

L’heure est aux dernières retouches sur l’exposition, pour les étudiants en journalisme.
L’heure est aux dernières retouches sur l’exposition, pour les étudiants en journalisme.

Le Carré Magique accueille, ce jeudi 8 novembre, le journal Médiapart, qui fête ses dix ans. Un de ses créateurs, Edwy Plenel, sera présent. Un événement organisé avec l’IUT de Lannion et Science Po Rennes.

Les dernières impressions sont en cours pour une partie des étudiants en journalisme de l’IUT. Ils terminent de préparer une exposition pour un jeudi soir festif et instructif. Le journal Médiapart vient fêter ce soir ses dix ans au Carré Magique. « Depuis quatre ans, nous travaillons sur l’enquête journalistique avec les étudiants et des professionnels du média », explique Sandy Montañola, responsable de la formation.

Conférences et échanges

La soirée « Mobilisations citoyennes, quand le public enquête » sera lieu de conférences et de débats. Des intervenants animeront les échanges. Les étudiants sont mobilisés pour couvrir l’événement, mais ils ont aussi travaillé en amont. Une exposition est présentée. Elle retrace trois parcours de mobilisations autour de l’Amoco Cadiz, de la maternité de Carhaix et de l’extraction de sable.

Pour les étudiants, c’est l’opportunité de creuser des sujets en utilisant, notamment, les archives de journaux. L’objectif est de comprendre comment les mobilisations ont eu accès à une médiatisation. Morgane, en première année, est partie à la recherche de témoignages : « C’est représentatif de la lutte. Ils montrent quelles sont les conséquences concrètes, etc. ». L’exposition sera placée dans le hall d’entrée du Carré Magique.

Pratique
« Mobilisations citoyennes, quand le public enquête », ce soir, à 20 h, au Carré Magique. Entrée libre. Inscription requise :
https://framaforms.org/inscription-mobilisations-citoyennes-quand-le-public-enquete-1537801839

https://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/iut-les-etudiants-accueillent-mediapart-au-carre-magique-07-11-2018-12126773.php

 

Ouest-France

Lorient. Carburant : Les automobilistes mécontents

Publié le 07/11/2018

Avec 60 000 kilomètres parcourus chaque année, l’augmentation du prix des carburants est un coup dur pour Jean-Pierre Puren, chef d’entreprise à Auray. | OUEST-FRANCE

Devant la hausse du prix des carburants, les automobilistes sont, au mieux, ennuyés, au pire, très en colère. Le budget carburant ne cesse d’augmenter, 200 € par mois pour les uns et jusqu’à 350 € pour d’autres. Les usagers comptent sur la mobilisation nationale du 17 novembre 2018 pour faire entendre leur voix.

"Injuste, inadmissible, problématique". Les adjectifs ne manquent pas aux automobilistes pour montrer leur mécontentement face à la hausse des prix à la pompe. À la station

essence d’Intermarché de Lorient (Morbihan), certains préfèrent ne pas faire le plein, " je mets de l’essence petit à petit, le plein est au-dessus de mes moyens " explique Claire Tancray, étudiante en préparatrice en pharmacie. " L’essence, c’est 200 € chaque mois ", se désole-t-elle.

Jean-Pierre Puren, chef d’une entreprise de service après vente dans le chauffage, regrette lui aussi cette flambée des prix. Avec des clients répartis sur l’ensemble du Morbihan, les dix voitures de sa société parcourent chacune 30 000 km par an. " Pour passer à l’hybride ou à l’électrique, les entreprises devraient bénéficier d’aides ".

Pour Erwan Moizan, professeur à l’université de Lorient, " si on veut aller vers une logique écologique, il ne faut pas taxer que les automobilistes. J’ai changé de voiture récemment, pour un diesel à basse consommation. Maintenant il faut passer à l’électrique ? "

Erwan Moizan dépense chaque mois près de 350 € en carburant. | Ouest-France

Denise Goalabré, retraitée est " outrée par ces augmentations incessantes ". À 88 ans, cette Lorientaise a besoin d’un déambulateur, ce qui l’oblige à utiliser sa voiture pour ses déplacements quotidiens. Comme elle, de nombreux Lorientais considèrent que l’augmentation à la pompe n’entraînera pas une diminution du nombre de voitures.

" Nous n’avons pas le choix, pour travailler il faut mettre de l’essence, même si cela coûte 15 € supplémentaires chaque semaine ", réagit Alexandre Guerin, commercial nantais de 34 ans.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/lorient-carburant-les-automobilistes-mecontents-6055718

 

Crèche municipale. Elle peut rouvrir ce jeudi

Au total, 68 enfants sont accueillis à la crèche collective municipale.
Au total, 68 enfants sont accueillis à la crèche collective municipale. (Monique Kéromnès)

En raison de l’absence de la directrice et celle, survenue mardi sans explication, de son adjointe, la crèche collective n’a pas été autorisée à ouvrir ce mercredi. Des solutions ont été trouvées par la Ville pour que, dès ce jeudi, les enfants puissent être accueillis.

Comme nous l’annoncions la veille sur notre site internet , la crèche collective municipale n’a pas été autorisée à ouvrir ce mercredi en raison de l’absence de personnel diplômé. La directrice en arrêt, c’est son adjointe qui ne s’est pas présentée sur son lieu de travail depuis mardi. « Quand nous avons appris qu’elle n’était pas sur son poste, nous avons appelé le centre de protection maternelle et infantile (PMI) à Quimper. Mais nous n’avons pas trouvé de solution pour ouvrir ce mercredi dans le cadre légal », explique Marie Simon-Gallouédec, adjointe aux affaires sociales à la Ville. Pour pouvoir assurer son bon fonctionnement, la crèche a en effet besoin de la présence d’une infirmière puéricultrice diplômée avec

trois ans d’expérience. En son absence - la directrice assumait ces fonctions mais se trouvait en arrêt - la PMI autorise de manière temporaire une éducatrice jeunes enfants à assurer le relais. Seulement, ce rôle revenait à la directrice adjointe qui n’avait encore donné aucune nouvelle à sa hiérarchie ce mercredi.

Réouverture dès ce jeudi

« Cette absence était complètement imprévisible, il n’y a pas de manque d’anticipation de notre part », précise l’élue qui a également annoncé le rétablissement de la situation à court terme. « Une infirmière coordinatrice à l’Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) sera présente dès ce jeudi et ce vendredi en solution d’urgence », développe Marie Simon-Gallouédec. Une autre procédure de recrutement est également en cours et une infirmière puéricultrice, récemment diplômée, doit être reçue prochainement. Sa présence permettrait de garantir l’ouverture de la crèche. « La directrice actuelle, en arrêt, nous a déjà fait part de son souhait de ne pas renouveler son détachement », annonce l’adjointe.

Des parents prévenus, mais pas surpris de la situation

Dans un courrier envoyé en juin dernier à la mairie, les parents d’enfants de la crèche avaient déjà alerté sur « un personnel en sous-effectif » et fait part de leur inquiétude. « Au vu du contexte, nous ne sommes pas surpris de ce qu’il s’est passé, bien que ce ne soit pas anodin », confirme Stéphane, papa d’un petit garçon de 2 ans. « On a pu voir tout au long de l’année qu’il y avait de plus en plus d’arrêts de travail. On ne peut pas passer à côté de cette souffrance du personnel et ce n’est pas aux enfants ni aux familles de payer le prix », ajoute-t-il.

Même son de cloche de la part d’Élodie, mère de jumelles, prévenue mardi soir : « Nous nous sommes organisés au pied levé et avons pu nous organiser mais ce qui est fou, c’est de s’entendre dire que le service public ne peut pas être assuré ». Tous ont néanmoins salué le travail « admirable » réalisé par le personnel de la crèche, tout comme Marie Simon-Gallouédec : « Il y a une équipe formidable et engagée. Tous les agents étaient prêts à accueillir les enfants ce mercredi ».

Les services ont d’ailleurs travaillé d’arrache-pied mardi soir et ce mercredi pour prévenir la totalité des parents. « Nos équipes étaient présentes à la crèche au cas où certaines familles n’auraient pas été tenues au courant : un enfant a pu être accueilli à la crèche familiale à côté, tous les autres ont trouvé une solution ». Tous devraient retrouver leur cadre habituel dès ce jeudi.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/creche-municipale-elle-peut-rouvrir-ce-jeudi-07-11-2018-12127284.php

 

ADMR. Une antenne dans la commune

Marie-Hélène Castel (ici entourée, à droite par Ghislaine Guézennec et Brigitte Mel), respectivement bénévoles de Saint-Jean-du-Doigt et de Plouezoc’h, accueille les visiteurs dans les locaux de l’antenne de Plougasnou.
Marie-Hélène Castel (ici entourée, à droite par Ghislaine Guézennec et Brigitte Mel), respectivement bénévoles de Saint-Jean-du-Doigt et de Plouezoc’h, accueille les visiteurs dans les locaux de l’antenne de Plougasnou.

Adhérent du premier réseau français de services à la personne, l’ADMR Région de Morlaix accompagne chaque année 1.100 usagers sur son territoire d’intervention. Elle met à la disposition des particuliers, un personnel formé et compétent, composé d’une centaine de salariés. Elle accueille le public dans six antennes locales, à Pleyber, Lanmeur, Plougasnou, Taulé, Guerlesquin et Plouigneau.

Par ses services d’aide et d’accompagnement, elle favorise le maintien à domicile des personnes âgées ou handicapées. Elle propose également une gamme de services à domicile, pour le confort des usagers (ménage, repassage) et des familles (garde d’enfants). Des bénévoles assurent la gouvernance de l’association et maintiennent, avec les responsables en antenne et le directeur de la structure, le lien avec la population.

Les communes de Plougasnou, Plouezoc’h et Sain-Jean-du-Doigt sont desservies depuis l’antenne de Plougasnou. Chaque année, 20.000 heures d’intervention, concernant 200 familles, sont réalisées sur ce secteur par seize salariés, épaulées par cinq bénévoles. Marie-Hélène Castel, coordinatrice de l’antenne, accueille les visiteurs les lundis, mardis, jeudis, vendredis de 9 h à 12 h 30. Elle reçoit également les après-midis sur rendez-vous. Des évaluations à domicile sont également possibles.

Pratique :
ADMR Antenne de Plougasnou, 13 ZAC de Poulbraou - 29630 Plougasnou. Tél. 02.98.67.37.61,
plougasnou@admr-regiondemorlaix.fr

 https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/admr-une-antenne-dans-la-commune-07-11-2018-12126980.php

 

Ruz-Boutou. Participation aux courses de dimanche

Sur les cinquante-quatre adhérents des Ruz-Boutou, seize coureurs à pied avaient fait le choix, dimanche 4 novembre, de participer au Saint-Pol - Morlaix et d’aller affronter les éléments, un fort vent de face et une pluie battante compromettant les performances.

Sur les 1. 700 concurrents du 21,2 km, Frédéric Bouquet a terminé 65e en 1 h 21 ; Stéphane Esnée en 1 h 28 ; Jean-Claude Guillou et Nadège Besnoud en 1 h 40.

Sur les 3. 000 coureurs du 10 km du Taulé/Morlaix, très bon chrono de Jean-Baptiste Suzanne en 34'58'', 174e.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougasnou/ruz-boutou-participation-aux-courses-de-dimanche-07-11-2018-12126939.php

 

Ouest-France

Morlaix. Qui se souvient… du recouvrement du bassin à flot ?

Publié le 07/11/2018

La partie du bassin, actuellement place Charles-de-Gaulle a été recouverte en 1961. | DR

À une époque lointaine, le bassin de Morlaix allait pratiquement jusqu’au kiosque à musique ! De recouvrement en recouvrement, sont apparues les places Cornic et De Gaulle…

Avant la construction du viaduc (1861-1863) de Morlaix, le bassin à flots venait pratiquement jusqu’au kiosque à musique. Il fut ensuite recouvert en partie pour créer, jusqu’à l’ancienne Banque de France, la place Cornic que nous connaissons aujourd’hui et qui fut inaugurée en 1897.

Pont tournant

Un pont tournant métallique, mis en service en 1858 à l’initiative d’Édouard Corbière, père de Tristan et président de la chambre de commerce de l’époque, permettait une traversée piétonnière entre les deux quais de Léon et de Tréguier. Les véhicules venant de la rampe Saint-Nicolas devaient passer par le viaduc pour accéder à la rue de la Villeneuve, via le quai de Léon, et réciproquement.

C’est en 1961 que le pont tournant fut démonté et que fut recouverte la partie qui a permis à tous les véhicules de relier les deux rives, tout en créant aussi l’actuelle place Charles-de-Gaulle.

Vos témoignages, photos et souvenirs sur notre page Facebook « Ouest-France Morlaix ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-qui-se-souvient-du-recouvrement-du-bassin-flot-6055832

 

Ouest-France

Morlaix. Fermée mercredi, la crèche collective rouvre ce jeudi

Publié le 07/11/2018

Marie Simon -Gallouedec, ajointe à la petite enfance, notamment. | PHOTO OUEST-FRANCE

L’absence soudaine de la directrice adjointe, couplée à l’arrêt de la directrice, a contraint la mairie de Morlaix à fermer la crèche collective ce mercredi 7 novembre. Tous les parents ont été prévenus dans la soirée de mardi. Tout comme ils ont été prévenus de la réouverture ce jeudi 8 novembre.

Mardi soir, la mairie de Morlaix (Finistère) annonçait être dans l’obligation de fermer la crèche collective ce mercredi 7 novembre.

En cause, l’absence soudaine, « et à cette heure toujours inexpliquée », mardi, de la directrice adjointe, alors que la directrice est en arrêt. « Nous n’avions pas le cadre réglementaire pour ouvrir la crèche, explique Marie Simon-Gallouedec, adjointe à la petite enfance. En ouvrant, nous aurions pris des risques si par exemple il y avait eu un accident… »

La mairie a pris la décision de prévenir les parents dans la soirée, par téléphone. Soit une trentaine de familles. Seuls cinq d’entre eux n’avaient pu être joints, et se sont présentés à la crèche mercredi matin. « Un seul enfant ne pouvait pas être gardé. Il a pu être confié à la crèche familiale. » Le personnel était également présent, mais pas en mesure, réglementairement, de garder les enfants…

Une solution de secours

« On a travaillé d’arrache-pied depuis mardi soir pour trouver une solution. » C’est fait : la crèche rouvrira jeudi 8 novembre. Tous les parents ont été prévenus. Cette solution, c’est la venue d’une infirmière coordinatrice de l’Ehpad, par ailleurs infirmière puéricultrice. Elle assurera l’intérim jeudi et vendredi. Elle sera en doublon avec une infirmière puéricultrice en cours de recrutement, qui prendra le relais la semaine prochaine, si la directrice adjointe ne revient pas.

Quant à la directrice actuelle, en arrêt, elle a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas poursuivre à la crèche. « Une procédure de recrutement était déjà en cours » avant cet épisode.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-fermee-mercredi-la-creche-collective-rouvre-ce-jeudi-6055450

 

Ouest-France

Morlaix. Coopérative citoyenne : réunion publique, samedi 10 novembre

Publié le 07/11/2018

La Coopérative citoyenne propose de « bousculer les anciennes pratiques politiques, et démontrer que seule une liste citoyenne » peut faire gagner la gauche en 2020. | ARCHIVES PHOTOS BEATRICE LE GRAND

La Coopérative citoyenne, des citoyens et élus non encartés, espère "bousculer les anciennes pratiques politiques anciennes" et faire gagner la gauche aux municipales de 2020 grâce à une liste citoyenne.

La Coopérative citoyenne invite à une réunion publique, samedi 10 novembre, à 18 h, dans l’ancien lycée de Kernéguès. Ces citoyens non encartés et leurs alliés (les Verts pour le moment) rappellent le contexte : « La coopérative citoyenne a commencé une démarche de rassemblement de toute la gauche en vue d’une liste unitaire pour les municipales de 2020 à Morlaix. Environ 200 personnes ont signé un appel en ce sens. Mais les chefs de file du PS et du PC morlaisiens ont refusé le principe d’une personne égal une voix. »

Ils proposent de « bousculer les anciennes pratiques politiques, et démontrer que seule une liste citoyenne » peut faire gagner la gauche.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-cooperative-citoyenne-reunion-publique-samedi-10-novembre-6055363

 

Razan, une trace de papillon de Gaza à Saint Martin des Champs


 AFPS du PAYS de MORLAIX

Réunion publique sur Gaza en hommage à Razan Al-Najjar

Grand moment d’émotion, d’indignation et de questionnement pour les 75 personnes réunies à Saint-Martin des Champs après la projection du documentaire de Iyad Alastall consacré à la jeune secouriste tuée lors d’une marche du retour à Gaza en juin dernier.

Tourné cet été à Gaza quelques semaines après que Razan ait été abattue de sang-froid par un sniper de l’armée israélienne, le film donne largement la parole à sa mère, Sabreen et à son père Ashraf.

La présence de Sabreen, Ashraf et Iyad, avec nous lors de cette soirée proposée par l’Afps du Pays de Morlaix, a bien évidemment renforcé l’impact du documentaire. Rappelons que Razan a été volontairement visée par les soldats, alors qu’elle travaillait comme secouriste et portait une veste avec le logo des services sanitaires. Elle a été fauchée à 21 ans et du même coup, l’espoir de toute une famille.

Le courage de cette mère, qui oscille entre désespoir et volonté de ne pas laisser ce crime dans l’oubli est remarquable. Malgré son chagrin, elle a accepté le tournage du film pour témoigner sur les lieux mêmes du crime, au cœur des marches du retour, mais aussi dans sa maison, dans son quartier, là où Razan est encore tellement présente.

Malgré la douleur, elle veut dénoncer en faisant cette tournée en France et en Europe, les crimes odieux et impunis d’Israël. Son témoignage, celui de son mari et celui de Iyad, le réalisateur, dénoncent la violence et l’impunité de la répression coloniale de l’État israélien.

Leurs témoignages interrogent aussi, notre capacité à réagir face à la situation en Palestine occupée. En particulier sur le rôle qui doit être le nôtre auprès du gouvernement français. Pour que la France pose enfin des sanctions diplomatiques, économiques à l’égard de l’état criminel israélien et donne l’exemple à l’Union européenne en reconnaissant dès maintenant l’État de Palestine.

En attendant comme l’ont rappelé les représentant-es de l’Afps présent-es hier soir, nous pouvons agir dès maintenant en solidarité avec le peuple palestinien en soutenant et en participant aux campagnes initiées par le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) *.

Cette soirée aura été l’occasion pour 4 personnes de rejoindre l’Afps du Pays de Morlaix et nous l’espérons à beaucoup d’autres de se poser la question de le faire prochainement…

Avec cette rencontre, nous voulions d’abord contribuer à l’information du public souvent ignorant de la réalité dans la Bande de Gaza et partager notre colère face à l’horreur de la politique israélienne. Cette politique qui a déjà fait 218 victimes à Gaza lors des manifestations populaires pacifistes que sont les marches du retour *.

Des femmes, des hommes, des jeunes, des enfants, des journalistes et des secouristes qui comme Razan ont été tués depuis le début des marches au mois de Mars, sans oublier les milliers de blessés souvent mutilés à vie.

Nous ne pouvons plus rester indifférent-es à la violation des droits humains et des résolutions internationales par ce pays colonisateur. Nous sommes plus déterminés que jamais à continuer d’agir, de mobiliser, de sensibiliser, afin d’exprimer notre solidarité avec les parents de Razan, et avec tous les palestiniens victimes de cette politique assassine.

Si vous partagez ce sentiment, n’hésitez surtout pas à nous contacter.

Et un grand merci à toutes les personnes présentes, à Sabreen, Ashraf et Iyad pour leur témoignage, mais aussi à Claude et Véronique pour leurs explications, Jean-Marie pour ses dessins, Maa pour la traduction, Pierre-Yvon et Jean-Marc pour les photos et Yves pour la technique…

afpspaysdemorlaix@yahoo.fr

*Ces marches organisées pour que Gaza ne sombre pas dans l’oubli réunissent des milliers de gazaouis chaque vendredi depuis le 30 mars dernier et portent deux revendications essentielles. D’abord le droit au retour : 65% des Gazaouis sont en effet des réfugiés chassés de chez eux. Ensuite, la levée du blocus qui dure depuis 11 années, et asphyxie les 2 millions d’habitants de Gaza par la pauvreté, le chômage, les privations, le manque d’eau ou d’électricité et l’humiliation de ne pas pouvoir se déplacer librement.

*https://www.bdsfrance.org ou sur le site national de l’Afps : http://www.france-palestine.org

https://morlaix-palestine-solidarite.jimdo.com/2018/11/06/razan-une-trace-de-papillon-de-gaza-%C3%A0-saint-martin-des-champs/

Images de la soirée

Sabreen, Iyad Alastall et François Ripe. Photo pyb29 Sabreen, Iyad Alastall et François Ripe.

Marine carn au Micro. Photo pyb29 Et oui, comme le dit Martine, ce film ne fait que confirmer le génocide dont est victime le peuple Palestinien !

Réunion publique sur Gaza en hommage à Razan Al-Najjar 05.11.2018. Photo pyb29 Sabreen Al-Najjar au micro.

 

6 novembre 2018

C'est qu'il insiste, le bougre?!

http://goutal.over-blog.com/2018/11/c-est-qu-il-insiste-le-bougre.html

 

Ouest-France

Port du Diben à Plougasnou. Le nouveau projet fait l’unanimité

Publié le 06/11/2018

Sur le terre-plein nord, place à une maison de la pêche, un snack ou bistrot et une capitainerie. | DR

Cette nouvelle copie séduit les élus de Morlaix communauté, réunis en conseil, lundi 5 novembre. Exit les 500 places en eau profonde, place à 100 places sur pontons. Et, peut-être, à une estacade très touristique. Toute l'anse bénéficiera d'un lifting.

Quel est le contexte ?

« Depuis 2012 (date à laquelle a été voté un projet, depuis enterré), le climat n’était pas apaisé », remarque Claude Poder, vice-président à la mer et au littoral. Cette copie du port du Diben était en effet loin de faire l’unanimité.

La démarche initiée pour le nouveau projet à Plougasnou est tout autre. « On a organisé trois ateliers, qui ont chacun regroupé 80 personnes, des plaisanciers, des pêcheurs, des habitants, etc. »

Tout le monde s’est mis autour de la table pour expliquer ses attentes. Cela donne un projet « co-construit » avec les utilisateurs du port, Morlaix communauté et Wiinch (conseil, étude et accompagnement en nautisme et plaisance).

Cette fois-ci, l’investissement n’est plus concentré sur le port. « On a travaillé sur l’ensemble de l’anse du Diben, en essayant de répondre à tous les besoins : plaisance, pêche, tourisme, commerce, animation… » Tout cela en préservant « l’esprit quartier du lieu ». De quoi « réveiller cette belle endormie », glisse Adrien Sanquer (Wiinch), chef de projet du groupement.

Qu’est-il prévu côté port ?

Premier constat : sans digue, pas de port. Et la digue du Diben a sérieusement besoin d’être confortée. Ce sera sans doute l’un des premiers chantiers, estimé à plus de six millions d’euros. « Puisqu’on la conforte, on va aussi l’élargir, et faire un complément de descente de mise à l’eau, indique Claude Poder. Soit la cale actuelle sera doublée, soit cette cale partira du terre-plein du port. » Autre nouveauté : un ponton pour favoriser l’accès à tous les bateaux de pêche, une quinzaine d’unités au Diben.

Concernant le port de plaisance en lui-même, l’idée d’un port en eau profonde avec 500 places, au fond de l’anse, est abandonnée, du moins pour le moment.

Creuser, avec pour conséquence l’envasement, est un investissement considéré trop lourd et peu cohérent avec le contexte économique actuel de la plaisance. À la place, une centaine de places sur pontons, accessibles à partir du terre-plein et échouants.

Dans cette hypothèse, les 250 corps-morts actuels seraient maintenus, mais organisés autrement. Il est enfin prévu un système de navette pour permettre a des plaisanciers de rejoindre leur bouée, ou traverser l’anse.

Et pour les professionnels ?

Sur le terre-plein nord, les pêcheurs auront une zone technique et une maison de la pêche, sur le modèle de ce qui a été fait à Locquémeau, « et qui a bien dynamisé ce port ». Un endroit leur permettant notamment de stocker leur matériel et faire de la vente directe.

Une aire de carénage publique est prévue au Chantier Rolland, au fond de la baie. « Caréner à l’eau de javel dans le port, c’est fini. »

Le terre-plein des viviers serait maintenu dans sa vocation industrielle, mais retravaillé pour le rendre plus attractif. | Photo Ouest-France

Le terre-plein accueillant la maison de la pêche sera pourvu d’environ 1 000 m2 de locaux au total, permettant également de créer une capitainerie, un local pour le club de plongée, un espace associations, un local pour la SNSM et un bistrot ou snack.

Quid de l’aspect touristique ?

C’est peut-être le volet le plus séduisant du projet. À l’image de ce que l’on peut voir à Pornic, la rive est de l’anse pourrait être pourvue « d’un ouvrage sur pieux, type estacade, de 2,50 m de large », détaille Adrien Sanquer.

Le cheminement irait soit jusqu’à Milaudren, soit jusqu’à Rhun Predou, voire jusqu’à l’anse de Trégastel, soit plus d’un kilomètre. | DR

Le cheminement irait soit jusqu’à Milaudren, soit jusqu’à Rhun Predou, voire jusqu’à l’anse de Trégastel, soit plus d’un kilomètre. « Aujourd’hui, le cheminement est derrière les arbres. On modifierait considérablement la perception du lieu. »

L’estacade permettrait de longer la mer, sur la rive est. | DR
 

L'estacade partirait du fond de l'anse, côté est, vers l'anse de Trégastel. | DR

Coût estimé dans la version complète : de trois à quatre millions d’euros. Pour le volet attractivité, on peut aussi citer cette place sur le terre-plein nord qui pourrait accueillir des animations l’été. À noter que dans toute l’anse, les cheminements et stationnements seront revus, pour privilégier les déplacements doux et « libérer les vues sur la mer ».

Quel calendrier ?

En raison du coût global du projet, estimé à 16 millions d’euros, et de contraintes liées notamment à l’occupation d’espaces littoraux, Thierry Piriou, président de l’Agglo, prévient « que ce n’est pas un projet qui se fera en deux ans. On imagine au moins six ans, par étapes ». Mais quelques aménagements seront visibles dès la saison prochaine.

Comment les élus ont-ils reçu ce projet ?

Très bien puisqu’ils ont validé ce schéma d’orientation à l’unanimité. Pour Nathalie Bernard (Plougasnou), « on a réussi un pari pas facile : réunir tout le monde et se mettre d’accord ». Solange Creignou (Saint-Thégonnec) salue « un projet qui répond à plusieurs besoins » et « qui ne défigurera pas l’anse. Au contraire, il valorisera le territoire tout entier ».

Pour Ismaël Dupont (Morlaix), cela pourrait permettre de réduire « le déséquilibre Trégor-Léon en termes d’attractivité ». « C’est simple, pratique et percutant », s’enthousiasme Cathy Lucas (Lanmeur). Agnès Le Brun (Morlaix) ferme le bal : « C’est un projet qui a l’humilité et l’ambition du Trégorrois. »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/port-du-diben-plougasnou-le-nouveau-projet-fait-l-unanimite-6054172

 

Morlaix. Absence de direction : la crèche collective n’est pas autorisée à ouvrir

(Photo d’illustration)
(Photo d’illustration) (Le Télégramme/Monique Kéromnès)

La crèche municipale de Morlaix fait à nouveau parler d’elle. Ce mardi soir, la ville a annoncé sur son compte Facebook qu’elle n’était pas autorisée à ouvrir.

« En raison de l’absence de la directrice et de l’absence soudaine de la directrice adjointe, la crèche collective n’est administrativement pas autorisée à ouvrir. Nous avons conscience des désagréments occasionnés et nous vous remercions de votre compréhension », a communiqué la municipalité.

Vos réactions

michel kerninon 06 Novembre 2018 à 22h48

Décidément Morlaix n'en manque pas une quand il s'agit de gérer le social et l'assistance aux personnes.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-absence-de-direction-la-creche-collective-n-est-pas-autorisee-a-ouvrir-06-11-2018-12126441.php

 

Le conseil en bref

Aéroport de Ploujean. La gestion et l’exploitation de l’aéroport sont déléguées à la CCIMBO jusqu’à fin avril 2021.

Dans son rapport annuel 2017, on constate que le déficit avant subventions de la CCI et de Morlaix communauté (220 000 €) s’est creusé par rapport à 2016 (195 000 €), mais n’arrive pas au niveau de celui de 2015 (373 000 €).

Dans le détail, ce rapport fait apparaître un nombre de mouvements d’avions en hausse. Mais c’est surtout le nombre de passagers qui interpelle. Il est passé de 585 en 2016 à 879 l’an dernier.

Non pas en raison des passagers commerciaux, dont le nombre ne cesse de décroître, mais en raison du nombre de passagers d’affaires qui a bondi de 517 à 822. « Le développement de l’aviation d’affaires est une piste à creuser pour cet aéroport », a réagi Agnès Le Brun.

Dispositif « solidarité inondations entreprises ». Les élus ont validé la mise en place de ce dispositif, créé en partenariat avec la Région et doté d’un fonds de 120 000 €.

Il a pour vocation d’aider les commerçants et artisans indépendants touchés par les inondations du 3 juin dans les communes reconnues en état de catastrophe naturelle.

Le niveau de subvention est limité à 50 % du reste à charge (plancher de 1 000 € HT) supporté par l’entreprise dans la limite de 10 000 € maximum.

SEW. Le conseil a approuvé ce lundi l’attribution de deux subventions à SEW : 300 000 € d’investissement, dans le cadre du démarrage des travaux du futur équipement culturel pluridisciplinaire à la Manu ; 75 000 € au titre du fonctionnement, pour la création d’animations.

Espace aquatique du Pays de Morlaix. Depuis le 1er mars 2017 et jusqu’au 31 décembre 2023, la gestion et l’exploitation de l’équipement sont déléguées à l’UCPA.

Son rapport annuel 2017 fait apparaître une baisse de la fréquentation par rapport à 2016 (121 124 entrées contre 131 070).

Le résultat 2017 est déficitaire à hauteur de 33 000 € contre 10 000 € en 2016.

Installation d’un nouvel élu. Marc Rousic, élu Saint-Martinois, a été installé ce lundi au conseil, en remplacement de Serge Le Pinvidic, vice-président démissionnaire.

La gestion des finances, dont ce dernier était chargé, revient à Thierry Piriou. Qui indique qu’un nouveau vice-président ou un conseiller délégué chargé des finances sera élu lors du prochain conseil, le 17 décembre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/le-conseil-en-bref-06-11-2018-12126412.php

 

Deux prises de parole refusées

Le public était particulièrement nombreux, ce lundi, en début de séance. Et pour cause. De jeunes agriculteurs soutenant le projet d’installation d’un poulailler de plein air de 30 000 poules à Kerlouquet, à Carantec, contre lequel des recours de riverains ont été déposés, avaient demandé à prendre la parole. De même que les membres du collectif Transport Morlaix Sud, qui réclament d’urgence une réunion avec Keolis et Morlaix communauté pour faire un bilan de l’expérimentation des lignes 40 + et 36 +, qui ne leur donnent pas satisfaction.

Ces deux demandes se sont heurtées à un refus catégorique du président Thierry Piriou. Dans le premier cas, il a estimé que les agriculteurs et les riverains (qui étaient absents mais avaient aussi fait une demande de prise de parole) étaient chacun dans leurs droits, et que c’était à la justice de trancher. « Le conseil communautaire n’est pas un tribunal », a-t-il souligné, estimant que « ce qui pose problème, c’est la durée de traitement du contentieux ». Dans le second cas, il a indiqué que « le bilan de l’expérimentation (était) en train d’être finalisé ». Conscient qu’il lui faut travailler sur la mobilité durable, tout particulièrement en zone rurale, il a précisé qu’un calendrier de réunions, dont une avec le collectif, sera bientôt fixé.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/deux-prises-de-parole-refusees-06-11-2018-12126410.php

 

Port de Morlaix. « Ça n’est plus possible ! »

Malgré l’obtention label « port propre », il n’est pas rare de constater des détritus dans le port de Morlaix.
Malgré l’obtention label « port propre », il n’est pas rare de constater des détritus dans le port de Morlaix.

Le rapport d’activité 2017 de la CCIMBO, concessionnaire du port de Morlaix jusqu’en 2029, fait apparaître une baisse d’1 % du nombre de bateaux de passage et de 6 % du nombre de jours d’escale par rapport à 2016. Le nombre d’abonnés, lui, est en augmentation de 4 %. Malgré une hausse des tarifs, l’exercice 2017 est déficitaire de 62 000 €. Ce déficit est le plus important depuis la prise de compétence en 2008. L’accumulation des déficits depuis l’origine du contrat de concession atteint près de 500 000 €. Leur financement est assuré par une avance de trésorerie du siège de la CCI qui atteint 789 000 € en 2017.

Mais ce qui agace le plus Agnès Le Brun, c’est l’aspect régulièrement « dégoûtant » du port de Morlaix, qui joue selon elle sur la baisse de fréquentation. « Si on veut faire de ce quartier un vrai quartier de ville, il faut s’y intéresser réellement. Au-delà du serpent de mer qu’est le désenvasement, l’entretien n’est pas au niveau. C’est pourtant une chance d’avoir un port en ville. Il faut prendre le taureau par les cornes ; ça n’est plus possible ! »

Thierry Piriou a abondé, expliquant qu’il avait lui-même constaté l’état de saleté du port et fait part à la CCI de sa « non-satisfaction ».

Le port de Morlaix bénéficie pourtant du label « port propre ». Il compte une vingtaine de bateaux habités à l’année. Selon le conseil de port, un ou plusieurs propriétaires jetteraient occasionnellement le contenu de leurs poubelles par-dessus bord. Mais ils ne seraient les seuls responsables de cette situation.

Vos réactions

michel kerninon 06 Novembre 2018 à 22h52

Personne ne peut être ravi de mouiller sa quille dans des eaux aussi peu ragoûtantes.
Même pour hiverner surtout à ces tarifs.
A moins d'être totalement maso ou d'avoir un bateau en panne.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/port-de-morlaix-ca-n-est-plus-possible-06-11-2018-12126405.php

 

Port du Diben. Un projet à 15 M€

Le principal chantier au pôle portuaire du Diben sera le renforcement de la digue.
Le principal chantier au pôle portuaire du Diben sera le renforcement de la digue. (Philippe Bescond)

Principal point à l’ordre du jour du conseil de Morlaix communauté, lundi soir, le schéma d’orientation pour le site portuaire du Diben, à Plougasnou, a été voté à l’unanimité. Évolutif et consensuel, le projet pourrait mettre une décennie à voir le jour, en fonction des options choisies. Le coût, lui, est estimé à 15 M€ dans la fourchette haute.

Qu’on se le dise, le projet de port pharaonique élaboré en 2012 pour le Diben a bel et bien été jeté aux oubliettes. Au regard des vagues suscitées par les nombreux opposants, Morlaix communauté a remis l’ouvrage sur le métier. Ce lundi soir, Claude Poder, vice-président en charge de la mer, du littoral et des équipements communautaires, Pierre Legendre, chef du service mer et littoral, ainsi qu’Adrien Sanquer, du cabinet Sémaphore, ont présenté en conseil un schéma d’orientation qui fait l’unanimité. Tant chez les élus, qui l’ont voté comme un seul homme, que du côté des usagers, qui jugent que l’esprit du Diben est conservé.

Une démarche de co-construction. Pour calmer les tensions et repartir du bon pied, dans le cadre du projet de territoire communautaire « Trajectoire 2025 », qui a acté la nécessité de créer au Diben un port attractif, accessible, et répondant aux nouvelles demandes de services des usagers, dans le respect de l’environnement, Claude Poder et son équipe ont remis tout le monde autour de la table. Depuis juillet 2017, des ateliers réunissant l’ensemble des usagers du port, des pêcheurs aux riverains, en passant par les plaisanciers, les commerçants, les associations environnementales ou encore les institutionnels, ont permis de déterminer comment chacun imaginait le site en 2040. De nombreuses idées en sont sorties, parfois utopiques. Mais chacun a eu la parole. Et le schéma présenté lundi est la synthèse de ces réunions auxquelles plus de 200 acteurs ont participé. Il s’agit d’un « livre de chevet qui fournit une vision et des orientations », a expliqué un Adrien Sanquer qui estime qu’au Diben, « la baie endormie » va enfin se réveiller.

Les chantiers au port. Il en est un qui est indispensable : la sécurisation de la digue, qui sera élargie et rehaussée pour environ 6,2 M€. Autre impératif : la création d’une aire de carénage publique en fond de baie.

Pour le reste, une nouvelle cale de mise à l’eau sera créée, de même qu’un ponton pêche. Les 350 corps-morts seront conservés, auxquels viendront s’ajouter une centaine de places sur des pontons échouants. Le projet étant évolutif, les architectes de ce projet se gardent l’opportunité de créer à terme un port à flot (en eau profonde ou avec seuil) de 300 places, si toutefois le marché de la plaisance venait à repartir. Il n’est pas financé en l’état.

Afin de créer un terre-plein moderne et dynamique, un bâtiment de 1 000 m2 devrait voir le jour, derrière une grande place avec vue sur mer. Il comprendra une maison de la pêche, un pôle des services portuaires (capitainerie et associations) et un endroit dédié à l’accueil touristique et à la restauration. Un parking pourrait être construit sur le terrain privé situé un peu plus haut.

Les autres travaux. Le schéma d’orientation prévoit aussi d’intervenir sur le terre-plein des Grands Viviers, de manière « légère », en gardant sa vocation économique : sécurisation de l’itinéraire piéton GR34, marquage au sol, requalification artistique des façades, refonte du parking existant, création d’un belvédère…

Idem au fond d’anse, où l’enjeu est la sécurisation des piétons et des cyclistes, afin de leur redonner une place prépondérante. Il est prévu de mettre en valeur l’arrivée sur l’anse en élaguant des arbres, d’élargir les trottoirs ou d’agrandir la zone limitée à 30 km/h.

À terme, il sera même possible de faire le tour de l’anse à pied ou à vélo si le projet d’estacade est retenu. Il s’agirait de construire une promenade en bois sur pilotis qui irait du fond de l’anse jusqu’à Rhun Pridou, voire l’anse de Trégastel (4 M€).

Coût et calendrier. Si tout est réalisé, le budget pourrait atteindre les 15 M€. Comme pour le pôle d’échanges multimodal de la gare de Morlaix. Mais de l’aveu même de Thierry Piriou, il faudra peut-être une décennie pour mener à terme ce projet d’envergure à tiroirs. Certaines opérations sont simples à réaliser ; d’autres, au regard de la loi littoral, seront plus complexes. Mais l’idée est de passer le plus vite possible à l’opérationnel. Peut-être dès l’été prochain. « Enfin, on y arrive, a soufflé Nathalie Bernard, maire de Plougasnou. Ce schéma donne envie. Je n’ai que des retours positifs ». Et d’ajouter que sa commune prendra toute sa part dans ce projet unanimement salué par ses collègues (comme l’a été Claude Poder pour son travail). « Pragmatique et réaliste » pour les uns ; « simple et pratique comme le sont les Trégorrois » pour d’autres, ou encore « humble et ambitieux ». « L’histoire commence maintenant ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/port-du-diben-un-projet-a-15-meur-06-11-2018-12126404.php

 

6 novembre 2018

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

Conseil communautaire de Morlaix-Co du 5 novembre 2018 : Photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel par Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche

 

C'était hier, lundi 5 novembre 2018, le Conseil Communautaire, de Morlaix-Communauté à la CCI de Morlaix.

Une trentaine de membres du collectif pour le développement du transport en commun dans le secteur sud de Morlaix-Communauté (Plourin, Plougonven, Le Cloître) étaient présents pour manifester leur mécontentement face aux insuffisances et incohérences des moyens proposés pour les deux lignes expérimentales nouvelles (fréquences et correspondances insuffisantes, absence de service le samedi pour la ligne 36+, service flexo peu utile pour Le Cloître, aucun service sur l'axe Le Pillion-rue Guy Le Normand et rues adjacentes, pourtant de plus en plus peuplés) et le manque de contact direct de l'exécutif de Morlaix-Communauté avec le collectif depuis l'ouverture de ces lignes, alors que la promesse avait été faite d'une rencontre pour faire un bilan d'étape et les réajustements nécessaires. 

Le collectif, qui s'investit depuis deux ans pour une offre de transport en commun digne de ce nom sur le secteur sud de Morlaix, s'appuie sur l'expérimentation par la mairie de Plourin six samedis matin en juin et début juillet de mini-bus à trajets fréquents, avec un très grand succès, qui l'amène à demander une ligne 36+ renforcée avec un passage toutes les heures le mercredi et le samedi toute la journée, un service renforcé pour le Cloître ces deux mêmes derniers jours passant par Le Pillion et la rue Guy Le Normand, un départ de ligne pour St Eutrope et la route de Callac à Morlaix au bourg de Plougonven plutôt qu'à Plouigneau, avec une fréquence renforcée, des points d'arrêt plus nombreux (éléments de revendications tirés du communiqué du collectif).

Le collectif avait demandé la parole en début de conseil mais Thierry Piriou, le président de l'agglomération, l'a refusé. Hervé Penven pour le collectif a regretté ce refus, alerté sur le manque de contact avec Morlaix-Communauté depuis le début de l'expérimentation, l'absence de réponses aux courriers.

Guy Pennec, maire de Plourin, a pris la parole pour soutenir les revendications du collectif Transport et demandé à ce que Morlaix-Communauté se saisisse sérieusement avec le délégataire Kéolis du dossier de la mobilité en milieu rural.

Christian Le Manac'h (Plouégat Guérand) a plutôt défendu le statut quo tant que des communes de la communauté d'agglomération, dont la sienne, ne seraient pas desservies par le transport en commun.  

Pour ma part, j'ai rappelé qu'une occasion avait été ratée au moment du renouvellement de contrat DSP de tout remettre à plat avec un projet ambitieux pour le développement du transport en commun péri-urbain (un projet précis élaboré par le Front de Gauche en 2014 avait été remis au vice-président transport d'alors), et la création de plusieurs nouvelles lignes pour favoriser la mobilité à partir des bourgs autour de Morlaix, pour les jeunes et les personnes âgées, l'accès de tous aux services centraux, le soutien au pouvoir d'achat, compte tenu de la cherté des voitures et des carburants, la prise en compte des enjeux d'avenir en matière de lutte contre le réchauffement climatique, contre l'enclavement des zones péri-urbaines et rurales. J'ai affirmé qu'on ne pouvait s'en tenir à une approche comptable sur les transports car les familles aussi comptaient actuellement un renchérissement de la facture liée au carburant, aux transports. Que ce devait être une cause d'intérêt général prioritaire. Qu'il fallait que Morlaix-Communauté examine dès aujourd'hui les demandes fondées et appuyées sur des attentes sociales du collectif et plus largement, car il ne s'agit pas d'opposer les besoins des uns à ceux des autres, les possibilités d'un développement véritable des transports péri-urbains d'usage quotidien sur l'ensemble du territoire de Morlaix-Communauté de manière à préparer l'entrée en place d'un nouveau réseau à la fin du contrat actuel avec le délégataire Kéolis.  J'ai dit aussi que l'expérimentation de lignes de bus nouvelles, pour être probante, devait s'accompagner de conditions d'utilisation (fréquences, jours d'ouverture de la lignes) et d'une durée suffisante qui encourage l'utilisation du bus comme alternative à la voiture individuelle ou possibilité alternative pour ceux qui n'en ont pas l'usage. Sans moyens suffisants, sans offre attractive, on condamne l'expérimentation, et ce peut même être une stratégie. Il faut que la proposition par son caractère pratique et bien pensé, avec des moyens suffisants pour être attractive pour les usagers, rentre peu à peu dans les usages. Ce qui ne peut être le cas aujourd'hui compte tenu notamment du manque de liaisons le samedi, du trop petit nombre de trajets aller-retours, des incohérences du trajet.

Mon intervention et celle de Guy Pennec ont été saluées par les membres du collectif Transports présents dans la salle, avant qu'ils ne quittent le conseil communautaire.

Agnès Le Brun a ensuite demandé à ce que l'on puisse entendre les Jeunes Agriculteurs présents dans la salle au début du Conseil Communautaire et qui avaient demandé une prise de parole à Thierry Piriou, comme d'ailleurs les opposants, représentant de 26 requérants ayant fait un recours et de 1300 pétitionnaires, au projet de poulailler à Carantec (30 000 poules, élevage décrit comme de plein air) qu'ils défendent, également présents. Thierry Piriou a justifié le fait de refuser la parole aux uns et aux autres, qui l'avaient demandé, en disant que l'instance communautaire n'était pas un tribunal, qu'on ne pourrait maîtriser les échanges s'ils venaient à s'envenimer, et que ce n'était pas le rôle de l'instance communautaire pour organiser un débat sur ce sujet, qui n'est pas de sa compétence, mais il a regretté le délai d'instruction des contentieux en justice qui peuvent enterrer des projets industriels et agricoles qui répondent à une logique économique et remplissent les conditions légales pour être mis en œuvre.   

La CGT de Morlaix-Communauté était présente aussi à l'entrée du Conseil pour alerter sur la remise en cause des aménagements de travail pour un agent dont le fils est handicapé, autiste, et qui a besoin de se rendre fréquemment à des rendez-vous médicaux.

Le Conseil de Communauté a installé un nouvel élu en remplacement de Serge Le Pinvidic, Marc Rousic, adjoint à St Martin des Champs. Le nouveau vice-président aux Finances sera élu mi-décembre probablement.

Je suis intervenu, indépendamment de cette intervention liminaire sur les transports en commun:

- Sur le fond de concours de 40 000€ attribué à la commune de Plouigneau pour l'aménagement d'une maison de santé pluri-disciplinaire (coût global de 466 826€) sur l'emplacement de l'ancienne perception en faisant référence aux débats qui avaient animé le conseil municipal de Plouigneau, avec notamment les interventions de mon camarade Roger Héré. J'ai voté la délibération qui comprenait aussi des fonds de concours pour l'aménagement d'un cabinet infirmier au bourg de Botsorhel (fonds de concours de 5470€) et l'aménagement d'une place publique au centre bourg de Botsorhel (fond de concours de 11 116€) tout en indiquant des réserves sur l'efficacité du projet, les centres de santé, par lesquels les collectivités salarient directement les professionnels de santé, étant plus adaptés pour fidéliser le personnel médical, grâce à des possibilités qu'ils offrent de prendre en compte leurs nouvelles demandes d'équilibre entre les temps de travail et temps de vie personnelle et familiale, les demandes de temps partiels, liées aussi à la féminisation de la profession et aux nouvelles attentes des médecins et professionnels de santé. Agnès Le Brun est allée dans mon sens en disant que les centres de santé et dispensaires sont regardés actuellement sous un jour très favorables au regard des expériences concluantes dans l'association des maires de France, quand les maisons de santé constituent parfois des investissements publics à fonds perdus, à défaut de professionnels intéressés sur la durée pour y travailler. J'ai demandé, Thierry Piriou aussi, à ce qu'on puisse organiser et travailler un portage collectif, intercommunal, voire communautaire, des projets de maisons ou de centre de santé.

- Je suis aussi intervenu sur la présentation du projet d'aménagement de l'anse du Diben et de renforcement du port actuel par un réaménagement des espaces bâtis et du terre-plain, un renforcement et sans doute un élargissement de la digue, un projet associant toutes les dimensions d'utilisation du site et ses potentialités (pêche, industrie avec les viviers, chantiers navals, promenade, plaisance, tourisme) sans parier sur un nouveau développement improbable de la plaisance, un projet pragmatique construit en faisant discuter tous les acteurs, de manière participative, conçu pour être polyvalent et ouvert sur l'avenir, ne dénaturant pas le paysage, sans impact sur la bio-diversité, partant de toutes autres présupposés et d'une ambition bien plus modeste et raisonnable, mais aussi contemporaine, que le projet de port à flot voté à la fin des années 2000 mais finalement jamais mis en œuvre, suite notamment aux dernières municipales à Plougasnou.  Le pari du projet n'est pas d'augmenter le nombre de bateaux de plaisance mais d'offrir à des plaisanciers qui tendent à vieillir plus de confort et de sécurité, un meilleur niveau de service, et de renforcer aussi le support des activités de pêche. Nouveau ponton pour les bateaux de pêche professionnels qui va évoluer en fonction des hauteurs d'eau, travaux sur la digue, mise en place de pontons échouants, sécurisation des annexes et des mouillages, rationalisation des carénages, sont les options retenues. Mise en place possible d'une maison de la pêche et des pêcheurs, amélioration de la capitainerie, restauration rapide pourraient accompagner ce projet s'il est déclaré faisable. Un projet global à 10 millions d'euros environ, dont la plus grande somme sera engagée pour maintenir le caractère portuaire du site, et renforcer la digue, dont la préparation basée sur la participation des intéressés, y compris ayant des avis divergents par le passé, a été conduite par Claude Poder, les services de Morlaix-Communauté, et un cabinet d'étude, et qui a été voté à l'unanimité. J'ai salué le changement de paradigme par rapport au projet initial de port au Diben, très coûteux et un tantinet pharaonique, disproportionné par rapport à l'évolution des usages de la plaisance, non dénué d'impact environnemental et sur le paysage, j'ai défendu ce renforcement d'un pôle d'attractivité actuellement très sous-exploité dans le Trégor, pour rééquilibrer le rapport au côté léonard de la baie de Morlaix, sinon à la côte du Sud-Bretagne, avec un investissement qui peut avoir des impacts plus larges sur le secteur est de Morlaix-Communauté.  Un projet qui respecte l'originalité de la côte du Trégor, son cachet, comme la biodiversité, les équilibres marins, qui ne vise pas non plus l'investissement immobilier à tout prix...

- Je suis intervenu aussi dans le débat sur la présentation du rapport d'activité 2017 de la CCI MBO pour  l'exploitation du port de Morlaix, DSP très largement déficitaire, et dont la conduite n'a pas été jugée tout à fait satisfaisante par Thierry Piriou, Marc Madec, et Agnès Le Brun, pour revenir et contredire les propos d'Agnès Le Brun culpabilisant les gens qui vivent à l'année sur les bateaux et les rendant en partie responsables, avec les jeunes qui font la fête et l'envasement, de la "saleté" chronique du port de Morlaix. J'ai dit qu'il ne fallait aucun cas généraliser et que les propriétaires des bateaux étaient des habitants légitimes du port et de Morlaix. J'ai aussi, prenant l'exemple de Vannes, où le quartier du port a été considérablement dynamisé depuis 15 ans, mis en avant le potentiel sous-exploité du port de Morlaix comme prolongement du centre-ville, lieu de vie sociale et touristique, avec des tas de choses à penser: cheminements doux, pour les vélos, food trucks, guinguettes, animations, expositions, jeux pour enfants, espaces de convivialité, voire skate park.. 

compte rendu non exhaustif par Ismaël Dupont - 6 novembre 2018   

Merci à Pierre-Yvon Boisnard pour ses photos et son travail constant de couverture de la vie politique et sociale locale.   

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/2018/11/conseil-communautaire-de-morlaix-co-du-5-novembre-2018-photos-de-pierre-yvon-boisnard-et-compte-rendu-partiel-par-ismael-dupont-elu

 

Thomas Guénolé. « Morlaix, une ville emblématique »

Candidat aux élections européennes pour la France Insoumise en mai prochain, Thomas Guénolé, aussi professeur à l’Université de Bretagne Occidentale depuis cette année à Brest, débarque à Morlaix ce jeudi 8 novembre. D’abord en dédicace à la librairie Dialogues avant d’animer une soirée publique à Plourin-lès-Morlaix. Interview.
Thomas Guénolé, pourquoi avoir choisi Morlaix pour organiser cette soirée d’échanges et de débats ?

« Morlaix est emblématique en Bretagne par rapport à la thématique que nous souhaitons aborder pour cette soirée à savoir la casse des services publics. Le tribunal a fermé, l’hôpital et La Poste sont aussi touchés. Tout ça a une cause commune : la politique d’austérité budgétaire voulue par l’Union Européenne. C’est un symbole de commencer par Morlaix qui est une ville particulièrement touchée par la casse sociale, économique et humaine ».

Vous êtes candidat de la France Insoumise pour les élections européennes en mai prochain. Comment va s’organiser localement la campagne ?

« Et bien, on a déjà la particularité de commencer la campagne européenne avant même notre conférence de presse officialisant son lancement (rires). L’idée, c’est de partir des problèmes auxquels sont confrontés les Bretons puisque leur racine même vient de la construction européenne dans sa forme actuelle.

Les électeurs ne veulent pas de débats hors-sol : nous voulons donc raccrocher les thématiques locales aux enjeux européens. Nous avons l’intention de décliner ces soirées d’échanges à un rythme mensuel : après Morlaix, il y aura le thème de la santé qui sera abordé à Saint-Brieuc par exemple, puis celui des retraites…

En tant que référent de la France Insoumise sur la région, mon rôle est aussi de coordonner l’effort militant collectif, de transformer les îlots de militantisme en archipels. Nous mettons déjà en œuvre des actions locales comme les déboulés et un espace numérique insoumis breton verra prochainement le jour ».

Peut-on vous imaginer en tant qu’élu européen d’ici quelques mois ?

« Il faut d’abord savoir qu’il n’y a désormais plus de liste selon les zones géographiques mais une liste nationale. J’estime que nous avons un socle électoral autour des 12 %, ce que confirment les derniers sondages. Je n’apprécie pas parler de ma situation personnelle, mais disons que je suis un candidat charnière. Je ne saurais peut-être que le lendemain des élections, selon les résultats précis, si je suis élu ou pas ».

Vous avez parfois été tancé au sujet de votre militantisme par rapport à votre profession de politologue. Qu’est-ce que vous répondez à ces critiques ?

« La prétendue neutralité axiologique est un concept de Max Weber… qui était lui-même professeur et militant politique ! L’idée que quand on est enseignant ou chercheur, on n’a pas le droit d’être militant est une chimère. Pour ma part, je distingue toujours les deux : mes activités d’enseignement sont totalement apolitiques. D’ailleurs, ça ne dérange absolument pas mes étudiants et ce sont souvent eux qui ont tendance à me demander mon opinion sur tel ou tel sujet, ce à quoi je leur réponds que ce n’est pas mon rôle en tant qu’enseignant (sourire) ».

L’école de la France Insoumise a été lancée en février, vous en êtes coresponsable : de quoi s’agit-il ?

« Lorsque j’ai décidé de me mettre à disposition du mouvement de la France Insoumise, on m’a proposé de me charger de la formation politique des militants. Cette école est 100 % numérique avec des contenus audiovisuels réguliers. On peut y trouver des cours, d’une durée moyenne de 2 h, ou des tutoriels. Ces derniers sont entièrement consultables en ligne. L’ambition, c’est que les gens ne récitent pas mais puissent reconstruire, s’approprier et exprimer un raisonnement sur les thèmes que nous abordons. Cette école de la France Insoumise n’est pas un format fermé : c’est en quelque sorte une université populaire ».

Après les Européennes, en 2019, il y a les élections municipales en 2020. Dans un coin de la tête ?

« Beaucoup de formations politiques pensent déjà à cette échéance. Selon moi, c’est une erreur. Les scores des forces politiques lors des Européennes vont enclencher une dynamique pour la suite. Il est donc particulièrement important de s’y investir et c’est la réflexion que nous menons ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/thomas-guenole-morlaix-une-ville-emblematique-06-11-2018-12126347.php

 

6 novembre 2018

Ça y'est, on y est!

http://goutal.over-blog.com/2018/11/ca-y-est-on-y-est.html

 

Ouest-France

Plougasnou. C’était l’époque du petit train Morlaix-Primel

Publié le 06/11/2018

Le petit train, mis en service en 1912. | DR

L’association Patrimoine de Plougasnou (Finistère) propose, vendredi 9 novembre, une conférence sur le petit train qui reliait Primel-Trégastel à Morlaix, au début du XXe siècle. Photos anciennes et actuelles permettront de se plonger dans cette époque.

L’association Patrimoine de Plougasnou (Finistère) proposera, vendredi 9 novembre, une conférence sur le petit train qui reliait Morlaix à Primel-Trégastel au début du XXe siècle.

Jean Quinquis, collectionneur, présentera un diaporama illustré de photos et cartes postales de l’époque de la mise en service du train, en 1912, jusqu’à la fermeture de la ligne en 1934.

Des photos actuelles permettront de redécouvrir l’itinéraire qu’empruntait la ligne ferroviaire. Par ailleurs, le petit train contribua au développement balnéaire de Primel-Trégastel, dont huit hôtels, qui seront présentés lors de la conférence.

Vendredi 9 novembre, à 10 h, salle municipale de Plougasnou. Entrée libre.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougasnou-29630/plougasnou-c-etait-l-epoque-du-petit-train-de-morlaix-primel-6053563

 

Ouest-France

Pierre Le Gall expose une Bretagne pleine d'humour

Publié le 05/11/2018

Pierre Le Gall expose ses instantanés cocasses à l'espace An Dour Meur. |

Invité pour le festival Gouel Bro de Dañs Treger, Pierre Le Gall a accroché une trentaine de photos représentant « La Bretagne en flagrants délires » dans le hall de l'espace An Dour Meur.

L'occasion pour l'artiste de présenter des Bretons sur le vif, dans des situations cocasses, comme ces bonnes soeurs jouant au foot sur une plage de Saint-Jean-du-Doigt. Lauréat du prix de Niécpe en 1972, celui que Doisneau surnommait l'homme invisible parvient, par sa discrétion, à saisir les instants du quotidien, dans lesquels l'humour est toujours au rendez-vous.

Pierre Le Gall n'a jamais voulu vivre de cette passion. « Cela m'aurait enfermé dans des critères professionnels imposés. J'ai préféré enseigner la philosophie, tout en gardant la photographie pour mes loisirs », confie-t-il.

Il a édité une trentaine de livres rassemblant ses oeuvres.

Dimanche 11 novembre, il sera présent pour des dédicaces au salon du livre, organisé à l'espace An Dour Meur.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plestin-les-greves-22310/pierre-le-gall-expose-une-bretagne-pleine-d-humour-6054606

 

Ouest-France

Glomel. 40 personnes répondent à l'Appel des coquelicots

Publié le 05/11/2018

Une quarantaine de manifestants contre les pesticides étaient devant la mairie, vendredi, de 17 h 30 à 19 h 30. |

Vendredi, en début de soirée, devant la mairie, une quarantaine de personnes qui répondaient à « L'Appel des coquelicots » se sont rassemblées pour dire non à l'usage des pesticides. Dans une ambiance paisible en musique et en chansons, les participants ont partagé un verre de l'amitié devant un buisson tapissé de fleurs.

« L'appel des coquelicots » est un mouvement mis en oeuvre par l'association de Fabrice Picolino « Nous voulons des coquelicots ». « On se réunit le premier vendredi du mois, pour montrer notre opposition à l'utilisation des pesticides, qui détruisent la biodiversité de manière alarmante, empoisonnent les sols et l'eau, provoquent des maladies mortelleet menacent l'existence de l'homme »,rappellent les organisateurs du rassemblement.

Et d'ajouter : « Ceux qui utilisent des pesticides doivent savoir qu'il existe des alternatives. La situation est inacceptable. »

Vendredi 7 décembre, prochain rassemblement devant la mairie.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/glomel-22110/40-personnes-repondent-l-appel-des-coquelicots-6054439

 

Ouest-France

Dans les Monts d’Arrée, les coquelicots fleurissent aussi

Publié le 05/11/2018

Le mouvement Coquelicot prend aussi racine à Saint-Rivoal, illustré ici par la manifestation de vendredi.

Le mouvement Coquelicot prend aussi racine à Saint-Rivoal, illustré ici par la manifestation de vendredi. | RENARD

Ils étaient une trentaine à se réunir dans la commune, vendredi soir. Leur objectif est de se bouger pour lutter contre les pesticides. Ils s’organisent pour revenir chaque mois.

Ils continueront tous les premiers vendredis de chaque mois. Vendredi soir, les militants de "Nous voulons des coquelicots" étaient encore plus d’une trentaine à se rassembler devant la mairie.

« Qu’il vente, pleuve, neige, fasse chaud ou froid, qu’importe, nous donnons rendez-vous à ceux qui veulent que cela bouge pour qu’il n’y ait plus de pesticides », confirme Clarys.

« Et s’il n’y avait que les pesticides… Quand on pense à tous ces plastiques partout, il paraît même qu’on en a tous dans l’estomac », s’indigne une dame.

Parmi les militants, certains étaient venus de Châteaulin, Pleyben ou encore La Feuillée. « Il n’y a rien de prévu dans notre commune, nous sommes venus au plus près », confient-ils. « Le mois dernier il y avait aussi des gens de Brasparts, mais ce soir, ils se retrouvent devant la mairie de leur commune », souligne Clarys.

« Informer le public sur les dangers »

Les uns et les autres avaient apporté de quoi se restaurer, et la chance était avec les manifestants, puisqu’une salle était libre pour les accueillir. Le thermomètre indiquait 4 °C, un peu frais pour pique-niquer sous les lampadaires…

« Ce soir, nous avons invité Pierre-Yves Lebon et Agathe Le Franc. Ils viennent nous parler du club CPN, Connaître et protéger la nature, qu’ils viennent de créer. Chaque vendredi Coquelicot, nous proposerons des rencontres différentes pour informer le public sur les dangers des pesticides, et la nécessité de leur éradication. »

Ils sont tous les deux biologistes et sont installés dans la commune depuis trois ans. Ils ont décidé, avec plusieurs habitants, de partager leurs connaissances et découvertes sur la nature.

Des ateliers thématiques

« Le club se retrouvera régulièrement tout au long de l’année, autour de ballades découvertes, sorties botaniques, ornithologiques, affûts ; d’ateliers thématiques, fabrication de nichoirs à oiseaux, gîte pour la faune sauvage ; de chantiers participatifs, arrachage de plantes envahissantes ; de conférences, présentation d’une espèce ou d’un groupe d’espèce, intervention de spécialistes, précisent Agathe Le Franc et Pierre-Yves Lebon. Le club s’adresse à tous, aux petits comme aux grands, aux curieux et amoureux de nature, à tous ceux qui souhaitent connaître un peu mieux la nature qui les entoure, car on ne protège bien et que ce que l’on connaît bien ».

Vendredi 7 décembre, prochains rendez-vous Coquelicot à Brasparts et à Saint-Rivoal, à 18 h 30, devant la mairie. Contacts : Clarys pour les Coquelicots à Saint-Rivoal 06 89 57 83 89 ; Agathe Le Franc pour le club Connaître et protéger la nature : 06 67 29 34 35 ou lavalleedurivoal@yahoo.fr

https://www.ouest-france.fr/bretagne/chateaulin-29150/dans-les-monts-d-arree-les-coquelicots-fleurissent-aussi-6052679

 

Ouest-France

Morlaix vu par… Mikaël Euzen, directeur du Roudour

Publié le 05/11/2018

Le directeur du pôle culturel du Roudour, Mikaël Euzen. | PHOTO OUEST-FRANCE

Chaque lundi, une personnalité du monde culturel, sportif, économique… raconte « son » pays de Morlaix. Le directeur du Roudour, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), aime les pizzas, le cairn de Barnenez, mais pas les bananes.

Mikaël Euzen, directeur du Roudour, à Saint-Martin-des-Champs (Finistère), livre ses coups de coeur sur Morlaix et son pays.

Un restaurant

L’Opera e Pupi.

« Nous avons la chance d’avoir, rue du Fil, un des meilleurs restaurants italiens de la région. Alla Valtellinese, Al Frutti Di Mare, Alla Parmigiana… Je sais que c’est déconseillé d’abuser des pizzas mais je pourrais facilement en déguster une ou deux par jour. Heureusement pour moi, le restaurant affiche souvent complet. »

Un livre

Un essai intitulé « Effondrement ».

« C’est un essai de Jared Diamond sur le thème « comment les sociétés décident de leur disparition et de leur survie ». J’ai découvert cet ouvrage en 2008. L’auteur aborde l’histoire de nombreuses civilisations disparues ou miraculées. Les sujets abordés sont malheureusement d’actualité si l’on en croit le dernier rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) : dommages environnementaux, changement climatique, guerres commerciales. Mais à la fin, on y apprend que rien n’est inéluctable et que l’avenir ne dépend que de nous ! »

Une balade

Le cairn de Barnenez.

« Si j’évoquais précédemment les civilisations anciennes, le cairn de Barnenez est un excellent point de départ pour de nombreuses balades. J’adore l’atmosphère de cette principauté et cet endroit nous offre les plus belles vues de la baie de Morlaix. »

Un coup de gueule

Les bananiers.

« Il y a quelques jours, j’ai traversé Morlaix avec des artistes qui se produisaient au Roudour. Ils ont trouvé l’architecture intéressante et l’ambiance très sympathique. Nous avons discuté de la maison à Pondalez, du viaduc, de la manufacture, du port… J’ai su répondre à quelques questions jusqu’au moment où ils m’ont interrogé sur l’omniprésence des bananiers dans le centre-ville et leur signification au niveau local. Est-ce un premier signe du réchauffement climatique annoncé par le Giec ? »

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-vu-par-mikael-euzen-directeur-du-roudour-6052721

 

Une grève de la faim pour mieux soutenir son fils autiste

Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.
Anthony Valente, employé à la collecte des déchets de Morlaix communauté.

« Tu dois choisir entre ton travail et ton fils ». C’est par ces mots qu’une ancienne cadre de Morlaix communauté aurait répondu aux demandes d’Anthony Valente, employé à la collecte des déchets. Depuis 2012, il réclame un accord écrit de son employeur pour entériner un planning aménagé afin de pouvoir s’occuper de son fils Merlin, diagnostiqué autiste. Sans réponse, il a entamé lundi une grève de la faim.

Pour se préparer à cette grève qu’il espère brève, Anthony Valente est allé se renseigner sur Internet : « Ceux qui parviennent à tenir longtemps conseillent de boire de l’eau sucrée ». Installé dans une petite caravane de la CGT en face du siège de Morlaix communauté, il considère ce mode opératoire comme « un dernier recours ».

Un rendez-vous par jour pour son fils

Son fils Merlin est autiste. Chaque jour, il a rendez-vous chez un spécialiste différent : orthophoniste, orthoptiste ou éducateur. Quand Anthony Valente apprend le diagnostic, il demande à Morlaix communauté de lui accorder un horaire aménagé fixe, lui laissant tous les mercredis et samedis libres, afin qu’il puisse anticiper les rendez-vous de son fils. Sa demande est acceptée mais il est alors transféré dans une autre équipe, au sein du service déchetterie. L’accord n’est alors qu’oral, il demande qu’il soit confirmé par écrit, depuis six ans. « Chaque année, c’est la même chose, mon planning est validé par la direction en janvier mais on me met la pression en septembre », tonne-t-il.

Actuellement, il ne sait pas s’il pourra conserver ses deux jours disponibles en janvier prochain. Anthony Valente dit aussi « subir des pressions de la part du service des ressources humaines de la collectivité, qui sollicite l’avis de ses collègues sur son planning de travail ». « Je ne comprends pas pourquoi mes collègues, qui ne vivent pas le handicap de mon enfant au quotidien, doivent donner leur accord pour mon planning ». « Anthony est en situation de détresse. Il demande juste un papier signé ! Tous les collègues le soutiennent », affirme Marc Corbel, représentant syndical à Morlaix communauté.

« Une situation particulière… et 200 personnes à gérer », soutient la direction

Morlaix communauté affirme travailler en ce moment sur la situation d’Anthony Valente. Brigitte Hévin, directrice des ressources humaines, dit hériter d’un dossier ancien, traité au départ par des acteurs qui ne font désormais plus partie de la collectivité. Elle ajoute que le cas d’Anthony Valente est un cas particulier, et que la collectivité doit gérer 200 autres employés.

Vincent Martin, directeur général adjoint de Morlaix communauté, soutient que cette grève de la faim survient stratégiquement, à l’approche des élections professionnelles : « C’est un coup médiatique de bon aloi en préparation des élections », affirme-t-il.

 

14-18. Foch et Weygand, deux Bretons d’adoption

Foch et Weygand à Ploujean.
Foch et Weygand à Ploujean. (Document DR)

À l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918, les élèves de 3e A du collège des Quatre-Vents de Lanmeur se sont mués en petits reporters de guerre. Au cours de leurs recherches, ils ont découvert que Foch et Weygand, deux héros de la Grande Guerre, avaient des attaches morlaisiennes.

« Les environs de Morlaix, et plus particulièrement Ploujean, ont connu un grand nombre de généraux dont certains ont eu entre les mains le sort de leur pays. La côte du Finistère était souvent un refuge, un lieu de repos loin des armes et de la capitale », explique Daniel Appriou, dans « L’Histoire au coin de la rue, Morlaix et sa région ». Foch et Weygand en font partie.

Un héros national à Morlaix

Ferdinand Foch est né le 2 octobre 1851 à Tarbes et mort le 20 mars 1929 à Paris. Général puis maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, il a assuré le commandement en chef des forces alliées sur le front de l’ouest durant la Première Guerre mondiale, ce qui fait de lui l’une des personnalités militaires essentielles de ce conflit. En 1918, à Morlaix comme dans le reste du pays, l’opinion publique voit en lui le vainqueur de la Grande Guerre, un héros national. Le journal « La Résistance » l’appelle ainsi « Notre Maréchal ». Et le conseil municipal de Ploujean lui adresse des hommages respectueux pour lui manifester sa gratitude. L’admiration semble réciproque : Foch souligne ainsi le courage des Bretons au combat, et aussi celui des femmes à l’arrière, les remerciant pour leur soutien à l’économie nationale.

Amoureux du pays de Morlaix, Foch possédait un splendide manoir à Trofeunteuniou, à Ploujean, sur un domaine de 66 hectares. Il y venait régulièrement avec son épouse Julie, originaire de Saint-Brieuc. Lors de l’armistice, le 11 novembre 1918, un cortège est allé décorer les grilles de cette demeure avec des feuilles de palmes, de la verdure et y a déposé un drapeau tricolore.

Weygand, l’homme de confiance de Foch

Le général Maxime Weygand né à Bruxelles le 21 janvier 1867 et mort à Paris le 28 janvier 1965, a lui aussi joué un rôle majeur lors de la Première Guerre mondiale. Homme de confiance de Foch, il a notamment été chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l’Armistice à Rethondes à la délégation allemande.

Chef d’état-major du Maréchal Foch, il possédait un manoir situé à côté du viaduc, à Morlaix, nommé le Coatamour. Il abrite aujourd’hui des chambres d’hôtes. Mais il connaissait la Bretagne avant d’y acheter son manoir. En effet, plus jeune, il passait ses vacances d’été à Perros-Guirec. En 1900, il épouse Renée de Forsanz, dont la famille réside au Château de Kervolongar, à Garlan. D’où son attachement au pays de Morlaix, à ses côtes et à ses plages.

Lors de ses séjours dans son manoir breton, Foch était souvent accompagné de son chef d’état-major. Mais Maxime Weygand n’avait pas qu’un rôle militaire auprès du maréchal. Ces deux Bretons d’adoption s’entendaient bien. Il y avait même plus que de l’amitié entre eux, Foch considérant Weygand comme « son propre fils ».

Ce dernier deviendra ministre de la Guerre, le 17 juin 1940, sous le gouvernement Pétain. Il est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/14-18-foch-et-weygand-deux-bretons-d-adoption-05-11-2018-12125163.php

 

Plougasnou. Il faut sauver les jumeaux Bonderf !

La famille Bonderf, au Carpont, à l’été 1910.
La famille Bonderf, au Carpont, à l’été 1910. (DR)

À l’occasion du centenaire de l’Armistice de 1918, les élèves de 3e A du collège des Quatre-Vents de Lanmeur se sont mués en petits reporters de guerre. Et ont retrouvé la trace des jumeaux Bonderf, de Plougasnou, « protégés » par l’Armée en raison du lourd tribut déjà payé par leur famille.

En mai 1917, François-Marie et Jean-Louis Bonderf, des frères jumeaux de la classe 18 issus d’un couple de cultivateurs de Plougasnou (Jean-Louis et François-Marie Bonderf), sont mobilisés. Trois de leurs frères sont, à ce moment-là, déjà morts à la guerre en à peine plus de huit mois : Jean-François, le 3 septembre 1914 à Donchéry, dans les Ardennes, à l’âge de 25 ans ; Jean, le 2 mars 1915, à Amiens, à l’âge de 24 ans, et enfin Thomas, le 16 mai 1915, à l’âge de 20 ans. Afin d’éviter que le deuil ne frappe davantage une famille qui a déjà payé un lourd tribut, l’armée décide, en septembre, de les « protéger » en les affectant à l’arrière du front sur des emplois « non-combattants ».

Pourquoi les sauver ?

La boue, le sang, la faim, le froid, la vermine… Dans les tranchées, les conditions de vie des soldats sont épouvantables. Les combats sont meurtriers et traumatisants. Personne ne sait quand il va revoir sa famille, ni même s’il la reverra un jour. Les accidents sont par ailleurs fréquents, comme l’atteste cette lettre de François-Marie, datée du 11 mai 1917 et destinée à l’une de ses sœurs.

« Ma chère sœur,

Nous faisons beaucoup de manœuvres en ce moment.

Hier nous avons sauté dans la fosse au loup, c’est-à-dire dans un trou cimenté tout autour. Nous étions forcés d’en sortir à la force des poignets.

Après, on grimpait à la grille de deux mètres de haut et on sautait de l’autre côté.

Le brigadier, qui est un rosse, a forcé L.B. à monter sur la grille. Quand il est monté en haut, il ne pouvait pas sauter.

Il était sur la grille et tremblait comme une feuille.

Des camarades l’ont aidé à descendre mais en sautant il est tombé sur le dos et s’est fait un trou dans la tête.

Quand le maréchal-des-logis a su cela, il a copieusement engueulé ceux qui l’avaient aidé ».

(Extrait du livre « Des Plouganistes sur tous les fronts », Collection section patrimoine, foyer rural de Plougasnou)

Les jumeaux Bonderf ont finalement été affectés au camp de Sathonay, dans l’Ain, près de Lyon. Ils y sont restés jusqu’en 1921. Puis sont revenus, sains et saufs, au Carpont, à Plougasnou.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/plougasnou-il-faut-sauver-les-jumeaux-bonderf-05-11-2018-12125158.php

 

5 novembre 2018

Penses-tu? Penses-tu! (suite)

http://goutal.over-blog.com/2018/11/penses-tu-penses-tu-suite.html

 

Inauguration du Tan Miz Du. La 19e édition met les voiles

La créatrice a fait le lien, entre textiles du costume traditionnel breton et voile de tulle des tutus.
La créatrice a fait le lien, entre textiles du costume traditionnel breton et voile de tulle des tutus. (PHILIPPE MONOT)

Le Tan Miz Du, comprenez le « feu du mois noir », est un festival dédié à la culture et à la langue bretonnes. Sa 19e édition a été inaugurée le vendredi 2 novembre, à la Manu, dans les locaux du chantier de la SEW. Plusieurs dizaines de spectateurs ont tenu à y assister, et ils ont bien fait, car la toute jeune créatrice de mode Laurane Croguennec a offert à leurs regards un défilé qui n’avait rien à envier à ceux des stars de la Fashion Week.

L’événement a dans un premier temps été annoncé en breton par les deux coprésidents de KLT, Loïk Chapel et Hervé Lotrou, puis en français, ce dont les non-bretonnants les ont remerciés, avant qu’Eddy Pierres, directeur de Wart et Véronique L’Allain, de la Salamandre ne présentent brièvement le local qui accueillait le défilé, local qui fait partie du chantier du futur cinéma.

50 manifestations, 17 communes

Charlène, la sœur de Laurane, a pour sa part attiré l’attention du public sur certains liens tant visuels que matériels imaginés par la créatrice, entre les textiles du costume traditionnel breton et le voile de tulle qui forme les tutus des danseuses. Le Tan Miz Du est donc bel et bien lancé, et c’est près d’une cinquantaine de manifestations dans pas moins de 17 communes qui attend le public.

Jusqu’au 9 décembre, les amateurs pourront participer ou assister à des randonnées, des séances de cinéma, des causeries, des conférences ou lectures, ainsi qu’à des stages de breton, de musique ou de danse, sans oublier les festoù-noz et autres concerts.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/inauguration-du-tan-miz-du-la-19e-edition-met-les-voiles-05-11-2018-12125002.php

 

Baie de Morlaix. Un chalutier remonte un engin explosif, l’équipage évacué

Ce lundi matin, Le Cap Fréhel, chalutier de 24 m immatriculé à Morlaix, a été dérouté par le Cross Corsen sur la zone des Duons, au large de la baie de Morlaix, alors qu’il devait débarquer le produit de sa pêche à la criée de Roscoff. La veille au soir, l’équipage avait en effet remonté un engin explosif dans ses filets.

Navigation interdite 

Les opérations de neutralisation de la bombe par le groupement des plongeurs démineurs de Brest sont en cours au large de Roscoff. L’équipage du chalutier a été débarqué et la vedette de la SNSM de Roscoff est en alerte. 

Un avis d’interdiction de navigation autour du bateau a été émis.

https://www.letelegramme.fr/bretagne/baie-de-morlaix-un-chalutier-remonte-un-engin-explosif-l-equipage-evacue-05-11-2018-12124863.php

 

Ouest-France

Route du Rhum. Avarie majeure sur Edmond de Rothschild, Sébastien Josse se déroute

Publié le 05/11/2018

La Route du Rhum 2018, départ Sébastien Josse sur l'Ultime Gitana | THOMAS BRÉGARDIS

Peu après 5 h 30, Sébastien Josse a prévenu son team manager d'une avarie majeure à bord du Maxi Edmond de Rothschild. Alors qu'il naviguait en tête de la flotte de la Route du Rhum Destination Guadeloupe et réalisait un début de course remarquable, le solitaire a subi un arrêt brutal.

Immédiatement sur le pont, il a constaté la perte d'une partie de l'étrave de son flotteur tribord.  Il fait nuit sur zone et compte tenu de l'état de la mer – près de 4,5 mètres de houle – et du vent – 30 nœuds de Nord –, il est pour l'heure difficile de mesurer l'étendue de l'avarie.

Sébastien Josse est sain et sauf et cherche actuellement avec son équipe à terre et sa cellule de routage une solution pour rallier au plus vite la terre ferme. 

En effet, l'essentiel est désormais de mettre le marin à l'abri car une nouvelle dépression va balayer le golfe de Gascogne dans les prochaines heures. 

Plus d'informations à venir.

https://www.ouest-france.fr/route-du-rhum/route-du-rhum-avarie-majeure-sur-edmond-de-rothschild-sebastien-josse-se-deroute-6052379

Pas de bulle pour Sébastien Josse

 

Le Diben lundi 05 novembre 2018

Communiqué public

Plougasnou. Modifications des horaires de La Poste

À partir du lundi 5 novembre. Mardi, mercredi et vendredi de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h. Jeudi de 10 h à 12 h et de 14 h à 16 h. Samedi de 9 h à 12 h.

 

4 novembre 2018

En mémoire de Razan el-Najjar, une soirée de solidarité avec Gaza à Saint Martin des Champs le 5 novembre 2018 à 19h

Association France Palestine Solidarité du Pays de Morlaix
 

"RAZAN, UNE TRACE DU PAPILLON", EST UN FILM DOCUMENTAIRE DE 30 mn, TOURNÉ CET ÉTÉ A GAZA PAR LE CINEASTE PALESTINIEN IYAD ALASTTAL.

RAZAN EL-NAJJAR, jeune infirmière palestinienne de 21 ans, a été tuée le 1er juin 2018, lors de la Grande marche du retour, sur la bordure orientale de Khan Younès, dans le sud de la Bande de Gaza. Alors qu’elle travaillait comme secouriste et portait une veste avec le logo des services sanitaires, Razan a été mortellement touchée d'une balle explosive tirée par un sniper de Tsahal (l'armée israélienne).

DÉBATS AVEC LES PARENTS DE RAZAN ET LE RÉALISATEUR

Dans ce film documentaire, réalisé par Iyad Alasttal, jeune cinéaste de Gaza, nous allons suivre mère de Razan et sa famille, dans sa maison, dans le quartier et rencontrer les voisins, pour apprendre de la vie de cette jeune femme, et découvrir des images des grandes marches du retour qui se tiennent tous les vendredis à Gaza, depuis le 30 mars 2018...

Iyad Alasttal et Sabreen et Ashraf Al-Najjar, les parents de Razan, ont réussi à passer la frontière de Rafah avec l'Egypte. Ils sont arrivés à Paris début octobre où le film a été présenté à Paris, en avant-première, le mardi 9. Et depuis, il est présenté dans plus de 20 villes de France à l'invitation des Associations de Solidarité avec la Palestine, AFPS, UJFP, BDS et la Coordination des Palestiniens en France...

L'AFPS DU PAYS DE MORLAIX S'EST INSCRITE DANS CETTE TOURNEE ET VOUS INVITE A LA PROJECTION DU DOCUMENTAIRE SUIVI D'UN ECHANGE AVEC SON REALISATEUR, IYAD ALASTALL MAIS AUSSI AVEC SABREEN ET ASHRAF AL-NAJJAR,

LES PARENTS DE LA JEUNE RAZAN.

N'OUBLIEZ PAS !

C'EST LE LUNDI 5 NOVEMBRE à 19H

SALLE GALLOUEDEC à St MARTIN des CHAMPS

A LIRE un article de POLITIS du 9 octobre 2018

Razan el-Najjar, emblème d’une Palestine blessée à mort